La journée internationale de la Femme, ce 8 mars, est l’occasion de présenter aux Gabonaises la nouvelle ministre de la Famille et des Affaires Sociales, Honorine Nzet Biteghe. Son parcours est celui d’une militante qui a défendu, bien avant son entrée au gouvernement, les droits des femmes et de famille sur toutes tribunes. La femme qu’il fallait à la place qui est la sienne aujourd’hui. 

Ministre de la Famille et des Affaires Sociales dans le gouvernement Ndong Sima, Mme Nzet Biteghe, née Honorine Ntsame Allogo, figure certainement parmi les personnalités dont la nomination a suscité une adhésion, un acquiescement quasi unanime. Il ne s’agit pas simplement d’une femme, d’une simple mère de famille pour gérer la Famille et les affaires sociales. La dame est précédée d’une réputation de battante, de militante des droits de l’homme et de spécialiste des questions de la famille et de genre.

La dame de fer, ainsi qu’on l’a surnommée dans certains milieux, a raconté que depuis le Lycée, un oncle lui brandissait une revue ayant femme juriste à la première page et lui répétait qu’elle sera juge. Elle l’est devenue et a même été la première gabonaise à occuper la fonction de Président du tribunal.

Membre de la Commission des Droits de l’Homme, Mme Nzet Biteghe, née Honorine Ntsame Allogo, est présidente de l’Observatoire des Droits de la Femme et de la Parité. Elle est connue du public pour son intense activité au service de l’épanouissement de la Femme gabonaise. Notamment pour ce qui est du Droit des femmes. Elle anime des conférences-débats, des émissions, des ateliers et compte de nombreuses publications qui aident à la vulgarisation du Droit auprès de la gente féminine.

Sa passion de prédilection est la lecture de la Bible. Par conséquent, elle aime prier et chanter des louanges, même lorsqu’elle est seule. Sans être une fanatique, c’est une chrétienne pratiquante qui aime également la musique et se trouve être une fan de Maman Dédé dont elle recommande le titre « Me mane yé eñing ». Sa vie de famille vient juste après ses préoccupations spirituelles. Loin d’être une mère poule, Honorine Nzet Biteghe sait se montrer dure quand il le faut mais elle n’hésite pas à demander pardon à ses enfants si elle venait à se tromper.

Parcours professionnel

Passionnée et doué en langues, Mme Nzet Biteghe, à l’époque Mlle Honorine Ntsame Allogo, a obtenu un Bac A4 et se prédestinait à l’interprétariat. Mais, par des chamboulements du destin, elle se retrouve au département de Droit de l’Université nationale du Gabon dont l’Ecole nationale de Magistrature faisait alors partie. Elle en sort Magistrat.

Elle commence sa carrière comme Juge d’instruction à Libreville, puis devient Juge au siège du même tribunal. En 1982, elle est promue Vice-présidente du tribunal et l’année suivante elle se retrouve à Oyem comme 1er Substitut du Procureur de la République. Deux ans plus tard, elle devient président du tribunal d’Oyem. C’est d’ailleurs la première fois qu’une femme sortie de l’Ecole de magistrature du Gabon se voit échoir ce poste.

Honorine Nzet Biteghe bénéficie entre-temps de stage en Occident qui la perfectionne en Contentieux administratif. C’est ainsi qu’elle est promue Conseiller à la Cour d’appel de Franceville, puis à celle de Libreville, cumulativement avec ses fonctions de Doyen des juges d’instruction de Libreville. C’est le premier cumul du genre au Gabon. Après quoi, notre dame d’acier devient président de chambre à la Cour d’appel. Elle sort un moment du milieu purement judiciaire pour devenir conseiller technique du ministre de la Justice. Elle revient en juridiction et se retrouve à la Chambre administrative, aujourd’hui Conseil d’Etat. Son ardeur au travail lui fint gravir les échelons de cette institution. C’est ainsi qu’elle devient président de Chambre du Conseil d’Etat, plus exactement présidente de la chambre consultative réglementaire.

Activités périphériques

Mme Nzet Biteghe n’est pas du genre à dormir en dehors de ses activités professionnelles. Elle est connue dans sa localité d’origine comme ayant été une bonne commerçante. En effet, avec ses camionnettes, elle acheminait vers Libreville de la banane et du manioc et, sur le retour, elle ramenait dans le Woleu-Ntem des produits d’épicerie, de boucherie et conserverie. Elle mise également dans le bâtiment, estimant que c’est l’un des investissements les plus sûrs.

Sans doute parce que la juridiction est un secteur d’activité taciturne, Honorine Nzet Biteghe n’était vraiment connue du grand public, avant son entrée au gouvernement, que par ses occupations associatives. Elle a, en effet, été membre de la commission des Droits de l’Homme où elle a occupé, de surcroît, le siège de présidente de l’Observatoire des Droits de la Femme et de la Parité. Et, c’est cette en qualité que Mme Nzet Biteghe a animé les émissions de vulgarisation du Droit qui l’ont fait connaître du grand public, notamment des femmes. Grâce à ses émission et aux brochures qu’elle édite, les femmes gabonaises ont fini par comprendre qu’elles peuvent porter plainte. Autant de choses qui font d’elle une sorte de gourou qui est sans cesse consultée par les femmes, surtout dans le cadre de la « Clinique Juridique » de son ONG. Si ce n’est pas une vie remplie, ça y ressemble fort.

 
 

2 Commentaires

  1. Adolf dit :

    Bravo, une vie remplie!!!!

  2. le conseiller dit :

    Shalom maman,
    Que mon Seigneur Jésus Christ continue de bénir ton ministère. Non pas celui des hommes, Mais celui qui t’a été confié de Dieu le Tout Puissant et révélateur de notre avenir: “le Monde attend avec un ardent désir la révélation des fils de l’Homme”. Le Saint-Esprit aidera tout le monde à comprendre mes paroles.

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