Stan Mitel, le jeune homme qui avait participé à la manifestation de Privat Ngomo, le 12 juillet, devant l’ambassade de France à Libreville, a été mis en liberté provisoire lundi soir, a appris Gabonreview. L’opposant Privat Ngomo reste quant à lui en détention préventive à la prison centrale.

Arrêté le 16 juillet 2019, Privat Ngomo est actuellement détenu à la prison centrale de Libreville (image d’archives). © Gabonreview

 

Après avoir passé 41 jours à la maison d’arrêt de Libreville, Stan Mitel a été remis en liberté provisoire, le 26 août au soir. Avec une dizaine d’autres jeunes, il avait participé, le 12 juillet, à la déclaration de Privat Ngomo devant l’ambassade de France à Libreville. L’initiative du président de la commission Scrutin du candidat Jean Ping lors de la présidentielle d’août 2016 n’avait pas été appréciée des autorités, qui avaient notamment relevé que cette manifestation avait barré la route à cet endroit, et avait occasionné plusieurs désagréments.

Aussi, le 16 juillet, Privat Ngomo et son jeune soutien avaient-ils été déferrés pour «atteinte à l’autorité de l’État et au crédit de la Nation».

Membre de la Coalition pour la nouvelle République (CNR) Privat Ngomo avait, en effet, invectivé Paris, demandant notamment à la France de «déclarer la victoire incontestable de Monsieur Jean Ping, de respecter le choix libre et souverain du peuple gabonais». «Pourquoi n’est-elle [la France] pas fidèle aux idéaux de démocratie, de liberté, d’égalité et de fraternité qu’elle va célébrer le 14 juillet prochain ?» avait-il ajouté.

Informaticien, cet employé de l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (Aninf) dirigée par Alex-Bernard Bongo Ondimba, demi-frère d’Ali Bongo, tient depuis 2010 un blog en ligne où il n’hésite pas à publier des billets d’opinion critiques envers le pouvoir et la Françafrique, ainsi que des analyses politiques.

Si son compagnon, Stan Mitel, a bénéficié d’une liberté provisoire, Privat Ngomo quant à lui reste en détention préventive pour le moment.

 
 

2 Commentaires

  1. Ngouss Mabanga dit :

    c’est vraiment un pays de merde!

  2. Makaya de Bouassa Medzo dit :

    Moi à sa place, j’irai en France, poser … mes valises et faire des photos selfies devant l’ambassade du gabon … et attendre …. moi koi !

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