La Commission nationale de fixation des produits pétroliers a tenu une séance de travail, le 10 avril avec les partenaires sociaux afin de mieux expliquer le mécanisme de fixation du prix des carburants à la pompe, afin qu’ils soient de meilleurs relais pour la population.

Organisée par la direction générale des Hydrocarbures, la réunion présidée par Bernardin Mvé Assoumou avait pour objectif d’acter l’entrée des partenaires sociaux dans la Commission nationale de fixation des produits pétroliers et leur expliquer les mécanismes et les éléments conduisant à la fixation des coûts de ces produits.

Le Syndicat libre des transporteurs terrestres du Gabon (Syltteg) et le Congrès syndical du ministère de l’Industrie et du Commerce (Cosmic) ont participé à cette réunion. «Le ministre a tenu un point de presse la semaine dernière et il a donné un certain d’éléments en ce qui concerne l’évolution, les perspectives des prix et il fallait qu’à notre niveau, et sur le plan technique, et à l’intérieur d’une Commission qui regroupe l’ensemble des administrations concernées, que nous puissions inviter les partenaires sociaux pour leur expliquer, du point de vue technique, comment cela se déroule», a expliqué le directeur général des Hydrocarbures, Bernardin Mvé Assoumou.Le ministre en charge du Pétrole et des Hydrocarbures, Pascal Houangni Ambouroue, a indiqué le 4 avril dernier que «les prix de vente des produits pétroliers aux consommateurs sont calculés régulièrement par la Commission nationale des prix des produits pétroliers sur la base des cours internationaux des prix des produits pétroliers». La séance de travail de ce jour a donc permis d’apporter des éléments techniques à ces acteurs de la société civile.

«Il vous souviendra que nous avons fait le reproche au ministère, il y a quelques mois, de ne pas associer les partenaires sociaux et tous les concernés en matière de fixation des prix des produits pétroliers. C’est désormais chose faite. C’était là notre première réunion dans cette Commission où des explications nous ont été données sur la double problématique de la structure des coûts, qui permet de fixer les prix des produits pétroliers, et surtout sur le mécanisme qui est appliqué en ce moment, qui est le mécanisme d’indexation, pour qu’il y ait la répercussion des fluctuations des prix du brut à l’international sur le coût à la pompe», a déclaré le président du Syltteg, Jean Robert Menie.

Si le président du Syltteg note que dans leur secteur des Transports terrestres, le carburant est l’une de leurs plus grosses charges, il a ajouté que des explications leur ont été données pour que, d’une part, ils puissent les relayer à tous leurs adhérents et à tous les membres de la société civile et aussi pour que d’autre part, ils puissent, avec eux, mener des réflexions qui pourraient aboutir sur des atténuations des coûts des produits pétroliers.

«En réalité. Ce sont des calculs qui sont faits. Ce n’est pas de l’improvisation. La prise en compte de tous les éléments permet, chaque mois de pouvoir donner un prix à la pompe. Il était donc important que nous puissions échanger avec les partenaires sociaux afin qu’ils comprennent comment cela se passe», a précisé le DG des Hydrocarbures.

Toutes les parties se sont accordé sur ce travail «toujours utile du moment où les uns et les autres ne comprennent pas ce qui se passe». «Il s’agissait donc de leur montrer les problématiques de la structure des prix et de montrer que l’ajustement qui est fait permet aujourd’hui de nous mettre à l’abri des ruptures», a souligné Bernardin Mvé Assoumou.

 
 

1 Commentaire

  1. Rhody Junior dit :

    Le tout n’est pas d’expliquer la méthode que vous utilisez, mais aussi de faire comprendre pourquoi celle ci et pas une autre.

    Sachant que le Gabon reçoit sa part de brut via la GOC qui est chargée de la revendre, pourquoi la part de la consommation intérieure n’y est pas directement prélevée (ce qui baisserait fortement le prix du carburant sur le territoire gabonais)?

    Aussi sur quelles bases s’appliquent vos taxes à vous? et comment expliquer qu’à la fin de votre grand calcul le carburant soit plus cher ici que dans les pays frères non producteur (diesel à 575 Fcfa au Cameroun quand il est à 625 Fcfa ici pour un litre)? N’est ce pas paradoxal?

    Vous avez mal géré, vous êtes servis dans les caisses et aujourd’hui vous voulez être les pompiers du feu que vous avez allumé. En remontant jusqu’à la première goutte de pétrole ayant été extraite en terre gabonaise, nous pouvons reprocher à ce pouvoir (vu que c’est le même depuis 1967 voire 1960 directement), le fait que les pays du Golf ont des prix à la pompe très bas (Moins de 400 Fcfa pour l’essence à Dubaï par exemple); alors que vous vous êtes complu dans un système de péréquation au lieu simplement de prélever ce qu’il faut à votre propre consommation.

    Tout ceci nous conduisant à une situation absurde (fruit de votre incompétence), le pétrole extrait au large de nos cotes coûte le même prix à un gabonais, qu’à celui qui l’achèterait en France en Chine, à des milliers de km.

    Merci pouvoir Bongoiste (qui au passage prélève certainement sa commission en bon actionnaire), en plus de l’être pour le monde, nous parvenons à être la risée de nous même.

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