L’Institut africain d’informatique (IAI) a entamé sa restructuration profonde. Le Conseil d’administration extraordinaire de l’établissement tenu le 16 novembre à Libreville a, entre autres, débouché sur la suspension de l’actuelle directrice générale, Binta Fatouma Kalme et la mise en place d’une commission de contrôle.

Le ministre de la Communication, Rigobert Ikambouayat Ndeka, présidant le Conseil d’administration extraordinaire d’IAI, Libreville, le 16 novembre 2019. © Min. Communication

 

Les différentes délégations des pays membres ayant pris part au Conseil d’administration extraordinaire, le 16 novembre 2019. © Min. Communication

L’Institut africain d’informatique (IAI) s’achemine peut-être vers une sortie de crise, avec les résolutions issues du Conseil d’administration extraordinaire, tenu le 16 novembre à Libreville.

Si le Conseil d’administration a reconduit le Comité ad hoc de gouvernance transitoire, avec des missions opérationnelles, il a par contre suspendu Binta Fatouma Kalme, la directrice de l’établissement, et a mis un veto sur le renouvellement de son contrat.

Le Conseil d’administration a désigné une nouvelle équipe dirigeante de l’établissement et les représentants de certains pays membres, notamment ceux du Congo, Benin, Togo, Burkina Faso et du Cameroun. Ces derniers auront la mission de conduire la commission de contrôle de l’établissement. Désormais chaque État membre aura la possibilité d’organiser le concours d’entrée à IAI. Par ailleurs, le Conseil d’administration a reconduit le mandat de Rigobert Ikambouayat Ndeka à la présidence du conseil. Ce dernier s’est d’ailleurs réjoui de l’aboutissement de travaux, ce d’autant que ceux-ci ont été «soutenus par l’Union africaine l’Agence française de développement (AFD) l’Union européenne et L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco)», a déclaré Rigobert Ikambouayat Ndeka.

Plongé dans une profonde crise depuis des années, IAI accumule à ce jour plus de 3,5 milliards de francs CFA d’arriérés. Cette dette plombe l’établissement dans l’exercice de ses missions académiques.

 
 

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