Bien que bref, le post de Sylvia Bongo sur Facebook et Twitter n’est pas passé inaperçu. Lors de sa dernière sortie, Jean Ping l’avait taxé de «chef de gang tirant les ficelles au Gabon». Pour toute réponse à cette estocade, elle suggère à travers ce post que son seul combat est celui des droits des femmes.

Le post de Sylvia Bongo sur Twitter. © Capture d’écran/Gabonreview

 

Certain de ce qu’«Ali Bongo n’est plus en capacité d’exercer le pouvoir» au Gabon, Jean Ping a affirmé lors de sa sortie du 10 décembre que le pays est dirigé par des “bandes” qui décident à la place du président de la République. «Ces derniers jours, nous avons vu le démantèlement de la dernière bande (Ndlr. Bande à Fargeon) qui avait mis la main sur l’Etat». «Aujourd’hui, c’est une autre bande, la bande à Sylvia qui tire les ficelles», a-t-il déclaré.

Pour Jean Ping, la “bande à Sylvia” est un gang dirigé par Sylvia Bongo, l’épouse du chef de l’Etat gabonais qui, à en croire son propos, «s’oppose résolument à la libération» du Gabon. «Au centre de cette bande qui s’agite dans l’ombre», a-t-il dépeint, «la présence hyper active de cette femme (…) apporte la douloureuse preuve de la trahison que le Gabon subit en échange de sa générosité».

Une attaque que Sylvia Bongo a prise sur elle, à travers cette courte réplique : “«La bande à Sylvia» #LesFemmes” postée sur ses pages Facebook et Twitter, deux jours après la sortie de Jean Ping. En reprenant l’expression “La bande à Sylvia” associée au hashtag “Les femmes”, Sylvia Bongo a, voulu rappeler à l’opinion, selon bien d’avis, que son combat au Gabon est celui de la protection de la femme. C’est d’ailleurs à travers des actions menées dans ce domaine que «sa générosité» a eu un sens dans le pays.

Plutôt discrète depuis l’acquisition de son statut de première dame mais très critiquée depuis l’AVC de son époux, Sylvia Bongo se montre cependant active sur les réseaux sociaux pour rendre compte de ses engagements en faveur de la femme gabonaise. La photo qui accompagne son post, aussi bien sur Facebook que sur Twitter, la montre entourée de dizaines de femmes au Gabon, qui semblent apprécier son combat. Un bouclier pour parer à l’estocade de Jean-Ping en rappelant à l’opinion que la Première dame n’est pas habilité à gérer les affaires de l’Etat. Cela suffirait-il pour autant à dissoudre dans l’opinion l’image projetée par le patron de la Coalition pour la nouvelle République ?

Si aucun texte juridique ne codifie son rôle, la Première dame est fortement engagé sur le front social, à travers sa fondation. C’est le cas de nombreuses épouses à travers l’Afrique et le monde. Toutefois, le «couloir social» n’est nullement dénué de pouvoir. En considérant l’influence qu’elles peuvent avoir sur leurs maris présidents de la République, elles sont soupçonnées d’avoir une certaine emprise sur la gestion du pouvoir. Ce qui expliquerait à priori la sortie de Jean Ping. Le bouclier de Sylvia Bongo s’appréciera à l’aune de l’impact de ses futures actions sur le champ politique.

 
 

11 Commentaires

  1. Serge Makaya dit :

    Elle veut nous faire croire le contraire. Pauvre femme. Tu devrais avoir honte de ne pas faire le deuil de ton assassin et usurpateur de mari.

    Mes frères gabonais, il y a une chose que vous devez savoir: cette femme gère notre pays avec la complicité de la France et du Maroc. Elle est elle même franco-marocaine. Elle a le soutien de la France et du Maroc.

    Notre pays ne s’en sortira jamais tant qu’il sera sous la coupe de ces deux pays maffieux: France et Maroc. Il est temps pour nous de les FOUTRE dehors.

    Que voulez-vous que Sylvia Bongo fasse de sa nationalité gabonaise ? Elle n’en à que FOUTRE, elle et ses VOYOUS d’enfants, à commencer par ce Nourredine de MERDE. A Ntare Nzame !

    LIBERONS NOTRE PAYS AU PLUS VITE DES GRIFFES DE SATAN QUE SONT CETTE FAMILLE BONGO, LA FRANCE ET LE MAROC.

    • Ulys dit :

      Déjà qu’elle passait une bonne partie de l’année à Londres, du vivant de son mari Ali Bongo. Maintenant, si vous faites attention, elle est toujours présente au Gabon. Il y a quelque chose qui cloche.

      Et quand elle venait au Gabon, c’était uniquement pour s’occuper de ses loisirs: les fameuses courses de marathon et de vélo. Non, madame, vous n’êtes pas gabonaise (même pas de cœur). Vous êtes une femme intéressée, une hypocrite comme tout français. Et n’oublions pas votre nationalité marocaine quand on sait ce que les arabes pensent des noirs. Rentrez chez vous (France – Maroc). Nous n’en voulons pas des hypocrites SVP.

  2. Jean jacques dit :

    De Gaulles avait dit:”la vieillesse est un naufrage”et c’est ce que ping vit aujord’hui

  3. Bonanza dit :

    GENEROSITE. Tout est dit. Cette femme soutient qu’elle est généreuse avec les gabonaises. Si elle ne l’était pas, qu’est-ce que ce serait? Avec à sa disposition, le Trésor Public gabonais, sa fondation fantôme peine à mener des actions ailleurs que sur Facebook. Incapable d’envoyer ses rejetons à l’école, la poupée d’horreur chirurgicale, est convaincue d’être un bienfait pour les femmes gabonaises. Sachez madame que toute chose a une fin, et que quand votre fin arrivera, les “ingrats” gabonais(es) s’en réjouiront.

  4. diogene dit :

    Je viens de voir Potiche de Ozon, cela lui va comme un gant, dans les premiers trois quarts du film.
    Un mari puissant industriel, accompagné d’une femme “soit belle et tais toi”, fait une crise cardiaque, la belle prends les reines de l’entreprise…Je ne dévoile pas la suite. Lâchez donc novela le pire de l’audio visuel ( non il y a encore pire, si ,si…)

  5. lavue dit :

    Ca réaction démontre clairement qu’elle n’a pas d’arguments pour contredire M. PING qui n’est pas n’importe qui dans la sphère politique Gabonaise. si cette femme était un brin sérieux, sa réponse aurait été un peu plus argumentée. Elle se fiche de ce que pensent le gros des intellectuels Gabonais pour laisser croire que les femmes gabonaises souvent de faibles niveaux d’instructions sont très représentatives des gabonais et que sont n’influence politique se limite à ce domaine. Quel niveau universitaire ou de formation à notre 1ère dame? personne ne le sait. Dans ce cercle très souvent les coquilles sont vides, on achète les conscience pour s’accrocher au pouvoir, très souvent la conscience des cancres (qui se ressemble s’assemble). Qui peut croire un instant que LACCRUCHE est arrivé au poste de DCPR et de la gestion de l’AVC sans l’assentiment (l’accord) de Sylvia? Après les intérêts ont divergés d’où le clash. PING a parfaitement raison, des gangs se disputent le pouvoir par ce que ALI n’en a plus le contrôle. Ce sont les faits qui parlent et non PING. Sylvia n’est pas capable de contredire M. PING. Que les gabonais ne soient pas naïfs les Sylvia et autres béninois autour du pouvoir ne sont là que pour le conserver que coute que coute, tant pis pour ce que ça coute et pour les Gabonais malheureux. Si on veut être sérieux dans l’affaire LACCRUCHE il faudrait que les sommes volées soient saisies et restituées à l’état gabonais. Il n’y aurait tien. On nous divertit, la bande de cette dame va poursuivre le “tarvail” voila la réalité.

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