Le président de l’Assemblée nationale vient de mettre fin aux débats autour de l’arrestation de Tony Ondo Mba, élu député sous la bannière de son parti, le Rassemblement pour la restauration des valeurs (RV). Pour Faustin Boukoubi, l’élu de Bitam n’avait pas la qualité de député au moment de son interpellation.

Pour Faustin Boukoubi, Tony Ondo Mba n’est pas couvert par l’immunité parlementaire au moment de son arrestation. © Capture d’écran / Gabon 1ère

 

Après l’interpellation de Tony Ondo par la Direction générale des recherches (DGR), le 3 décembre à Libreville, l’immunité parlementaire de l’élu de Bitam a alimenté les débats. A l’instar du procureur de la République, 24 heures plus tôt, le président de l’Assemblée nationale a voulu mettre fin au débat, le 5 décembre.

«Au lendemain d’une session plénière à laquelle les ministres ont participé, nous avons reçu la visite de deux anciens membres du gouvernement, Jean-Fidèle Otandault et Tony Ondo Mba. Ils sont venus pour me présenter leurs civilités et en même temps, ont-ils dit, demander les formalités à remplir pour intégrer l’Assemblée nationale, parce que ayant été élu en octobre 2018, ils n’exerçaient plus leurs fonctions de députés depuis leur nomination au gouvernement. Ce sont leurs suppléants qui siégeaient. Quelques instants après, nous apprenions mes collègues et moi, que Tony Ondo Mba a été interpellé à l’extérieur de la concession de l’Assemblée nationale. Et s’agissant de l’immunité, à notre connaissance, Tony Ondo Mba qui ne siégeait pas, n’avait pas la qualité de député, ne jouissait pas de l’immunité parlementaire au moment où il a été interpellé», a expliqué Faustin Boukoubi à Gabon 1ère.

Pas sûr que ces explications suffiront à convaincre le Rassemblement pour la restauration des valeurs (RV), le parti sous lequel Tony Ondo Mba a remporté les législatives 2018 et dont il est le président. «Tony Ondo Mba a bel et bien pris part, le 11 janvier 2019, à l’élection des membres du bureau de l’Assemblée nationale. Toute chose qui lui confère la qualité de député, emportant, de droit, son immunité parlementaire», avait soutenu RV, peu après l’arrestation de son leader.

Après son limogeage du gouvernement où il gérait le portefeuille de l’Eau et l’Énergie, Tony Ondo Mba a été arrêté le 3 décembre, après une perquisition à son domicile à Angondjé. L’ancien ministre a été cité par plusieurs prévenus  dans les faits de détournements de deniers publics, concussion et blanchiment de capitaux.

 
 

5 Commentaires

  1. Jean jacques dit :

    Le pays comme le Gabon on devrait meme banir les histoires de immunite,ca encourage les gens faire lrs betises.

  2. Bibouboua dit :

    Arrêtez de prendre les Gabonais pour des imbéciles. Le Président de l’Assemblée Nationale doit dire au peuple gabonais ce qu’il a répondu à l’élu de Bitam, qui était allé le voir pour récupérer son siège. Car normalement, un Député titulaire démis du Gouvernement reprend son siège de façon automatique, sans qu’il n’y ait besoin de procédure particulière. Ça s’est toujours passé ainsi. Pour quelle raison Mr. Boukoubi n’a-t-il remis à Mr. Ondo Mba ses attributs de Député…? Et lorsque le Président de l’Assemblée Nationale déclare qu’il va s’en référer aux “autorités compétentes” pour décider de la conduite à suivre devant l’arrestation d’un Député, il signe publiquement la soumission du Pouvoir Législatif aux pouvoirs exécutif et judiciaire. Donc, la Republique a foutu le camp… Parlons donc d’autre chose, mais pas de la Republique Gabonaise.

  3. SERGE MAKAYA dit :

    CORRUPTION PARLEMENTAIRE. A NTARE NZAME !!!

  4. Ponce Pilate dit :

    Il vient bettement et une 2nde fois de sauver la peau de TOM.
    La 1ere fois c’est quand ils lui ont demandé de prêter serment rendant ainsi irrecevable tout propos de ce dernier car couvert par ce serment constitutionnel de ministre
    Là, il vient de créer un vice de forme en autorisant l’arrestation d’un élu en cours de mandat rendant une nouvelle irrecevable toute cette procédure.
    Mais comme si cela ne suffisait pas, on parle de crimes commis pas des ministres mais à aucun moment on entend parler de Cour de Justice de la République, encore un autre vice de forme.

    Enfin, ils se foutent continuellement de nous.

Poster un commentaire


 

 
 

RECEVEZ LE BULLETIN D’INFOS MATINALES DE GABONREVIEW