Le ministre de l’Enseignement supérieur vient de régulariser la situation administrative de soixante enseignants, un des points contenus dans les revendications de ces derniers, en grève depuis trois mois. Une avancée qui ne satisfait cependant pas les concernés, dont la question des reclassements reste entière.

Jean de Dieu Moukagni-Iwangou peine à trouver une solution pérenne à la grève des enseignants-chercheurs (archives). © Gabonreview

 

Confronté à la grève des enseignants-chercheurs, le ministre de l’Enseignement s’emploie à relancer la machine au sein des universités et grandes école du pays. Lors d’une séance de travail avec les recteurs et les partenaires sociaux, le 13 août à Libreville, Jean de Dieu Moukagni-Iwangou a régularisé la situation administrative de soixante enseignants sur plus de 200 dossiers.

«La dimension transversale de l’action du gouvernement invite plusieurs départements à apporter des solutions à leurs problèmes. En ce qui me concerne, il y a des enseignants qu’il faut intégrer à la Fonction publique, et ceux qui interviennent dans les enseignements pédagogiques sans être payés», a affirmé le ministre de l’Enseignement supérieur

Conscient que cette démarche n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan de revendications des enseignants, Jean de Dieu Moukagni-Iwangou se veut optimiste pour la suite. «C’est par petite toute que nous avançons et je suis satisfait pour les enseignants et espère d’avantage», s’est-il réjoui. Pas de quoi enthousiasmer les partenaires sociaux, qui attendent plus.

«L’élément important et qui est même à l’origine du mouvement de grève des universités et grandes écoles, est celui du reclassement», a déclaré le président de la Force de réflexion et d’actions pour l’enseignement supérieur (Frapes). «Il n’y a pas eu d’élément de satisfaction», a regretté Dacharly Mapangou.

En grève depuis juin, les enseignants-chercheurs revendiquent la régularisation de leur situation administrative, dont beaucoup sont en situation de présalaire depuis 10 ans ou entente de présalaire. A cela s’ajoutent les reclassements après stage et Cames, le calcul de la retraite et le service rendu, ce dernier point n’étant pas pris en compte dans le départ à la retraite.

 
 

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