Pas du tout d’accord avec le rapport de l’ONG britannique Environmental Investigation Agency (EIA) qui critique les politiques de gestion de la filière bois et de l’environnement ainsi que les malversations et les manquements aux lois et à la fiscalité, commis par des exploitants forestiers privés au Gabon et au Congo, le ministre d’Etat, ministre des Forêts et de l’Environnement chargé du Plan climat a publié la mise au point ci-après.

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COMMUNIQUÉ DU MINISTÈRE DES FORÊTS ET DE L’ENVIRONNEMENT CHARGÉ DU PLAN CLIMAT

Le 24 mars 2019, les réseaux sociaux ont diffusé les résultats d’une enquête commise par l’ONG britannique Environmental Investigation Agency (EIA) sur le secteur de l’exploitation forestière au Congo et au Gabon, deux pays qui représentent environ 60% de la superficie totale allouée à l’exploitation forestière dans le Bassin du Congo.

Les conclusions de cette enquête semblent indiquer que le Groupe forestier Dejia et ses sociétés affiliées, Sino Congo Forêt (SICOFOR) et Congo Dejia Wood Industry (CDWI) en République du Congo, la Société de Sciage de Moanda (SSMO) et la Société des Bois de Mounana (SBM) au Gabon, seraient impliquées dans la récolte, le transport, la transformation et l’exportation du bois en violation des réglementations forestières et fiscales de ces deux pays.

Selon ce même rapport, les malversations commises par les sociétés citées plus haut seraient couvertes par des personnalités administratives et politiques des deux pays en contrepartie de pots-de-vin.

D’une manière générale, pour des raisons qu’on ignore, il apparait que ce rapport jette insidieusement l’opprobre sur les politiques de gestion des forêts et de transformation de bois menées notamment dans notre pays.

Le Gouvernement gabonais pour sa part s’interroge sur les véritables objectifs poursuivis par les auteurs de cette enquête à charge et au caractère inquisitoire, alors que la règle en la matière impose l’impartialité qui suppose le respect des principes tels que la présomption d’innocence, le contradictoire, etc.

Fort de son leadership en matière de gestion durable des ressources forestières dans le Bassin du Congo, le Gouvernement gabonais a toujours prôné la bonne gouvernance dans ce domaine dont le fondement est la loi n°16/01 portant Code Forestier en République Gabonaise.

En application du Code Forestier, de ses textes d’application et des orientations de Son Excellence Ali BONGO ONDIMBA, Président de la République, Chef de l’Etat, le Gabon est résolument engagé dans une politique de :

  • généralisation de l’aménagement forestier ;
  • généralisation de la certification forestière ;
  • interdiction d’exportation des grumes ;
  • conservation de la biodiversité ;
  • préservation des essences menacées d’extinction ;
  • transformation poussée du bois localement ;
  • le respect de la traçabilité et des chaînes légales et durables d’approvisionnement mondiales du bois ;
  • le soutien multiforme des partenariats bilatéraux et multilatéraux et des ONG défenseurs de l’environnement.

En d’autres termes, la vision des plus hautes autorités de l’Etat est de faire du Gabon un leader mondial du bois tropical certifié, porté par une industrie valorisant pleinement la ressource et exploité à partir d’une forêt sous aménagement jouant son rôle de puits de carbone et sanctuaire de biodiversité au service de l’humanité.

En conséquence, le Gouvernement gabonais rejette ces accusations et la tentative maladroite des auteurs de l’enquête menée, visant à discréditer le Gabon à partir d’actes isolés qu’aurait commis un opérateur privé.

Dans tous les cas, le Gouvernement gabonais a ouvert sa propre enquête afin de mieux recouper ces allégations et se réserve le droit de poursuivre les auteurs de tous ces actes répréhensibles, dès que la lumière sera faite.

Fait à Libreville le 2 9 MARS 2019

Le Ministre d’Etat, Ministre des Forêts et de l’Environnement chargé du Plan climat

Guy Bertrand MAPANGOU

 
 

1 Commentaire

  1. Elishaotche dit :

    Je remercie led auteurs de cette enquéte. Ils soulevent une problematique très pertinente qui necessite d’être reglée au plus haut point. Les agents de ce noble ministere ont longtemps été sacrifiés pour laisser pour compte les agissements indisieux de ces ministres vereux qui sont nommés à la tête cette administration noble.Nous pensons en tant que gabonaid, qu’il est temps que le mal de ce ministère soit éradiqué à la source. La plupart de ces operateurs chinois sont protégés par ces ministres, qui n’hesitent pas d’intimider les agents à la moindre verbalisation de leurs protégés.

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