Comme attendu, voire espéré, la capitale économique du Gabon a un nouveau maire : l’ancien député et ancien ministre d’Etat Gabriel Tchango.

Gabriel Tchango, le nouvel édile de la capitale économique, le 3 février 2019, à Port-Gentil. © Gabonreview

 

En recueillant sur son nom, dimanche 3 février, 72 des 73 suffrages exprimés par les conseillers municipaux de la capitale économique réunis en session élective, Gabriel Tchango a quasiment fait l’unanimité pour succéder à Bernard Apérano aux fonctions de maire de la capitale économique.

Les conseillers municipaux. © Gabonreview

Militant du Parti démocratique gabonais, comme son prédécesseur, il a été choisi par sa formation politique pour présider aux destinées de la deuxième ville du Gabon. N’ayant pas eu d’adversaire, le PDG totalisant la majorité des conseillers municipaux (60 sur 73), c’est tout naturellement qu’il a été élu. Il en a été de même de deux femmes et de deux hommes, également membres du PDG, qui seront à ses côtés au bureau du conseil municipal : Odette Koumba épouse Ndjokounda (1er adjoint, 95,89%), Michaël Mboumba (2ème adjoint, 93,15%), Joël Otando (3ème adjoint, 86,30%) et Marie Claire Ogoula Ozoumet (4ème adjoint, 89,04%).

Nouveaux défis

Âgé de 58 ans, celui qui prend les rênes de la ville Port-Gentil est un habitué du conseil municipal de la ville. D’abord conseiller municipal indépendant en 2008, puis conseiller municipal PDG depuis 2013, Gabriel Tchango, hommes d’affaires avant d’être acteur politique est un des principaux investisseurs de la capitale économique. Avec ses entreprises comptant 939 employés, Gabriel Tchango est le deuxième employeur de la ville après l’État, 98 % de ces employés étant de nationalité gabonaise.

Après le Général Rizombo, Marie-Augustine Houangni Ambouroué, Pierre-Louis Agondjo Okawé, Séraphin Ndaot Rembogo, André-Jules Ndjambé et Benoît Apérano, l’ancien ministre d’État va devoir s’atteler à redonner confiance à une ville et à des habitants qui en ont besoin, après la vague de licenciements ayant eu lieu dans la deuxième ville  la plus importante du pays. Comment re-créer des emplois dans cette ville aujourd’hui sinistrée ? Comment y faire revenir des investisseurs pour relancer le tissu économique ? Comment lancer la  transformation de cette ville en perdition ? Gabriel Tchango qui a passé 32 ans à Elf, puis Total, vient donc du secteur privé. Il en sait certainement un bon bout. Il sait que les instances supérieures de son parti l’ont choisi parce qu’elles considèrent que, avec lui, les lignes peuvent bouger.

Connaissant parfaitement les subtilités de la vie politique portgentillaise – où un maire peut ne pas achever son mandat, contrairement à d’autres villes du pays – Gabriel Tchango sait qu’il devrait rapidement faire retrouver à la capitale économique du Gabon un rôle digne de son passé. Il sait qu’il est impératif et urgent qu’il fasse connaître à ses «administrés» son projet pour Port-Gentil et qu’il passe à l’action avec l’ensemble de ses adjoints, notamment Joël Otando et Marie-Claire Ozoumé Ogoula, qui sont des proches du «doyen politique» (pour utiliser un mot cher au PDG) de la localité. Il devrait aussi, pour que son projet soit bien porté, s’entourer d’hommes  intègres et bien formés. Cela devrait lui permettre aussi d’apaiser une ville qui est le coeur des révoltes sociales.

Gabriel Tchango a cinq années pour faire de Port-Gentil une belle et grande ville. Il est très attendu. Les espoirs et l’espérance des habitants de la ville reposent sur lui. Dimanche, 10 février, ce sera au tour  des quatre arrondissements de la commune d’élire les maires d’arrondissement et leurs adjoints.

 
 

3 Commentaires

  1. METT dit :

    C’est franchement anti-démocratique de voir toutes ces grandes et petites villes aux mains des « PéDéGistes » pourquoi leurs remettre notre beau pays ?
    J’ai aussi lu quelque part que la mairie d’Akanda, ma ville risquerait d’être aux mains des mafiosi « ces nouveaux naturalisés politiques » du Gabao. C’est une honte. Mais on va leurs laisser nous pisser dessus pour combien de temps encore ?
    Faudrait donc attendre qu’ils aient tous un AVC foudroyant ? Jusqu’à une disparition des écrans radar ?
    J’ai aussi lu que ces gens avaient des diplômes si c’était franchement le cas pourquoi ne pas rester dans leurs pays d’origine qui par ailleurs, leurs a permis de recevoir les fameux parchemins ?
    Je connais des véritable gabonais de souche qui ont de bien valable diplômes des meilleures universités. Oui je parle de celles qui sont listées dans la classification de Shanghai qui n’arrivent pas à avoir les postes dirigeantes car ils sont apolitique, et les émergents qui arrivent avec de vrai faux diplômes sont accueillis comme des valeureux diplômé des écoles inconnues française. C’est une honte. Même au temps d’Omar bongo cela ne fut pas si flagrant. Décidément il manque une chef dans le bateau Gabao
    SHAME ON YOU PEDEGE

  2. AIRBORNE dit :

    Bravo à Gabriel, prouve maintenant que tu peux redonner à POG sa joie de vivre, où il fait bon vivre, comme quand les blancs étaient là. Car c’est une ville qui se meurt, les gens ont déguerpis pour venir à Libreville, trouver le bricole.

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