En âges avancés et désireux de mourir la paix dans l’âme, en laissant à leurs enfants et petits-enfants, un pays normal où il fait bon vivre, les membres du collectif des anciens cadres notables et dignitaires de la République espèrent éveiller la conscience patriotique de chaque citoyen gabonais face à la crise sociopolitique dans laquelle s’en lise le pays.

Seuls 30% de la population militent dans des partis politiques, opposition et majorité confondues. Les 70% restants, pourtant majoritaires, sont mis à l’écart et semblent ne pas compter. © D.R. /Zix Baud

 

Le Gabonais n’est pas ignorant, il est certainement individualiste et doit manquer certainement de conscience patriotique pour parvenir à sortir le pays de la crise multiforme qui le paralyse depuis belle lurette. Telle pourrait être en substance l’observation à tirer de la sortie, le 18 mai dernier, du collectif des anciens cadres, notables et dignitaires de la République. Pour ces dignitaires du Gabon, depuis les élections du 31 mars 1957, le peuple gabonais n’a jamais su se concerter dans la sincérité pour le bien du seul Gabon.

« Nous n’avons jamais su nous concerter dans la sincérité pour le bien du seul Gabon depuis 1957. De même, nous n’avons jamais su tirer les leçons salutaires des échecs passés. Car, tout a commencé à foirer depuis les élections du 31 mars 1957. On constatera que chaque fois que la nature nous a donné l’occasion, on a toujours fait la fuite en avant. On ne s’arrête jamais pour discuter ensemble comme des adultes, pour voir dans la sincérité, ce qu’il y a de bien pour notre pays », a déclaré le porte-parole du collectif, Paul Malekou.

Convaincus qu’il n’est personne aujourd’hui au Gabon qui ne connaisse la situation difficile dans laquelle se trouve le Gabon et son peuple, les anciens cadres, notables et dignitaires de la République, questionnent l’indifférence de certains qui croient se tirer d’affaires à travers le repli identitaire ou partisan pendant que d’autres réfléchissent aux solutions pour résoudre le problème de crise multidimensionnelle et multisectorielle qui paralyse le pays, depuis 2009. « Où peut-on aller comme ça ? »,s’interrogent les «Elders» gabonais.

Pour cette coterie de sages, lorsqu’on regarde les choses de plus près, on constate que seuls 30% de la population militent dans des partis politiques, opposition et majorité confondues. Les 70% restants, pourtant majoritaires, sont mis à l’écart et semblent ne pas compter. « Il faut reconnaître que nous sommes démissionnaires. On ne fait rien pour activement contribuer au changement, mais on est prompt à condamner tous ceux qui essaient de changer quelque chose. Si on est véridique, il faut reconnaître que nous sommes tous responsables de ce qui nous arrive, chacun à son niveau. Personne ne peut nier que sa famille, que son groupe social ou religieux ne connaît pas de devisions internes ».

 
 

2 Commentaires

  1. moundounga dit :

    Bjr . “On ne fait rien pour activement contribuer au changement, mais on est prompt à condamner tous ceux qui essaient de changer quelque chose”. 1957-2019 cela fait donc 62 ans que les gabonais cultivent l’individualisme. Mais qui devait depuis 1957 prôner le collectif ? mais enfin les sociétés n’évoluent pas de manière désordonnées. Il a bien fallut aux autres un semblant d’organisation social à même de s’organiser pour capitaliser justement ces vertus de dialogue, de tolérance et de paix sinon ce serait des slogans creux. Comment en est on arrivé là, si ce n’est finalement par la faute à ceux là qui était en charge de faire cela. “Aucun étranger ne peut entrer dans votre chambre faire votre lit sans votre consentement”. Le leader du collectif avance 2 indicateurs 30 et 70%. Comme un symbole cela représente les 3 présidents du Gabon et les 7 années d’exercice du PR actuel(2016-2023). Qui voit l’image ?

  2. LES FAUX SAGES dit :

    Parlez-vous de quels sages, cette bande de vieux qui ne perçoivent plus leurs tablettes depuis la disparition de IBUBU?

    Après avoir fabriqué et occasionné le banditisme et le désordre dans tous les pans de la société en donnant la gestion du Gabon à des enfants avec une éducation non aboutit, ils viennent faire le méa culpa.
    He bien chers sages des mapanes, l’histoire se souviendra de vous comme les vrais artisans de la ruine du pays.

    si tant est que votre combat est légitime, lancez une pétition nationale avec des marches et vous devant pour réclamer la vacance du pouvoir.

    Le peuple saura enfin que vous avez pris sérieusement la mésure de la situation gravissime du Gabon.

    sinon, kévanziguez-vous à jamais.

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