L’exploitation forestière se fera désormais sous surveillance satellitaire. Annoncée le 26 mars par le ministère des Forêts, cette opération vise à prévenir et à intercepter les activités illégales mettant en péril la faune et la flore dans le pays.

Le Gabon mise désormais sur la surveillance satellitaire pour prévenir et à intercepter les activités illégales mettant en péril sa faune et sa flore. © D.R.

 

Le ministère des Forêts a décidé de renforcer la surveillance de l’exploitation forestière au Gabon. Dans un communiqué publié le 26 mars, le département ministériel annonce la mise en place d’un système national de surveillance satellitaire des forêts. Objectif : prévenir les activités susceptibles de porter atteinte à l’intégrité forestière, mais surtout de favoriser l’exploitation rationnelle de la forêt.

Cette surveillance améliorée permettra d’«assurer le respect des dispositions de la loi numéro 016/01 du 31 décembre 2001 portant Code forestier en République gabonaise relatives à l’élaboration et au suivi des plans d’aménagement, et en particulier les articles 3, 17 et 20 qui précisent les fondements de la gestion durable des forêts au Gabon».

Le système facilitera donc «l’exploitation rationnelle de la forêt, la faune sauvage et des ressources halieutiques», a souligné le ministère des Forêts, précisant que cette initiative matérialise «l’engagement pris par le président de la République lors de la signature de l’Accord de Paris, le 22 avril 2016, et qui dispose que tous les États parties doivent prendre des mesures fortes pour protéger les forêts tropicales humides».

En outre, l’outil de surveillance satellitaire va permettre de cartographier les paysages, en particulier la forêt. Mais aussi, surveiller la déforestation ou la (re) végétalisation des zones exploitées. La communication du ministère des Forêts s’adresse particulièrement aux exploitants forestiers et opérateurs économiques évoluant dans le secteur bois.

Ces derniers sont tenus de mettre à la disposition de l’Agence gabonaise d’études et d’observations spatiales (Ageos) un certain nombre de documents avant le 15 avril 2019. Ces derniers ont également été priés de s’acquitter au plus tard le 30 juin, de la redevance afférente à la superficie de leur titre, auprès de l’Agence comptable de l’Ageos.

 
 

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