Revenue au-devant de la scène après deux ans d’absence, Pascaline Bongo s’emploie à «protéger les intérêts» de la famille et «consolider les liens familiaux», fragilisés par l’accession au pouvoir d’Ali Bongo en 2009.

Pascaline Bongo et son frère cadet, en 2015. © D.R.

 

Il faudra de nouveau compter avec Pascaline Bongo au Palais du bord confirmée à son poste de «Haut représentant personnel du président de la République».

Selon La Lettre du Continent du 30 janvier, la sœur ainée d’Ali multiplie actuellement les consultations de dirigeants d’entreprise et de personnalités politiques locales. Objectif : «protéger les intérêts des Bongo depuis l’absence de son frère en dehors du pays et influer, le cas échéant, sur le choix d’une personnalité susceptible de lui succéder».

Un costume que Pascaline Bongo a déjà endossé puisqu’elle a longtemps servi d’interface avec les investisseurs étrangers sous le régime de son père, Omar Bongo. «Soutenue discrètement par son compagnon, Paul Toungui, ex-ministre des affaires étrangères d’Omar Bongo puis de l’actuel chef de l’Etat, Pascaline Bongo est en rapport avec le nouveau premier ministre, Julien Nkoghe Bekalé, plusieurs ministres dont Pascal Houangni Ambouroué (Pétrole et Hydrocarbures), ainsi que des personnalités tel Eric Dodo Bounguendza, secrétaire général du Parti démocratique gabonais (PDG)», rapporte la lettre confidentielle.

La Lettre du Continent croit également savoir que la sœur aînée d’Ali Bongo, très proche d’Henri-Claude Oyima, patron de la BGFI Bank, gère toujours la holding familiale Delta Synergie. Tout comme elle entretient toujours d’étroites relations avec plusieurs patrons des sociétés publiques, à l’instar de son beau-frère Serge Thierry Mickoto, responsable du Fonds gabonais d’investissements stratégiques (FGIS).

«Elle compte par ailleurs sur son frère Omar-Denis Bongo pour soigner ses rapports avec Denis Sassou Nguesso. Petit-fils du président congolais, celui-ci vit entre le Congo Brazzaville et la Grande-Bretagne, où il a achevé ses études à l’Université d’Oxford», soutient La Lettre du Continent. En gros, Pascaline Bongo entend bien «consolider les liens familiaux éclatés depuis l’accession de son frère à la tête du pays en 2009».

 
 

7 Commentaires

  1. Ikobey dit :

    Qu’elle referme bien la porte du placard ! 🙂

  2. METT dit :

    Pourquoi, ne pas tourner simplement la page des Bongo, et reecrire une nouvelle histoire de notre beau pays?
    On sait tres bien que tous ces Bongo sont malade.. Pascaline est plus malade qu’ Ali.. aller la reprendre au placard n’est franchement pas une idée a Ali..

    Nous voulons faire paix avec les Bongo, a conditions qu’il nous laisse ecrire une nouvelle page de notre pays..qu’ils restent au Gabon ou aller au centrafrique ou au Congo et Nigeria, c’est plus notre probleme..
    NOTRE SEUL ET UNIQUE ENVIE C’EST LA REECRITURE D’UNE NOUVELLE HISTOIRE DU PAYS.. ESSAYER DE RATRAPPER LE RETARD ACCUMULER DURANT DES ANNEES DES BONGO.
    UN PAYS DEMOCRATIQUE EN RESPECTANT SA CONSTITUTION SON DROIT DE SITE, LE VIVRE ENSEMBLE.
    Je comprends que c’est pas en destituant les emergents que le systeme bongo va disparaitre…NON
    Mais en respectant le droit de cité, les institutions et la population que nous ecriront une nouvelle page de notre beau pays.
    Think about it

  3. sergio dit :

    on s’en fout le peuple est souverain

  4. Laurent dit :

    “Protéger les intérêts des Bongo”… Lol !!! Quels intérêts ? Des voleurs qui ont des intérêts ? Pathétique !

  5. Hi, yup this paragraph is actually nice and I have learned lot of
    things from it on the topic of blogging. thanks.

  6. AIRBORNE dit :

    Pascaline Bongo entend bien «consolider les liens familiaux éclatés depuis l’accession de son frère à la tête du pays en 2009». Donc, le gabon est leur chasse gardée. On verra bien là où cela aboutira maintenant que les gens ont les yeux ouverts.

  7. Julien dit :

    Que la France (TOTAL y compris) et le roitelet du Maroc sachent que le Gabon n’appartient pas aux Bongo. Si vous avez des problèmes avec eux, réglez ça en dehors du Gabon. Nous, peuple gabonais, nous voulons faire de notre pays une nation libre et vraiment démocratique, un peuple qui respecte sa constitution. Le Gabon est assez riche pour nourrir 1,5 millions d’habitants. Si Léon Mba et les Bongo n’ont pas pu le faire, alors, on n’en veut plus JAMAIS. Des gabonais propres, il y en a certainement. Que la France et le Maroc foutent la PAIX au peuple gabonais SVP. Et toi TOTAL,société de MERDE de France, AREVA et bien d’autres, laissez notre pays en paix. Vous avez assez volés au Gabon et dans le reste de l’Afrique. Nos richesses profitent aux français et non aux gabonais. Ce qui est INADMISSIBLE.

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