Un séminaire de prévention et de lutte contre la corruption s’est ouvert le 5 avril à Libreville, à l’initiative du Programme de renforcement des capacités des institutions de contrôle de l’État et des inscriptions au Gabon (Priciega). Cette rencontre regroupe les agents des douanes et des impôts, les gestionnaires des crédits et des marchés publics, ainsi que les forces de l’ordre.

Corruption dans l'administration Gabon

Cette initiative vise ainsi à favoriser et renforcer la prévention, au sein des administrations publiques,  concernant la lutte contre la corruption, dont les proportions vont crescendo dans le pays. Selon les séminaristes, la corruption au Gabon, relève de l’abus de pouvoir, de l’absence de l’éthique, de la morale ou de la probité dans la prise de décision.

«Au Gabon, ces pratiques sont aujourd’hui prohibées et d’autres passibles de sanctions pénales comme le délit d’initié, dans la mesure où l’information obtenue peut fausser les règles du marché», a déclaré Michel Mbadinga, coordonateur de cette rencontre. Par conséquent, «la corruption devient un prisme à plusieurs facettes que l’on peut observer au Gabon sous plusieurs angles», a-t-il ajouté, soulignant à cet effet, qu’«on peut on peut l’appréhender comme un phénomène social, politique, économique ou organisationnel».

Président du comité de pilotage du Priciega, Hervé Biba Nzengue a rappelé, à l’ouverture de ce séminaire, que «c’est dans le cadre de l’accord de don signé le 16 novembre 2007 entre l’État gabonais et la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique (ACBF) que le Priciega a vu le jour. Ce programme qui est un instrument de valorisation de la bonne gouvernance s’intègre dans le vaste chantier du Gabon émergent, dont le projet de société du président de la République Ali Bongo en fait une parfaite synthèse».

Pour le secrétaire général du gouvernement, Vincent Rawambia, «les causes de la corruption étant de nature économique, la mauvaise gouvernance est génératrice de la corruption qui nuit gravement au développement économique, et donc à la mise en place d’un Etat émergent. La bonne gouvernance est une nécessité pour notre pays et cette exigence suppose entre autres, l’obligation de rendre des comptes (…) Cette exigence passe aussi par l’obligation d’efficience et d’égalité pour une production de services de qualité aux citoyens usagers du service public et celle liée à l’adaptabilité, pour prévoir et faire face aux défis liés aux mutations sociétales ainsi que l’obligation de transparence pour un examen critique de son action  notamment par le parlement, par les juridictions compétentes et par la société civile».

Transparency International a publié en décembre dernier son Indice de perception de la corruption (IPC) 2011 dans lequel le Gabon arrive au 100e rang sur 183 pays. Le pays a ainsi réalisé ainsi un gain de 10 places par rapport à 2010 confirmant ses efforts considérables dans la lutte contre la corruption. Cette rencontre permettra aux participants de renforcer la prise de conscience des populations de ce que la corruption est un frein pour l’économie gabonaise. Le gouvernement attend beaucoup des différentes recommandations qui seront formulées par les séminaristes, lors des différents ateliers de cette rencontre qui s’achève ce 6 avril.

 
 

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