À l’instar de ses anciens alliés Jean Ping et Guy Nzouba Ndama autour desquels se sont créées respectivement la Coalition pour la nouvelle République (CNR) et la Coalition démocratique de l’opposition (CDO), le patron de Démocratie nouvelle (DN) a annoncé, samedi, la mise en place d’une plateforme dénommée «Convergence 2023». 

René Ndemezo’o Obiang, ouvrant les travaux liés à la rentrée politique de Démocratie nouvelle, le 27 avril 2019, à Libreville. © Gabonreview

 

Les journées de réflexion de Démocratie nouvelle ont officiellement été lancées, samedi 27 avril, au siège national de Libreville. Prévues pour deux jours, elles devraient s’achever sur «une déclaration solennelle» sur la situation politique actuelle dimanche. Mais attendant, les deux commissions mises en place dans le cadre de ces travaux ont déjà commencé à réfléchir sur les perspectives du parti dit de l’«opposition progressiste». C’est donc à cet effet qu’a été abordée la question de la présidentielle prévue pour 2023, à laquelle la formation politique dirigée par René Ndemezo’o Obiang entend jouer pleinement sa partition.

«Nous devons nous placer résolument dans la perspective de 2023, année cruciale au cours de laquelle devraient avoir lieu des élections présidentielles, législatives et locales. Comment le parti doit-il s’organiser pour prendre part et peser de manière décisive lors de ces différentes consultations électorales ? Une plateforme ou une ’’Convergence 2023’’ avec Démocratie nouvelle comme acteur majeur doit commencer à voir le jour» a récemment adressé le Premier secrétaire du parti à ses compagnons dans une note d’orientation élaborée dans le cadre de cette rentrée politique.

«Convergence 2023», une copie de la CNR et de la CDO ?

Lançant officiellement les journées de réflexion, René Ndemezo’o Obiang a précisé que «Convergence 2023» est une  «une plateforme politique électorale» devant rassembler «les partis, les associations et les personnalités ayant une vision convergente pour 2023». Disant assumer sa participation au dialogue d’Angondjé de 2017 ainsi que son positionnement actuel, le Premier secrétaire de DN entend regrouper les différents acteurs politiques abondant dans le même sens que lui : ceux qui sont «convaincus de ce que l’avenir du Gabon et de l’Afrique est radieux [mais] que la voie amenant à l’alternance politique pacifique et à la démocratie ne peut être que longue et sinueuse».

Il est toutefois difficile de ne pas voir dans a démarche de l’actuel président du Conseil économique, social et environnemental (CESE) la volonté de disposer lui aussi, à l’instar de ses anciens alliés de l’opposition, d’une coalition. Sa future plateforme serait donc une réponse aux coalitions formées autour de Jean Ping et de Guy Nzouba Ndama, respectivement tête de file de la Coalition pour la nouvelle République (CNR) et de la Coalition démocratique de l’opposition (CDO).

 
 

33 Commentaires

  1. Olsen dit :

    S’il est encore vivant en 2023 bien sûr.

  2. Mebiame Claude dit :

    On a tellement été déçu depuis la pseudo indépendance que je ne crois plus à aucune élection (présidentielle – législative -sénatoriales – etc…)

    Je donne toujours raison à Jean Ping. Tant que le contentieux présidentiel de 2016 n’est pas réglé, aucune autre élection au Gabon ne sera crédible. La France se mêlera toujours de nos affaires et nous imposera toujours son valet.

    Alors, pour en finir avec cette mascarade qui a trop duré, régions d’abord l’élection présidentielle de 2016 remporté par Mr Jean Ping. Et tout ira bien pour le Gabon après.

  3. Nestor dit :

    Il est permis de rêver…

  4. Ulys dit :

    Vous n’avez pas encore compris que ça ne sert plus à rien d’aller à une quelconque élection ? Aucune élection depuis 1960 n’a été transparente. Donc, je crois que ceux qui veulent qu’on cesse avec ces tricheries n’ont pas tort de proposer de revenir au contentieux présidentiel de 2016. Après avoir réglé ce problème, tout ira pour le mieux.

  5. Serge Makaya dit :

    Il n’y aura JAMAIS d’élection présidentielle en 2023 sans avoir réglé celle de 2016. Jean Ping est notre président. Un point c’est TOUT. Même si cela ne plaît pas à la France qui a toujours contribuée à la tricherie de ces élections présidentielles depuis même Léon Mba pour asseoir son hégémonie sur notre nation.

    Peuple gabonais, allons tous au domicile de Jean Ping, notre président. Il faut que nous soyons au moins 200000 gabonais à son domicile pour le soutenir. 2016 ne sera jamais 2009. Nous devons aller jusqu’au bout pour libérer le pays. Nous de Vous y croire. Vive Jean Ping, notre président élu. Vive le Gabon libre, à l’abri du besoin et de la peur. Que DIEU bénisse le Gabon.

    • Abou Mohammed dit :

      Je suis malien marié à une française depuis 17 ans. Nous vivons en France avec nos deux enfants. Elle m’a toujours dit que les autorités politiques françaises ne veulent pas que l’Afrique s’émancipe de peur de perdre son hégémonie sur elle. Quand vous apprenez cela, vous comprenez TOUT y compris le retard de l’Afrique. La France est bien responsable de ce retard à 100 pour cent.

      • Paul Bismuth dit :

        Heureux pour votre idylle, mon ami. Mais je suis assez déçu d’apprendre qu’il vous a fallu vous marier à une française et vivre avec elle pendant au moins 17 ans pour comprendre que la France n’a pas intérêt à une véritable “indépendance” de l’Afrique. Parce que c’est vraiment le genre de vérité que tout africain devrait intégrer pour mieux structurer son combat politique. Mais dis moi, si elle vous avait dit l’inverse vousy auriez cru ?

    • MARIE ROSE dit :

      DONC, SI LA FRANCE AVAIT LAISSE L’AFRIQUE TRANQUILLE, IL N’Y AURAIT RIEN EU DE MAL EN AFRIQUE ? MERCI POUR VOTRE RÉPONSE SVP.

      NB : Je suis française

      • KIEM dit :

        @marie rose,

        Il n’existe aucun pays au monde où il n’y a pas de problèmes, mais quand des hommes politiques d’un pays tiers décident du sort des citoyens d’un autre pays,ce n’est pas acceptable, ce serait mieux qu’ils leur lâchent les baskets à un certain moment, advienne que pourra. J’aimerai préciser ici que ce n’est pas le peuple français qui est en cause, c’est une certaine classe politique, les 2/3 des Français sont dans l’ignorance des relations de cette “caste” avec l’Afrique pendant et après l’ère coloniale. Moi aussi je suis français et militant dans un parti politique français.

      • Fille dit :

        Petite question aux ras des pâquerettes ! Mais il y a du mal partout. Il y a le mal subi et le mal créé, le mal institutionnalisé. Choisissez celui qui vous convient.

  6. yves dit :

    Il a passé toute sa vie à colporter, à mentir, à ne tirer la couverture que pour lui seul (de la JEG, au PDG et maintenant à DN son parti politique). Avec les Bongo, ils ont mis le Gabon à terre. Il n’y que ceux qui ne l’ont pas cerné qui continuent à le suivre.

  7. @ lké dit :

    un autre fatigué sévèrement qui a décidé de faire dans le comique de répétition ?

  8. Grégoire Ndong dit :

    Vous êtes vraiment ridicule Mr René Ndemezo’o. Vous ne serez jamais président. Vous rêvez de 2023. Mais vos frères politiciens avant vous se sont mis aussi à rêver. La France vous traîne en bateau. Vous n’avez pas encore compris cela ? Aller encore à une élection quelconque est peine perdue. Pour que ce cinéma cesse définitivement, il faut revenir d’abord au contentieux présidentiel de 2016. Vous pouvez aller en 2023 -2030 – 2037 – etc… Vous perdrez toujours. Pour cessez cela, retour en 2016…

  9. Julien dit :

    Tu ne seras jamais président du Gabon.

  10. Le candidat qui portera l’étendard de Démocratie Nouvelle à la Présidentielle de 2023 ne fera mieux que 0,001% des suffrages. Qui vivra verra.

  11. Ndong Alexis dit :

    Eh bien, tu peux toujours courir mon cher. Parce que en 2022, tu verras ce que cette saleté de France préparera à ton peuple: Laccruche Fargeon. Et en 2030: Nourredine (fils adoptif de BOA). En 2037: toujours Nourredine. 2044: encore Nourredine. En 2051: le fils de Nourredine. Etc… Et toute cette mascarade, sache-le, se joue depuis le Quai d’Orsay à Paris.

    J’ai du mal à comprendre que toute la classe politique gabonaise soit aveuglée par ce qui se passe réellement au Gabon depuis 1960. C’est la France qui choisit toujours son candidat. C’est elle qui bourrait les urnes pour faire élire Omar Bongo. Elle l’a encore fait en 2009. Mais elle ne pouvait plus le faire en 2016, à cause de la présence de l’union européenne pour superviser ces élections présidentielles. Mais malgré cela, Ali Bongo a encore triché. La France le sait. Et de toute façon, c’était toujours son candidat, malgré qu’elle savait que c’est bien Jean Ping qui a gagné ces élections présidentielles.

    Alors, quand Jean Ping vous dit de ne plus aller du tout à une quelconque élection ( présidentielle – législative et autres), il sait pourquoi il vous le dit. Mais, vous vous entêtez quand même. Pauvres politiciens.

    Si vous voulez vraiment mettre FIN à cette mascarade électorale qui dure depuis la pseudo indépendance de 1960, il nous faut revenir au contentieux présidentiel de 2016. Et ce sera notre victoire. La victoire de tout un peuple sur ce sale colon qu’est la France qui se sera complètement foutu de notre peuple et de notre indépendance durant bientôt 60 ans. Ce n’est pourtant pas si difficile à comprendre ? Même si vous n’aimez pas Jean Ping, supportez le comme président pour 4 ans. Au moins nous aurons enfin terminé avec les Bongo.

  12. Ulys dit :

    Jean Eyeghe Ndong avait raison à votre sujet (toi et tout le reste de la classe politique dite de l’opposition, voire même de la majorité). Vous êtes vraiment des maboules. Et ce n’est pas la famille Bongo ou le PDG qui vous ridiculise depuis l’indépendance du Gabon, mais bien la France.

    Quand vous allez comprendre que Jean Ping avait raison, il sera trop tard. La France vous aura “baisée” de nouveau, permettez-moi l’expression.

  13. Biyoghe Armand dit :

    De source sur, Bongo Junior, fils d’Omar Bongo avec Edith Bongo, à été reçu déjà deux fois à l’Élysée.

    Ne me dites pas, peuple gabonais, qu’il n’y a que les Bongo pour gouverner notre pays ? Et est-ce à la France de décider du sort de notre pays ? Enfin! Il faut que cesse ce cinéma au plus vite SVP.

  14. Jacouille dit :

    Lire et comprendre entre les lignes. Ndemezo envoi un message subliminal. Il vous dis : je serai candidat de témoignage pour la présidentielle qui arrive là cad dans qlqs mois. Donc préparez vous maintenant la présidentielle anticipée c est avant la fin de l année

  15. Mezzah dit :

    Ndemezo’o…, tous ces petits partis ne finissent que par servir les intérêts du PDG et vous le savez bien. C’est le même jeu que joue Guy Nzouba ce n’est pas de la sorte que vous rentrerez dans l’histoire.

  16. Un français LIBRE dit :

    JE SUIS D’ACCORD AVEC VOUS PEUPLE GABONAIS. JE SUIS FRANÇAIS. MAIS NE VOUS EN PRENEZ PAS AU PEUPLE FRANÇAIS (QUI SOUFFRE AUSSI). EN PRENEZ-VOUS SURTOUT A LA CELLULE AFRICAINE DE L’ÉLYSÉE. JE SAIS CE QUE JE DIS.

  17. Yvonne MARX dit :

    Oui ! la France est responsable du malheur der votre continent. J’assume cette écrit. Il est temps qu’elle paye ses dettes à l’Afrique en général, et au Gabon en particulier. VIVE LES GILETS JAUNES…

    • Fille dit :

      Il est peut-être temps d’arrêter avec ce raccourci. Si les faits sont têtus, il n’en demeure pas moins que les gabonais sont entièrement responsables de ce qu’ils ont laissé faire. Pour faire plus court, “si tu laisses faire, eh bien les autres font”, c’est simple non ?
      Par conséquent c’est à eux de faire ce qu’il faut pour ne pas laissé un autre Gabon aux futures générations, c’est le bon sens.

  18. SERGE MAKAYA dit :

    Les blancs respecteront les noirs, lorsque ces derniers vont inventer quelque chose pour le bien de l’humanité. Mais c’est déjà le cas dans certains pays d’Afrique (Congo Brazzaville notamment)qui CACHENT CES INVENTIONS DE NÈGRES parce que le QUAI D’ORSAY en a voulu ainsi… PAUVRE AFRIQUE. RÉVEILLE TOI…

  19. Ondo dit :

    Je voudrai dire ceci à ce pauvre type qui rêve :quand on gère un pays (Président ou ministre, on devient esclave de ce peuple. Autrement dit: on sert son pays et son peuple).Lui, il s’est plutôt servi quand il était dans ce gouvernement ridicule. Pitié !

  20. Ndong Yvon dit :

    VIVE LE GABON QUE NOUS CROYONS ENCORE POSSIBLE, MÊME SANS LA FRANCE…

    https://youtu.be/BTGsfC9dTqQ

  21. Hô Chi Minh dit :

    Désormais l’élection présidentielle se tient sur deux tours.Ceci étant chaque coalition aura son candidat ,c’est cela la réalité car le verbiage actuel n’est qu’une perte de temps .C’est courageux d’attendre Août 2016,lorsqu’on sait que la présidentielle anticipée va tuer la rhétorique des partisans de Jean Ping.Alors soit on’est pourle court terme soit n’est pour le long terme.

    • SERGE MAKAYA dit :

      “car le verbiage actuel n’est qu’une perte de temps” VA LE DIRE AUX FRANÇAIS QUI ONT PERDUS LA SECONDE GUERRE MONDIALE ET QUI ONT ÉTÉ LIBÉRÉS PAR LES NÈGRES QUE NOUS SOMMES…

  22. CHRISTINE Madeleine dit :

    Etre au POUVOIR, c’est pour SERVIR le PEUPLE et non pour se servir SVP…

  23. Hô Chi Minh dit :

    La VÉRITÉ n’est pas toujours ce qui nous arrange,c’est dure mais c’est cela et il n’y a que l’histoire pour nous confondre.

  24. OTCHOTCHA dit :

    René Ndemezo’o fait parti des gens qui ont tué ce beau pays. L’histoire retiendra que ce type n’aura brillé que par la traîtrise, la lâcheté, le vol, la cupidité et la “diablerie”. VRAI DÉGOÛT POUR CES POLITICIENS OTCHOTCHA!!!

  25. Fille dit :

    Effectivement, faire comme si de rien ne s’était passé en août 2016 serait la pire des voies pour l’avenir du Gabon. Comment dans ce cas, croire encore à l’instauration de la démocratie dans notre jeune et beau pays ? Passer outre l’expression populaire et redemander à ces mêmes personnes de retourner aux élections, cela n’a aucun sens sauf pour ceux qui sont payés pour ça. Dans cette optique là, pourquoi s’évertuer à ce simulacre connu d’avance par tous et dépenser de l’argent pour cela ? Tant qu’à faire nommez directement vos dirigeants et construisez des hôpitaux dignes au Gabon afin que vous puissiez vous y soigner dignement. L’avantage économique en vie humaine et financier non ? Sinon, dîtes aux gabonais lambda que vous êtes incapables de mettre un petit pays aussi riche que le Gabon sur les rails du développement et de l’état de droit et laissez donc une fois pour toutes et officiellement faire la mère tutelle. Tout le monde ne s’en portera que mieux en sortant de cet enfumage perpétuel.

  26. Paul Bismuth dit :

    Ce Monsieur incarne l’un des principaux risque de la démocratie : la démagogie. Mais c’est un risque qu’il faut prendre. Ceci dit j’en appelle à la vigilance de tous sur le danger que représentent des politiques de cette engeance. Cet homme ne croit en rien, sauf ses intérêts les plus égoïstes. Et on sait au moins depuis Rousseau que lorsque les intérêts particuliers se mêlent des affaires publiques, c’est tout l’État qui est menacé.

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