Ngoyo Moussavou juge satisfaisant les 10 ans d’Ali Bongo à la tête du pays. Une décennie de grandes réalisations, même si le pays a été freiné dans son élan par la crise économique de 2015.

Germain Ngoyo Moussavou, ancien ambassadeur du Gabon en France.© L’Aube

 

Ancien collaborateur d’Omar Bongo et son fils, Ngoyo Moussavou juge satisfaisant les 10 ans d’Ali Bongo à tête du pays. Sans être exhaustif, cet ancien grand commis de l’État a mis en avant certaines réalisations pour défendre le bilan d’Ali Bongo entre 2009 et 2019.

«Pendant cette décennie, on a bitumé près de 900 kilomètres. Des centres hospitalo-universitaires ont été construits, avec des plateaux techniques dignes des hôpitaux des pays très avancés, à Owendo et Angondjé. À cela il faut ajouter le centre hospitalo-universitaire Jeanne Ebori, le centre hospitalo-universitaire de Libreville, dont les bâtiments ont été entièrement rénovés et équipés», a déclaré Ngoyo Moussavou, dans une interview à l’hebdomadaire L’Aube.

Selon l’ancien sénateur, «cet effort dans l’amélioration de l’offre de soins a permis de réduire la mortalité maternelle de 260 à 240 pour 100 000 naissances». Ngoyo Moussavou note également la réévaluation de la prime de rentrée scolaire de 15 000 à 20 000 francs CFA. Sans oublier le revenu minimum mensuel qui est désormais à 150 000 francs, contre 80 000 francs CFA auparavant.

Ce dernier regrette cependant que le pays ait été ébranlé par les contrecoups de la chute du prix du baril de pétrole, en 2015. «Un véritable séisme économique et financier qui a obéré tous les budgets d’investissement et compromis toutes les mesures sociales en cours. Une stagnation qui a obligé le gouvernement à mettre en place dans l’urgence, le Plan de relance économique, avec tout ce que cela comporte comme sacrifices pour le pays et les Gabonais», a affirmé Ngoyo Moussavou. Il note cependant, depuis 2018, un «frémissement avec la reprise de la croissance de l’ordre de 3,1%».

Pour Ngoyo Moussavou, le deuxième septennat d’Ali Bongo devrait être meilleur, car, selon lui, c’est celui de la «transformation sociale». «C’est au Premier ministre et son gouvernement de tout faire pour retrouver le chemin de la Tabaski économique et financière, qui permettra de réaliser des services plus efficaces pour les populations, à même de garnir les garde-manger des familles», a-t-il indiqué.

Sujet faisant toujours l’actualité, la santé du chef de l’État a également été abordée par l’ancien ambassadeur du Gabon en France. «Il (Ali Bongo) va bien, il poursuit de façon satisfaisante sa rééducation. Je crois qu’il est temps de mettre fin à la tambouille politique. Il remplit chaque jour ses obligations étatiques, il est bel et bien aux commandes du pays», a conclu Ngoyo Moussavou.

 
 

2 Commentaires

  1. Mezzah dit :

    Il cherche un poste honorifique après avoir été Ambassadeur en France où sa femme a laissé des trous dans les caisses. Il ose prendre la parole.
    Quel pays?

  2. Axelle MBALLA dit :

    Un raisonnement qui ne surprend pas ceux qui savent..mais qu surprendrait bien les jeunes. Bras armé d’Alain BONGO depuis le Lycée de Koulamoutou, bras armé d’Alain BONGO y compris pendant son séjour au CESTI de Dakar, puis Directeur de l’Union et Taupe nationale dont la dimension criminelle a été consacrée par l’éviction de YANGARI. Le “sâcre” qu’on lui prête tant issue “des DOSSIERS DE LA RTG” version originale (1985) lui était atillé sur mesure par Ali BONGO depuis;;;;”le Palais Renovation” Tout seul il ne serait jamais parvenu à la hauteur des investigations en lien avec les apparentes questions dites pertinentes qu’on lui prête tant. Et aux Travaux Publics ou ailleurs en France, le filin de sang reste visible. Le meurtre économique et financier refuse de se taire…Et l’histoire permettra un jour de porter aux nues, les réalités tues pendant un demi siècle dans leur milieu où pour se maintenir, il fut avoir les mains remplies de sang des crimes commis… A bientôt…Germain !!!! et l’orage n’épargnera pas ta femme; il y en aura pour tout le monde!

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