La gestion de cet établissement hôtelier appartenant à l’État, en difficulté depuis plusieurs années, a été officiellement cédée à un opérateur économique privé gabonais à la faveur de la signature d’un mémorandum d’entente, le vendredi 9 août.

Propriété de l’Etat gabonais, l’hôtel Leconi Palace de Franceville a été privatisé. © Gabonreview

 

Poignée de main entre Justin Ndoundangoye (à gauche) et Kambangoye Izzi Ghassam, après la signature officielle du mémorandum d’entente, le 9 août 2019. © D.R.

En proie à des difficultés financières depuis plusieurs années, le Leconi Palace devrait bientôt voir ses activités atteindre la vitesse de croisière après leur timide relance en mars 2018. C’est, en tout cas, la toute récente promesse de Kambangoye Izzi Ghassam, nouveau gestionnaire de l’établissement hôtelier situé sur les hauteurs de la ville de Franceville.

Lors de la cérémonie de signature officielle du mémorandum d’entente avec le ministère des Transports et du Tourisme, le promoteur gabonais s’est, en effet, engagé à investir 10 milliards de francs CFA sur 18 mois en vue de la réhabilitation et la rénovation de cet hôtel de luxe qui compte 78 chambres, dont 18 suites.

Pour Justin Ndoundangoye, la cession de Leconi Palace à un opérateur privé répond à un but : la rationalisation des dépenses de l’État. Le ministre des Transports et du Tourisme rappelle d’ailleurs que cette cession est l’une des recommandations des Rencontres nationales du tourisme (RNT) organisées en juillet dernier à Libreville. D’autres établissements hôteliers publics devraient être privatisés. Plusieurs opérateurs, à l’instar du groupe Wali Hotel & Resorts, propriétaire des hôtels Re-Ndama, avaient exprimé, en février 2019, leur volonté d’assurer la gestion du patrimoine hôtelier public au Gabon.

En attendant d’autres cessions du même genre, l’Etat s’est engagé auprès du nouveau gestionnaire à éponger sa dette salariale vis-à-vis des employés, pour ce qui est du Leconi Palace. Pour sa part, Kambangoye Izzi Ghassam assure que tous les employés seront maintenus avant d’être rejoints par d’autres.

 
 

2 Commentaires

  1. Bataba dit :

    Le montant de la vente à ce Libanais… ou bien c’est encore un prête nom et un baron se cache derrière tout ça?
    Le montant SVP messieurs les journalistes…

  2. Lavue dit :

    Toi aussi Bataba,
    Comment tu peux dire que Koumbangoye est Libanais. Faut bien qu’on montre au monde que le pays a aussi de vrais hommes affaires et pas que des politicards véreux formés au sein de l’Etat-PDG dans le détournement des fonds publics et qui s’essaient en affaires. Koumbangoye lui au moins ses parents étaient certainement de grands commerçants ou hommes d’affaires de grand-père en petit-fils. Peux-tu dire la même chose de combien “d’hommes d’affaires” gabonais pure souche?
    Allez laisse-les avancer vers le terminus.

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