L’année académique 2017-2018 ayant été perturbée par une grave crise au sein de l’Institut africain d’informatique (IAI), sa directrice générale, Binta Fatouma Kalmé, craint que cet établissement dont se sont délestés certains Etats membres, ne connaisse une nouvelle année blanche en 2019.

Les plaintes des étudiants sur la clôture de l’Institut à Libreville. © D.R.

 

Binta Fatouma Kalmé, DG de l’IAI. © D.R.

Les lendemains de l’IAI à Libreville s’annoncent plutôt moroses. Après la crise de 2018, avec la grève cumulée des enseignants et du personnel administratif qui réclamaient plusieurs mois de salaires impayés et de meilleures conditions de travail, Binta Fatouma Kalmé n’est pas sûre qu’en 2019, la situation de l’établissement inter-Etats d’enseignement supérieur s’améliore.

«Aujourd’hui, nous sommes dans un blocage puisque nous avons traversé une année blanche. Nous n’avons pas encore fait la rentrée de cette année», confie la directrice générale de l’IAI dans une interview au site nigérien Lesahel.org.

Pour Binta Fatouma Kalmé, la rentrée de cette année ne peut être effective que si l’établissement parvient à mobiliser des moyens financiers conséquents. Or, 48 ans après sa création, l’IAI semble totalement abandonné par plusieurs des Etats-membres, censés financer ses activités.

«Je pense que les Etats doivent faire les efforts pour que les cours reprennent. C’est un cri de cœur que je lance, et je pense que les Etats peuvent faire un effort pour sauver cette jeunesse», alerte la directrice générale, disant faire face depuis son arrivée au Gabon, en 2016, à «la résistance au changement» de certains, en plus de «l’insuffisance des ressources financières».

Porteuse d’un projet de réforme supposé aboutir à «la renaissance de l’Institut», Binta Fatouma Kalmé ne manque pas d’inviter les opérateurs privés du numérique à nouer des partenariats avec l’IAI. Ce qui permettrait de garantir la survie de l’Institut. D’autant que, selon elle, seuls les frais de scolarité des étudiants ne suffisent plus.

«A la base, les étudiants qui sortaient de l’IAI, allaient directement servir leurs Etats. Mais aujourd’hui, on constate que les étudiants qui en sortent, servent, à 90%, les opérateurs en charge du numérique et c’est la raison pour laquelle il faut changer le modèle économique pour faire participer tous les opérateurs en charge du numérique à la formation de ces étudiants. Cela fait partie d’ailleurs de leur cahier des charges où le fonds d’accès universel prévoit des formations dans le domaine des TIC (Techniques de l’information et de la communication, ndlr)», défend-t-elle.

 
 

1 Commentaire

  1. GASPARITO dit :

    L’IAI meurt à cause de l’incompétence avérée de cette Directrice qui s’est révélée être une prédatrice hors pairs. D’abord elle ne mérite pas d’être directrice de cette école vu ses faiblesses notoires mille fois constatées et manisfestées par elle même à plusieurs occasions. Le plan de relance de l’IAI ne peut démarrer que si elle est virée. Et il faut qu’elle rende compte de sa gestion avant de partir sinon, elle n’aura rien fait et elle va partir avec des millions volés. A bas, les voleurs incompétents!!!!

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