Au nom du peuple gabonais, les membres du «collectif citoyen» ont lancé le 6 mars dans un hôtel de la place, une pétition pour exiger que la France et le Maroc arrêtent de régenter le Gabon.

Les membres du «collectif citoyen». © Gabonreview

 

Les membres du «collectif citoyen» représentés par Guy Nang Bekale, Emmanuel Ntoutoume, Armelle Yembi Yembi et Mathurin Mengué Bibang, ont officiellement lancé sur le site www.change.org, une pétition dénommée «Au nom du peuple gabonais».

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L’initiative vise à dénoncer la «régence de la France et du Maroc», dans la crise «politico-institutionnelle» que traverse le Gabon depuis l’accident vasculaire cérébral d’Ali Bongo. «Les Gabonaises et Gabonais signataires de la présente pétition exigent que la France, qui se targue d’être la patrie des Droits de l’Homme, considère qu’ils sont un peuple souverain, adulte, capable de choisir librement ses dirigeants, de définir ses options et orientations économiques et d’assumer ses choix en toute responsabilité», a déclaré Guy Nang Bekale.

En effet, selon le collectif citoyen, par le soutien que la France et le Maroc apportent à ce «régime corrompu, déliquescent» et à bout de souffle, la France et le Maroc sont en grande partie responsables de la crise politique et institutionnelle qui prévaut actuellement au Gabon et qui menace sa stabilité ainsi que celle de toute la sous-région.

 «Depuis toujours la France manipule la vie politique et économique du Gabon. D’abord diffuse, cette manipulation est apparue au grand jour suite à l’absence d’Ali Bongo depuis l’année dernière. Absence qui est à l’origine du désordre institutionnel qui paralyse le pays et qui conduit la France et le Maroc à recourir aux procédures dilatoires qui laissent apparaître leurs rôles nocifs à la face du monde», a soutenu Guy Nang Bekale.

Selon ce dernier, ce plan a pour objectif de maintenir pour longtemps le système Bongo-PDG au pouvoir contre «la volonté d’un peuple de plus en plus réduit à la précarité dans un pays réputé indépendant et riche»

Les initiateurs de ce projet qui ouvrira la voie à un autre type d’action, espèrent enregistrer plus de 500 mille signatures à travers les neuf provinces du Gabon et à l’extérieur du pays. Ces pétitions à terme seront transmises aux autorités françaises et marocaines.

 
 

9 Commentaires

  1. Zul Oyabi dit :

    Les gens vous vous ennuyez,c’est à cause des gens comme vous qu’on ne nous respect pas hors des frontières. #GenonsNousUnPeu

  2. Zul Oyabi dit :

    Votre pétition est flop total,depuis que c’est en ligne à peine 300 signatures,convenez avec nous nous que les gabonais sont passé à autre chose.On a un pays à construire,cessez de nous distraire

  3. Desire dit :

    Le Maroc et la France responsables. C’est passionnant mais pouvez vous expliquer: comment? Pourquoi?

  4. diogene dit :

    On peut lire : “un peuple souverain, adulte, capable de choisir librement ses dirigeants, de définir ses options et orientations économiques et d’assumer ses choix en toute responsabilité” puis que “Depuis toujours la France manipule”, faudrait savoir!

    Les souverainistes sont des réactionnaires peureux et sans intelligence.
    D’une part les groupes humains ont toujours échangé, influé, subi des influences, interagi et c’est leur faculté adaptation qui les a construit.

    D’autre part, c’est la xénophobie et le racisme, le nationalisme et le patriotisme, qui les animent, en d’autres termes la haine et la peur.

    Il faut s’en prendre aux nationaux qui signent des contrats de dupes , après avoir encaissé des pots de vin (corruption quand tu nous tiens).

    18% des revenus pétroliers dans la poche d’Albert Bernard alias Omar.

    Loin de moi d’innocenter les fournisseurs des dits contrats, mais
    quand on refuse on dit NON.
    Aux pays des béni oui oui qui peut dire NON, qui se sent vraiment incorruptible ?

    Enfin votre objectif (500 000 signatures) n’est pas réaliste, comme vous l’êtes vous aussi.

  5. Eyéghé ndong mathieu dit :

    La Résistance jusqu’au bout.
    Gabon d’abord

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