Ali Bongo serait rentré à Libreville dans la nuit du 24 février, pour les besoins de plusieurs activités prévues par la Constitution. Aucune information officielle n’a toutefois filtré sur ce retour alors qu’un agenda des audiences du chef de l’Etat, durant ce séjour à Libreville, circule ce matin sur les réseaux sociaux et que continue les soupçons de mise en scène.

Le président gabonais serait rentré à Libreville le 25 février 2019 dans la nuit. © latribune.fr

 

L’information a été lâchée par certains médias nationaux et étrangers : Ali Bongo aurait quitté Rabat pour Libreville, où il serait arrivé dans la nuit du 24 février. Aussitôt arrivé à l’aéroport de Libreville, le chef de l’Etat aurait regagné sa résidence de La Sablière, le quartier huppé de Libreville, comme le suggère une vidéo amateur.

Longue d’un peu plus d’une minute, cette vidéo montre un cortège roulant à vive allure dans l’artère centrale de La Sablière avec, en bande son, des cris de joie lancés par un groupuscule de partisans d’Ali Bongo. Cette vidéo est le seul élément visuel traitant du retour d’Ali Bongo sur ses terres. Car jusqu’ici, aucune communication officielle n’en a fait mention. Toujours prompte à informer les Gabonais sur les activités du chef de l’Etat, la présidence de la République demeure muette.

Pas de photos ou vidéos officielles d’Ali Bongo à son départ de Rabat ou à son arrivée à l’aéroport de Libreville. Pas même de commentaires du gouvernement ou proches d’Ali Bongo. Bref, un silence total. Par ailleurs, les informations non officielles sur le retour d’Ali Bongo soutiennent que le retour du chef de l’Etat est dicté par des impératifs constitutionnels.

Un agenda, non authentifié, circulant sur les réseaux et ayant certainement «fuité pour les besoins de la mise en scène» selon les sceptiques, indique qu’Ali Bongo devait accorder, ce 25 février à partir de 11 heures au salon marocain de sa résidence de La sablière, des audiences, tour à tour, au Premier ministre et aux présidents de l’Assemblée nationale, du Sénat et de la Cour constitutionnelle ; le tout durant une demi-heure. Après quoi une poignée de ministres devraient être reçus.

En principe, Ali Bongo devrait superviser une réunion de son cabinet et respecter les dispositions de la Loi fondamentale, la tenue d’un conseil des ministres devant délibérer préalablement sur la Déclaration de politique générale du Premier ministre. Cet événement est prévu le mardi 26 février à l’Assemblée nationale. Le chef de l’Etat devrait aussi prendre part à la rentrée solennelle de Cour constitutionnelle, prévue le 4 mars prochain… avant de regagner Rabat.

Dans ce torrent de rumeurs, le doute a vite fait de germer dans l’esprit des populations, qui se demandent si le président de la République est effectivement là. Le Premier ministre ayant effectué, selon son entourage, un voyage express au Maroc durant le week-end écoulé, il se raconte que tout a été ficelé dans la capitale du royaume chérifien, notamment le communiqué final du Conseil des ministres. «Ali Bongo ne vient là que pour des séances photos et courtes vidéos devant faire croire qu’il au contrôle de ce qui se fait. Après quoi, il sera réembarqué pour le Maroc», indique une source généralement bien informée.

La tenue des ces événements avec la présence d’Ali Bongo lèveront-ils les doutes ? Pas sûr cependant que cela aplanira toutes les interrogations autour de cette sorte d’omerta autour d’Ali Bongo.

 
 

2 Commentaires

  1. bill ngana dit :

    Généralement, qu’est-ce qu’on cache ?
    Ali Bongo est-il bien ou pas, le Président de la République Gabonaise ? Pourquoi dans ses dernières apparitions publiques, son protocole tient à ce qu’il se comporte quelque peu comme Zorro ? Et comment qualifier et justifier tout ce mic-mac ? En tout cas, heureux de constater que votre rééducation se poursuit avec de superbes résultats, M. le PR.

  2. Andeme mve perine dit :

    Le film que vous etes entrain de tourner en ce moment au Gabon,c’est le jour que vous allez arreté avec vos mensonges,que vous en trouverer un titre. On n’est pas vos pigeons.

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