Ouverture solennelle de l’Assemblée nationale le 21 février, et déclaration de Politique générale du Premier ministre le 27 février. Pour la première fois, la 1ère session ordinaire de l’Assemblée nationale va s’ouvrir avant le 1er mars, en raison d’une «nouvelle disposition contenue dans la nouvelle Constitution ». Puis, la 13ème Législature recevra la déclaration de Politique générale six jours plus tard.

Image d’archive. © Union (Sonapresse)

 

L’actualité politique et parlementaire va connaître, grâce à une nouvelle disposition législative qui accorde plus de souplesse aux règles parlementaires, une semaine décisive à compter de jeudi prochain. Ce jour-là, en effet, se déroulera, au Palais Léon-Mba, l’ouverture solennelle de la première session annuelle de l’Assemblée nationale. En l’absence de huit députés (notamment Maxime Ngozo Issondou de la Zadié, Senturel Ngoma Madoundou de l’Ogoulou et Daniel Nkoulou du 6ème arrondissement de Libreville) dont l’élection a été annulée par la Cour constitutionnelle à la fin du mois de décembre dernier, et en l’absence de l’élue du deuxième siège de la commune de Ntoum, Joséphine Andème Manfoumbi, exclue le 7 février dernier par le Secrétariat exécutif de son parti, la nouvelle Législature va débuter avec seulement 134 députés sur les 143 qu’elle compte dorénavant.

Changement de figuration : 2 vice-présidences et un poste supplémentaire de secrétaire

Cette nouvelle Législature devrait connaître quelques aménagements. Selon des sources proches du dossier, en effet, le Bureau de l’Assemblée nationale devrait compter deux postes de vice-présidents et un poste de secrétaire supplémentaires. Faustin Boukoubi aurait mené une large concertation avec des membres du Bureau qui a abouti à ce résultat. Certaines sources avancent, quand bien même la province de l’Ogooué-Ivindo dispose déjà d’une vice-présidence dans le Bureau de l’Assemblée nationale, avec Raphaël Ngazouzet, que l’une des deux vices-présidences à créer serait proposée à l’ancien Premier ministre Emmanuel Issozé Ngondet après son refus d’accéder au poste de Médiateur de la République auquel il a été nommé le 11 janvier 2019. Une information qu’il faut cependant prendre avec prudence, certains élus n’en comprenant pas les raisons. Selon un nouveau député de la majorité tenant à garder l’anonymat, cette désignation serait considérée comme «une prime à l’indiscipline»… pour une personnalité qui a décliné une fonction officielle. «C’est un appel d’air à l’indiscipline dans les rangs du parti». «Gare à la contagion !», avertit-il.

La deuxième vice-présidence à créer serait offerte à l’opposition, et sans doute à l’un des membres du groupe RHM/UN/Indépendants. Jean-Robert Goulongana (RHM), élu RHM du département de l’Ogooué et des Lacs, serait bien placé pour obtenir cette position. Le poste supplémentaire de secrétaire du Bureau, lui, serait proposé à un élu du Parti démocratique gabonais (PDG).

Déclaration de politique devant 110 députés au moins sur les 134

C’est dans cette ambiance que le Palais Léon-Mba va recevoir, le 27 février, la déclaration de Politique générale du chef du gouvernement, Julien Nkoghé Békalé. Celui-ci a réuni, tout au long du dernier week-end au Cap Estérias dans la ville d’Akanda, un séminaire gouvernemental sur lequel il compte s’appuyer pour l’élaboration de son programme politique.

Dans ce sens, conformément à la Constitution, le Conseil des ministres qui sera le tout premier de la nouvelle équipe gouvernementale devrait se tenir pour «mandater» officiellement le Premier ministre à aller présenter sa déclaration devant les élus du peuple. Ce Conseil des ministres aura lieu le 25 ou le 26 février.

En dépit d’une certaine fronde dans les rangs du PDG due aux mesures d’exclusion qui touchent certains proches de députés, la déclaration de Politique générale du Chef du gouvernement devrait être largement adoptée. Avec les 98 députés que compte le PDG, avec les 11 élus RV-SDG et le député UDIS, et avec sans doute le soutien de quelques élus LD, il n’y a once d’aucune surprise possible. Après cette «onction» de l’Assemblée nationale, le gouvernement passera alors à la phase de concrétisation des projets et des annonces…

 
 

3 Commentaires

  1. Bibang Serge dit :

    Article mal écrit et au ton bongoïste…. Les postes ne sont pas attribués aux provinces ou aux ethnies mais aux courants politiques…. On croyait que GR combat la géopolitique

    • Aimée NTENEKO dit :

      GR combat effectivement la géopolitique, mais il rend compte des situations géopolitiques. Pour moi, c’est un bel article. Franchement, vous ne remarquez pas dans le bureau de l’Assemblée nationale que le président étant de l’Ogooué-Lolo, il n’y a aucun vice-président issu de sa province. Vous ne remarquez pas que cinq ressortissants d’autres provinces occupent les six vice-présidences (2 pour le Haut-Ogooué). Ngari G2, 1er VP ; Royembo G8, 2è VP ; Ogouwalanga G1, 3è VP ; Ignoumba G5, 4è VP ; Oyiba G2, 5è VP ; Ngazouzet G6, 6è VP. Il ne s’agit pas dans l’article de louer la géopolitique, mais de rendre compte de son existence !

  2. cyberopposant dit :

    N’importe quoi!

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