Après plus de deux ans passés au gouvernement, l’ex-ministre de la Famille dit assumer sa position d’opposante et le fait d’avoir répondu à la main tendue d’Ali Bongo au sortir de la présidentielle d’août 2016.

Estelle Ondo quitte le gouvernement après plus de deux ans. © Gabonreview

 

Du ministère des Eaux et Forêts à celui de la Famille en passant par le ministère des Transports, Estelle Ondo ne regrette pas son passage au gouvernement. Bien au contraire. «Femme de l’opposition, j’assume ma décision d’avoir accepté la main tendue du chef de l’État, en 2016, lorsque notre pays était en ébullition à cause de la crise postélectorale», a-t-elle assuré, lundi 17 juin, à l’occasion de la cérémonie de passation des charges avec Roger Owono Mba le nouveau ministre de l’Économie, des Finances et des Solidarités nationales.

Si l’ex-ministre dit ne pas regretter d’avoir accepté d’intégrer le gouvernement au sortir du dialogue d’Angondjé censé trouver des solutions à la crise issue de la réélection contestée d’Ali Bongo, c’est que, selon elle, à l’époque, «le Gabon avait besoin que ses filles et ses fils préservent la paix et la stabilité, en travaillant main dans la main». Plutôt que d’éprouver des regrets, Estelle Ondo affirme donc éprouver «de la fierté, avec le sentiment du devoir accompli».

Devant désormais se consacrer essentiellement à son mandat de député du 2e arrondissement d’Oyem, l’ex-ministre dit avoir tiré une grande expérience de son passage au gouvernement. «Ces années passées au sein de l’exécutif ont été riches en enseignement. Elles m’ont permis, par exemple, d’avoir une connaissance pratique de l’État. J’ai aussi découvert autrement un pays fort dans sa diversité et ses habitants attachés à notre héritage commun. Être ministre de la République a été une expérience forte, intense et noble. C’est toujours un immense honneur de servir son pays et c’est une étape parmi tant d’autres de ma vie politique», écrit-elle sur son compte Facebook, non sans exprimer sa gratitude à l’endroit du président de la République, notamment pour lui avoir confié un temps la Décennie de la femme.

Peu après sa nomination au gouvernement, Estelle Ondo avait été désavouée par son parti, l’Union nationale (UN) dont elle était l’un des présidents adjoints. La longue bataille judiciaire née de cette exclusion n’avait pas été à l’avantage de la plaignante. Refusant d’intégrer un tout autre parti politique par la suite, c’est en tant que candidate indépendante que la native d’Oyem avait été élue lors des élections couplées législatives et locales d’octobre 2018.

 
 

3 Commentaires

  1. EHYA O.R dit :

    Estelle Ondo, est une femme qui à son niveau a eu une vision politique qui est la sienne, à un moment donné de notre histoire politique.
    L’avenir nous dira si elle a fait de bons choix ou pas, ce qui est sure, c’est que nul n’a été indifférent à ses prises de positions à un certains moments.
    Est-ce qu’elle sera encore sur l’échiquier politique national ou woleu-ntemoise pendant de longs moments!?!… wait and see…
    En tout cas, ce n’est pas en intégrant un nouveau parti politique qu’elle se fera une virginité en politique.
    Elle aime Oyem, à en croire son slogan de campagne, qu’elle se consacre désormais à cette ville du mieux qu’elle peut.
    Je lui souhaite bonne chance.

    • Atma dit :

      Quelles ont été ses actions à OYEM avant d’être ministre de la République??
      J’ai juste vu une personne qui a utilisé l’argent de la République pour poser des actes. Avant d’être ministre, a t elle utilisé son argent personnel pour travailler OYEM???…On va aussi voir si maintenant qu’elle n’a plus toutes les entrées liées à son poste, elle va utiliser sa fortune personnelle pour continuer à poser des actes à OYEM…

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