Plus de cinq ans après son entrée officielle en politique, l’évêque et ancien cadre de l’Union nationale (UN), réputé proche d’André Mba Obame, a été élu, lundi 21 octobre, nouveau président de Vision pour le développement futur (VDF). À cette occasion, ce parti d’opposition a changé de dénomination et s’appelle désormais Gabon nouveau (GN).

Mike Steeve Jocktane, élu président de l’ex-VDF, devenu “Gabon nouveau”. © D.R.

 

Moins de 30 mois après sa démission de l’Union nationale dont il était un des cadres, Mike Jocktane n’a pas beaucoup chômé pour creuser son propre sillon. Il est lui-même devenu président de parti politique. C’était à la faveur de l’assemblée générale extraordinaire de Vision pour le développement futur (VDF), tenue lundi à Libreville. L’ancien président, Lucien Saint Clair Iwangou, n’a pas souhaité briguer à nouveau son poste. Il occupe désormais la place de vice-président du parti.

Lancée dans un plan de réformes devant permettre à ce «petit» parti d’opposition de grandir en attendant les prochaines échéances électorales, à l’occasion de cette même assemblée générale extraordinaire, la formation politique a décidé de changer de dénomination. De «VDF», elle s’appelle désormais «GN» pour «Gabon nouveau», du même nom que le mouvement politique lancé deux ans plus tôt par Mike Jocktane. L’ex-VDF devrait donc logiquement épouser la même ligne politique que ledit mouvement et défendre les mêmes valeurs.

GN devrait se positionner comme un parti de l’opposition dite «responsable et constructive», qui aspire au «mieux-vivre du peuple gabonais» et à construire «un Gabon où il fait bon vivre», annonçait déjà, en février 2018, le président de l’ex-VDF. Récemment, Mike Jocktane avait procédé à l’installation des représentations de son ancien mouvement dans la province de l’Estuaire. Celles-ci devraient renforcer les bases du parti rénové.

 
 

4 Commentaires

  1. Serge Makaya dit :

    Changer de nomination ne va pas changer grand chose. Quand on est bancal, on le reste pour toujours. Tous ces rigolos qui rêvent de gagner 2023 peuvent déjà investir ailleurs. Ce sera des sous perdus pour rien. Si vous croyez que ce régime satanique (soutenu par le Quai d’Orsay) laissera le pouvoir, continuez vos rêves. Pauvre gens…

  2. le Rouquin dit :

    A force de ne rien faire, on regarde et laisse faire toujours les mêmes en les légitimant de fait par habitude. Sachant que “la seule chose qui puisse empecher un rêve, c’est la peur d’échouer”et que “la meilleure façon de prédire l’avenir est de le créer”, gageons qu’un candidat”prédicateur et courageux”aurait une chance de s’imposer s’il a, en plus, véritablement la”passion” de son pays!Et s’il s’entoure bien…

  3. Giap EFFAYONG dit :

    Mon Dieu! Mille sabords! Ce guignol? A TARE NZAME!

  4. Sousa dit :

    @ Le Rouquin

    Ce que vous dites est exact.

    Regardez autour de vous et à l’occasion un peu en dehors du Gabon. Vous y trouverez une personne telle vous la décrivez, elle a un nom, elle s’appelle Laurence Ndong.

    Elle se trouve à l’instanté à Sotchi en Russie, invitée par la Russie au sommet Russie – Afrique.

    Soyez certain que si les russes l’ont invité, c’est qu’ils voient en elle le futur du Gabon.

    Une autre chose est toute aussi certaine, c’est la justesse de la vision de M. Poutine. Vision qui par ailleurs est couplée à une tactique extrêmement fine. Il n’y a qu’à regarder au proche et moyen orient où Poutine vient de remporter le tiercé dans l’ordre, là où les occidentaux en ont été incapable.

    En politique extérieure il faut certes couvrir ses paris et il est de bonne augure de ratisser large et d’avoir des amis de tous bords, si ce n’est simplement que pour intervenir en qualité de médiateur en faveur de l’un ou l’autre. Souvenez vous que Poutine est un judoka et joueur d’échec.

    “Par cette invitation en Russie” madame Laurence Ndong rentre de facto dans le concert des acteurs de premier ordre au Gabon.

    Si j’étais les Français je me ferai énormément de souci et essayerai de rattraper les erreurs de jugements actuels pour gagner la confiance de madame L. NDong ainsi que se débarrasser AU PLUS VITE du boulet mortifère que représente Ali Bongo. N’en déplaise aux quelques industriels français qui se remplissent les poches avec Ali.

    A la France de savoir si elle veut rester proche du Gabon ou risquer tout perdre, le Gabon et ses quelques industriels véreux, Corses en tête, en s’entêtant avec le canasson dictateur Ali Bongo.

    Monsieur le Rouquin, vous avez donc votre prédicatrice courageuse et pleine de bonne volontés, madame Laurence Ndong.

    Ce jour, je ne peut que prédire son élection aux prochaines élections présidentielles du Gabon car je ne vois aucun autre berger avec un bâton de pèlerin.

    A vous de la suivre, la représenter et de porter sa parole autour de vous.

    Note: Les ajeviens qui ont sauté et misé sur le bateau BLA ont du soucis à se faire, pour faire un parallèle pour leur faire comprendre, c’est un peu comme s’ils avaient rejoint Hitler en 1944.
    Le seul conseil que je puisse leur donner s’ils ne veulent pas être relayés aux calanques grecques pour un temps certain serait de sortir du bateau AJEV-BLA dans les plus bref délais et de rejoindre celui de madame L. Ndong.

    Poutine ne mise pas souvent sur le mauvais cheval, il prend son temps pour choisir et jusqu’à présent il est sorti gagnant.

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