Une femme interpellée dans le cadre d’une patrouille nocturne à Libreville assure avoir été abusée sexuellement au commissariat de Sogatol par un agent de police du 5e arrondissement de Libreville, qui l’avait au préalable invitée à manger et à consommer de l’alcool à proximité de son lieu de travail. L’affaire sera jugée au tribunal ce lundi 25 novembre.

Un policier gabonais (illustration). © GABRIEL BOUYS / AFP

 

C’est une affaire plutôt curieuse que le procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville est amené à trancher ce lundi 25 novembre. Une affaire révélée par L’Union, vendredi, qui oppose J.J.P.M, un agent de la police nationale, à WTM qui l’accuse d’avoir abusé sexuellement d’elle dans la nuit du 4 octobre dernier.

Selon le quotidien, les faits se sont déroulés après une patrouille initiée par l’officier de police au terme de laquelle 17 personnes ont été interpellées dans des troquets de la place. Si 16 de ces personnes interpellées puis conduites au commissariat de Sogatol ont pu quitter les lieux la même nuit, WTM n’a pas eu la même chance. Ou du moins, a bénéficier d’un «traitement spécial» de la part de l’officier et ses collègues. Lors du récent procès, la plaignante aurait reconnu avoir mangé et consommé deux bières offertes par le flic l’ayant invitée dans un restaurant situé à proximité du commissariat.

Seulement, raconte L’Union, «de retour au commissariat, fatiguée et ivre, elle s’allonge sur un matelas dans le bureau de [J.J.P.M]. À son réveil, constatant qu’elle a été abusée sexuellement par son hôte, elle décide d’ester ce dernier en justice».

Au tribunal de Libreville, le ministère public a requis deux ans de prison ferme contre le prévenu et une amende de 500 000 francs. Pour sa part, la défense qui a demandé la relaxe pure et simple du policier a évoqué l’absence de preuve. La victime présumée n’aurait pas fourni de certificat médical pour étayer ses accusations. Le décision devrait tomber ce lundi au palais de justice.

 
 

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