La famille de l’activiste de 33 ans arrêté le 15 août pour «troubles à l’ordre public» s’inquiète de la durée de sa détention préventive, d’autant qu’il ne dispose d’aucun avocat faute de moyens. Crépin Dieket est désormais présenté par les activistes de la diaspora comme un «prisonnier politique».

L’activiste Crépin Dieket, soupçonné de trouble à l’ordre public, est toujours en “détention provisoire” à Lambaréné. © D.R.

«Crépin n’a pas encore été jugé depuis le début de sa détention en août, et nous n’avons pas les moyens de prendre un avocat», explique sa mère, Henriette Moussounda, jointe par Gabonreview.

Le jeune homme de 33 ans travaillait comme gérant d’un dépôt de boissons à Lambaréné, où il était connu pour son activisme. Sur son profil Facebook, enregistré comme “Crépin Dieket l’activiste”, il avait écrit en description : «Je suis contre la Dictature et royauté. Je suis pour la #Démocratie. 1 Mandat renouvelable une fois» (sic).

D’après les informations obtenues par Gabonreview, Crépin Dieket avait été arrêté, il y a plus de trois mois pour «troubles à l’ordre public». Il est accusé d’être l’auteur des tags jugés insultants pour le pouvoir visibles sur certains murs de la ville de Lambaréné. Or, plusieurs activistes, y compris du chef-lieu de la province du Moyen-Ogooué assurent à Gabonreview que ces murs avaient été tagués par une autre personne que Crépin.

 
 

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