Les commerces et échoppes de Libreville ont fermé durant trois jours pour dénoncer des contrôles menés par des équipes municipales et assortis de fortes amendes allant de 400 à 600 000 francs CFA.

Une série d’échoppes de Libreville fermées. © Gabonactu.com

 

Trois jours durant de la semaine écoulée, les commerçants de Libreville ont initié un mouvement d’humeur pour dénoncer une vague de contrôles diligentée par la mairie. Boutiques et échoppes sont restées fermées.

Ces contrôles, dénoncent les commerçants, sont assortis des amendes exorbitantes et injustifiées. Celles-ci varient de 400 à 600 000 francs CFA. Les commerçants affirment pourtant s’être acquittés de toutes les taxes afférentes à l’exercice de l’activité en début d’année.

«Nous n’en pouvons plus. Tous les 3 mois, nous sommes assaillis par des équipes municipales. Si vous vendez la volaille, on vous inflige une amende allant de 75 à 100 000francs CFA sans justificatifs. Vous avez une boutique non loin de la route vous êtes contraints de débourser 50 000 tous les trois mois. Ils ont même inventé un document fantaisiste de 30 000 tous les tous trois mois», a témoigné à la télévision Gabon 1re Adama Ahmadou, une des victimes de cette campagne de la mairie.

«On vous invente même des motifs sur la qualité des boites de conserve à la moindre bosse. Si vous ne payez pas toutes ces amendes vous êtes embarqués manu militari et votre échoppe est fermée à l’aide d’une soudure et pour que rouvrez, vous devez débourser une somme allant de 400 à 600 000francs CFA» poursuit ce dernier.

Ne pouvant plus supporter cette situation, les commerçants ont sollicité, par le biais de l’Union syndicale des acteurs du commerce, l’intervention du Premier ministre et du ministre de l’Intérieur pour mettre fin à ce qu’ils assimilent à une «arnaque savamment orchestrée» par les équipes de Léandre Zue.

Selon le président de l’Union syndicale des acteurs du commerce, Jonas Mbembo Mouniengui, « si les autorités ne mettent pas fin à cette arnaque les commerçants seront contraints de lancer un mouvement de grève plus corsé».

 
 

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