Pour éviter de nouvelles incompréhensions, le gouvernement conduit par Julien Nkoghe Bekale et les députés de la majorité amenés par Faustin Boukoubi se sont réunis, vendredi à Akanda, pour un séminaire.

Julien Nkoghe Bekale, le 10 mai 2019, au Cap Estérias. © SGG-Gabon

 

Le Cap Estérias a à nouveau accueilli du beau monde, vendredi 10 mai, à l’occasion de la tenue du séminaire organisé par le gouvernement auquel étaient conviés les députés de la majorité. Une rencontre qui fait suite à la présentation, en février dernier, de la politique générale du Premier ministre. À l’époque, Julien Nkoghe Bekale s’était engagé devant les élus à «renforcer le cadre du dialogue par des rencontres formelles à périodicité constante».

Si le chef du gouvernement a tenu sa promesse, ce n’est pas sans raison. Ces derniers mois, il n’est pas parvenu à s’entendre avec les députés, y compris ceux issus de la majorité, notamment au sujet des réformes dans le secteur de l’éducation. Des incompréhensions étaient nées à la suite de la demande du président de l’Assemblée nationale de surseoir à la réforme liée à la modification des conditions d’attributions des bourses aux bacheliers. Le soutien affirmé du groupe parlementaire du Parti démocratique gabonais (PDG) au gouvernement avait ajouté à la confusion. C’est donc également pour éviter de nouvelles incompréhensions que ce séminaire a été initié par le gouvernement.

«Nous sommes ici pour dialoguer, pour nous parler et pour briser les murs qui, trop souvent, sont à l’origine des incompréhensions entre membres d’une même famille, et qui peuvent impacter le vivre-ensemble et fragiliser la cohésion du groupe», a expliqué Julien Nkoghe Bekale à l’ouverture des travaux.

Pour sa part, tout en se réjouissant de l’initiative du gouvernement qui entend préciser ses orientations, Faustin Boukoubi n’a pas manqué d’exprimer regret de ses collègues et lui-même face au mépris affiché quelques fois par certains membres du gouvernement vis-à-vis des élus. Le président de l’Assemblée nationale a également rappelé le soutien des députés de la majorité à l’endroit du gouvernement face à la critique.

«Ce qu’espèrent la plupart des députés, a-t-il exprimé, c’est un minimum de considération à leur égard, et à travers eux, envers leurs électeurs, donc le peuple gabonais. Les membres des bureaux de l’institution, des commissions permanentes et même ad hoc issus des groupes parlementaires de la majorité sont parfaitement conscients de la nécessité de privilégier les positions de leur bord politique, tout en sauvant les formes, en vue de préserver l’image et surtout le caractère démocratique du régime au sein d’une opinion nationale et internationale de plus en plus critique.»

Prévu pour la seule journée du vendredi 10 mai, le séminaire du gouvernement à l’intention des groupes parlementaires de la majorité au palais Léon Mba est organisé sous trois thématiques, dont «les mesures prioritaires du président de la République» et «le dialogue multidimensionnel et permanent».

 
 

1 Commentaire

  1. Maroundou dit :

    Ce que je vais dire va peut-être choquer certains mais hélas cela reste la simple et triste vérité. Vous allez vous époumoner indéfiniment sur internet, etc. La situation du Gabon ne changera pas. Le problème ne repose sur les entités extérieures et tous ces parasites, le problème c’est que le Gabon demeure une zone propice à l’épanouissement et au développement de ces parasites. On n’a pas besoin d’un doctorat en microbiologie ou en sociologie pour le comprendre. Accrombessi, est arrivé au Gabon et a compris rapidement qu’il pouvait faire fortune grâce à la cupidité et au manque d’union des Gabonais. Laccruche aussi ne fait que profiter d’opportunités. Et je ne l’en jugerai pas, la vie est faite d’opportunités il faut être idiot pour ne pas en profiter. Sans compter tous ceux qu’on ne connait pas et qui jouent aux échecs dans l’ombre. La Gabon est un beau pays mais son peuple est paresseux et très matérialiste. Est-ce spécifique aux Bantous? Les cicatrices de l’esclavage et de la colonisation ont-ils laissé un complexe si grand que la valeur de l’homme est reconnue par le titre qu’il a et le nombre de ‘chizabemgue’? Est-ce dû à cet environnement très chaud et humide que notre travail est toujours ralenti de moitié ou du ¾? Il ne faut pas généraliser me direz-vous, il reste des hommes intègres et de conviction au Gabon. Ah bon? Autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Le Gabon a perdu ses valeurs : à voir la dépravation de nos jeunes parfois malgré eux à l’école, à voir le retournement de vestes de nos politiciens, à voir l’obscurantisme que laisse les églises éveillées, à voir les jacasseries pathétiques et les coups de couteaux entre eux de cette diaspora, à voir l’absence de solidarité et d’amour dans les familles… Mais un jour peut-être.

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