Figure emblématique et référence de la littérature gabonaise et africaine, Robert Zotoumbat, l’auteur de «Histoire d’un enfant trouvé», présenté comme premier roman de la littérature gabonaise, a été récemment célébré par l’intelligentsia gabonaise à l’occasion de la sortie d’un ouvrage collectif, «Terre d’espérance, hommage à Robert Zotoumbat», publié à Libreville, en mars 2019, aux éditions Raponda Walker.

Présentation de «Terre d’espérance, hommage à Robert Zotoumbat» par Emmanuel Issoze
Ngondet, le rédacteur de l’Avant-propos et l’ancien Secrétaire général de la présidence de la
République, Guy Rossatanga-Rignault. © D.R.

 

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Présenté comme pionnier et premier romancier gabonais, Robert Zotoumbat fait partie des illustres personnalités ayant marqué plusieurs générations. Son ouvrage, «Histoire d’un enfant trouvé», paru aux éditions Clé, à Yaoundé (Cameroun) en 1971, lui a valu, le 26 avril 2019, le vibrant hommage de plusieurs personnalités et universitaires gabonais. Cet hommage lui a été rendu à l’occasion de la présentation de l’ouvrage collectif, «Terre d’espérance, hommage à Robert Zotoumbat», publié à Libreville, en mars 2019, aux éditions Raponda Walker.  Cet ouvrage met en relief la portée de «Histoire d’un enfant trouvé», à travers la trajectoire historique, culturelle, sociale de son auteur.

«Terre d’espérance, hommage à Robert Zotoumbat», a réuni une belle brochette de personnalités parmi lesquels l’ancien Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet, le rédacteur de l’Avant-propos ou encore l’ancien Secrétaire général de la présidence de la République, Guy Rossatanga-Rignault, le rédacteur de la postface de cette publication, par ailleurs président de la Fondation et des Éditions Raponda-Walker. Dirigé par le duo d’universitaires Flavien Enongoué et Sylvère Mbondobari, ce bel essai de 263 pages est «un hommage de vérité», «rendu avec amitié, mais sans complaisance particulière à celui qui a le «le mérite impartageable» d’être un pionnier».

Subdivisé en textes indépendants, l’ouvrage s’ouvre par l’Avant-propos signé de l’ancien Premier ministre, auteur de «Un ascète dans la cour», Paris, L’Harmattan, 2017, et membre du Club initiatives locales (CIL). Ce dernier rappelle qu’«en publiant en 1971 ”Histoire d’un enfant trouvé”, Robert Zotoumbat ouvrait la voie à tous ceux qui allaient par la suite contribuer à l’écriture de l’histoire du roman gabonais, et seront de ce fait ses héritiers, bien sûr sans testament».

Flavien Enongoué et Sylvère Mbondobari assurent que «l’hommage rendu ici à Robert Zotoumbat expose l’initiative à au moins une critique qui, ne manquant pas de fondement, ne peut laisser indifférent : celle d’avoir cédé à la tentation d’en faire trop pour un auteur dont l’œuvre se résumait à sa mort, à un simple opuscule d’une soixantaine de pages, et dont la littérarité apparaitrait à certains égards problématique». Toutefois, ils rappellent que «l’originalité de ce texte vient justement de la superposition de deux mondes ; l’un est le reflet d’une réalité sociale et anthropologique, l’autre est le fruit de l’invention créatrice de l’auteur».

Si la fille de Robert Zotoumbat, Nelly Ngonene Zotoumbat, à travers «C’était Robert Zotoumbat» présente son père, partant de sa naissance à sa carrière professionnelle. Si Didier Taba Odounga traite de «La réception critique de “Histoire d’un enfant trouvé“», Sylvère Mbondobari analyse «La Fiction de soi et représentation de l’histoire dans le roman gabonais : Réflexion autour de “Histoire d’un enfant trouvé“».

Léa Zame Avezo’o promène un regard historique, à travers «Histoire d’un enfant trouvé : Regard sur l’histoire et les pratiques des Bakota». Flavien Enongoué aborde «la Palabre du fer. Discours sur la méroïsation de Mékambo». Héméry-Hervais Sima Eyi propose une «Étude sur l’inféodalité au roman du récit autobiographique de Robert Zotoumbat».

Cette belle initiative est un acte mémoriel, car les différentes  contributions constituent une attractive invitation pour revisiter l’œuvre de Robert Zotoumbat, mieux cerner sa trajectoire historique et la cuve du bain culturel qui a forgé sa personnalité et fertilisé Mékambo, cette terre d’espérance. Né à Mékambo au nord-est du Gabon en 1944, Robert Zotoumbat étudie puis travaille comme enseignant dans des établissements protestants. Son roman «Histoire d’un enfant trouvé» est considéré comme le premier roman gabonais. Le Grand Zotoumbat a rejoint les étoiles il y a deux ans.

 
 

1 Commentaire

  1. Pascal NGOUA dit :

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