Contrairement aux autres syndicats des Régies financières, ceux de l’administration des Douanes et droits indirects ont décidé de patienter jusqu’au 15 novembre avant de lancer un mouvement de grève le 18 novembre.

Les administrations des Douanes pourraient entrer en grève le 18 novembre. © Gabonreview

 

La Cosyref attend le départ de Roger Owono Mba tandis qu’aux Impôts, les bureaux sont vides. © D.R.

La tension demeure au sein des Régies financières gabonaises. Après les assemblées générales de la Confédération des syndicats des régies financières (Cosyref) et du Syndicat des professionnels des impôts (Spi), le 11 novembre, ceux des administrations des Douanes et droits indirects (Snad, Synatrad, Saad, Synaperdouane, Transparence) ont tenu la leur le 12 novembre. À l’esplanade de la Direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI), les leaders syndicaux ont entretenu leurs collègues sur le paiement de 37 mois d’arriérés de salaires aux auxiliaires des Douanes, la régularisation des situations administratives, et la restitution des résultats des travaux de la commission bipartite administration/syndicats.

À l’issue de leur assemblée générale, les syndicalistes ont réclamé au gouvernement le paiement du tiers des arriérés des salaires avant le vendredi 15 novembre et la régularisation des situations administratives des personnels des Douanes. «Le non-paiement du tiers des arriérés de salaires au vendredi 15 novembre 2019 inclus, entrainera une grève générale illimitée dès le 18 novembre 2019», ont-ils fait savoir. Les syndicats des Douanes prennent donc leur mal en patience tandis que la grève court toujours au sein des autres administrations des Régies financières.

À la Cosyref, la mobilisation se poursuit pour le départ du ministre de l’Économie et des Finances. Réunis le 13 novembre à l’esplanade du ministère des Finances, les syndicalistes entretenus par Erisco Wilfried Mvou Ossiala ont déclaré qu’ils comptent «aller jusqu’au bout» de leur démarche. «La Cosyref dit : “Roger Owono Mba dégage !”», ont-ils fait savoir à travers une grande affiche collée à l’entrée du ministère. Du côté du Syndicat des professionnels des impôts (Spi), on ne décolère toujours pas. «Sur les antennes de RFI ce matin, le Premier ministre estime que c’est un groupuscule d’agents qui rentre en grève. Toujours l’indifférence et le mépris», a signalé Sylvain Ombindha Talheywa, président du Spi. En réponse au gouvernement, les agents des Impôts ont décidé de ne pas travailler. «Les impôts complètement fermés ce matin (Ndlr.12 novembre 2019). La réponse du mépris sera le mépris», a-t-il ajouté.

Selon RFI, le gouvernement a «affirmé que la grève ne concerne qu’une poignée d’individus». «Il (Ndlr. Gouvernement) reconnaît cependant que les revendications remontent à 2017 et que des discussions sont en cours dans le cadre du dialogue social», poursuit le site.

 
 

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