Apprécié par des mélomanes tant nationaux qu’internationaux, Hilarion Nguéma, l’un des piliers de la musique gabonaise a été célébré le 6 avril dernier dans le cadre d’un hommage national qui lui a été rendu, pour l’ensemble de son œuvre artistique, grâce à une organisation du ministère en charge de la Culture.

Le ministre de la Culture, Alain-Claude Bilie –By-Nze en compagnie de Hilarion Nguema (Capture d’écran). © Gabonreview

 

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La Nation gabonaise a rendu un vibrant hommage, le weekend dernier, au Jardin botanique, à Hilarion Nguéma pour sa contribution à l’éclosion d’une musique gabonaise moderne. Pour cette célébration, le ministère de la Culture et des Arts a mobilisé de nombreux artistes de la jeune génération et celle passée.

Après Mackjoss, Pierre Claver Akendengué et Pierre Claver Zeng Ebome, l’acte 4 de l’hommage de la Nation à ces artistes a mis ses projecteurs sur Hilarion Nguéma. Une occasion pour les mélomanes de fêter ce grand homme de la musique gabonaise et africaine, considéré comme un «Monstre sacré» dans son domaine. Le public, constitué de fans, mais également des mélomanes de la première heure et certains de ses collègues, a largement effectué le déplacement du Jardin botanique.

«Il a une carrière qui a quasiment l’âge du Gabon. Il est une vraie mémoire, un vrai livre de l’histoire du Gabon. Contrairement à ce qui se dit, l’hommage n’est pas que pour ceux qui sont décédés. C’est aussi une façon de célébrer quelqu’un et de son vivant», a expliqué le ministre de la Culture, Alain-Claude Bilie-By-Nze.

Ce monstre sacré de la musique gabonaise a commencé sa carrière en 1958 au sein de Jeunesse-Band, un petit orchestre d’élèves du Collège catholique Mont-Fort. En 1962, avec le légendaire Paul-Marie Mounanga, il crée l’orchestre Afro-Succès dont il restera le leader jusqu’au début des années 80. La musique de Hilarion Nguéma est une sublime synthèse de plusieurs influences issues du Makossa camerounais, du Soukous du Zaïre de l’époque, ainsi que du Mvett de sa culture natale. Ses textes sont de petits sketches qui prêtent à rire tout en étant moraux ou didactiques. Ce sont de véritables chroniques sociales qui collent à l’actualité du moment de leur écriture.

«Je suis reconnaissant et je remercie l’éternel de m’avoir préservé, de m’avoir permis de voir le nouveau Gabon après l’ancien Gabon et on ne sait jamais, le Gabon de demain. C’est un rêve vivant que je suis en train de vivre», a déclaré Hilarion Nguéma.

Plusieurs artistes se sont succédé sur la scène pour interpréter ses chansons, allant du célèbre «Quand la femme se fâche…» à «Sida», «Gabon pays de joie» et «Libreville». Cet hommage a été une excellente opportunité de redécouvrir cet artiste prolifique, auteur de plusieurs tubes à succès et d’une douzaine d’albums enregistrés aussi bien en Afrique qu’en Europe, au cours de sa carrière de près d’une cinquantaine d’années.

 
 

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