Prévue ce 15 juillet, l’audience devant la Cour d’appel, concernant la requête du collectif «Appel à agir» contre Ali Bongo n’a pas eu lieu. Ali Bongo n’ayant pas été informé par le greffier en chef de la date de l’audience, le président de la Cour d’appel a décidé de renvoyer l’affaire au 29 juillet.

Les membres l’«Appel à agir», quelques amis et soutiens, et leur conseil, maitre Jean-Paul Moumbembe, après le renvoi de l’affaire par la Cour d’appel, le 15 juillet 2019. © Gabonreview

 

Très attendue ce 15 juillet à Libreville, l’audience devant la Cour d’appel, sur requête du collectif «Appel à agir» contre d’Ali Bongo vient d’être renvoyée au 29 juillet. Ayant constaté, après examen du dossier, que le greffier en chef n’a pas notifié à Ali Bongo la date de la tenue de l’audience, le président de la Cour d’appel a décidé de renvoyer le procès. Si la décision suscite des commentaires, elle a été jugée normale par Jean-Paul Moumbembe le conseil du collectif «Appel à agir».

L’affaire avait été portée devant la Cour d’appel par le collectif après l’ordonnance d’irrecevabilité rendue le 2 mai dernier par le tribunal de première instance à leur requête du 28 mars. Dans leur démarche judiciaire, les initiateurs de l’«Appel à agir» avaient saisi, le juge des référés aux fins d’exiger une expertise médicale «afin éclairer par des constatations, par une consultation ou par une expertise, le débat sur les réelles capacités physiques et cognitives d’Ali Bongo de diriger le Gabon après son accident vasculaire cérébral (AVC) survenu le 24 octobre à Ryad en Arabie Saoudite», selon les termes de la requête.

Contre toute attente, le président du tribunal de première instance avait, sans avoir entendu le collectif, jugé la requête irrecevable, estimant que «d’une part, les requérants n’ont pas qualité pour agir et, d’autre part, que la question objet de leur requête de relève pas de (sa) compétence». Les concernés ne s’étaient pas pour autant découragé et avaient donc interjeté en appel.

Pour la suite, les membres du collectif se disent optimistes, vu que la Cour d’appel a accepté d’enrôler et d’examiner l’affaire sur le fond. «On ne saisit pas un tribunal si on n’est pas confiant du fait qu’on soit dans son bon droit (…) Notre bon droit est de nous de dire, au fond, aujourd’hui qui dirige notre pays ? La question que nous posons est simple : le président Ali Bongo est-il encore en capacité de diriger le pays ? nous pensons que non ! Et nous demandons au juge de constater comme nous qu’il n’est plus en capacité de le faire par une expertise médicale», a rappelé, au sortir du tribunal, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, membre du collectif des 10.

Même optimisme pour un autre membre du collectif, Franck Ndjimbi : «On nous dira que le verdict est connu d’avance, que nous nous attaquons au plus fort, que c’est le plus fort, que rien de tout cela ne bougera. Mais tant qu’il y a des hommes, il y a de l’espoir. Nous osons espérer qu’à un moment donné, il y aura toujours un sursaut patriotique et républicain. Parce que, au-delà de nos intérêts partisans, personnels et égoïstes, il y a le Gabon éternel et immortel. Il y a les institutions gabonaises que nous devons défendre».

 
 

2 Commentaires

  1. manono dit :

    Pardon Ali, si tu es vivant vient devant tout le monde parler. Fais une conference de presse et le debat sera clos. Ton pere Bongo avait fait ca. On avait colporte qu’il etait mort alors qu’il etait alle faire un bilan de sante. Mais il etait venu devant tous les gabonais disant :”que tous ceux qui ont souhaite ma mort, je serai le premier a aller deposer une gerbe de fleur a leur tombe”. Fais une conference si tu es reellement encore avec ceux qui sont vivants et valide. Ne pas le faire, c’est une distraction pour entretenir un mensonge d’Etat.

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