Elle a quitté la terre des hommes il y a maintenant trois ans et même si elle est controversée dans certains milieux, Edith-Lucie Bongo Ondimba aura marqué de sa présence la vie publique gabonaise durant les deux dernières décennies de vie d’Omar Bongo. Petit récapitulatif de son legs.

Edith Lucie Bongo

La famille Bongo Ondimba a organisé, ce mercredi 14 mars à la cathédrale Sainte Marie de Libreville, une messe d’action de grâce en la mémoire d’Edith-Lucie Bongo Ondimba. Même si on notait une diminution de l’assistance par rapport aux années précédentes, quelques centaines de personnes ont pris part à cet office religieux.

Messe Edith Lucie Bongo

La messe d'action de grâce, donnée en mémoire d'Edith Lucie Bongo Ondimaba le 14 mars 2012, dans la cathédrale Sainte Marie de Libreville.

Emmenée par Pascaline Mferry Bongo, la famille Bongo Ondimba a été très remarquée à cette messe donnée par l’archevêque de Libreville, Mgr Basile Mve Engone. On notait également la présence de nombreuses personnalités de la scène politique nationale. Entre autres, Rose Rogombé, Guy Nzouba Ndama, Faustin Boukoubi, Ida Reteno Assonouet, Emmanuel Issozet Ngondet, Jean François Ndongou ou Michel Essonghé.

Femme engagée et de conviction, Edith-Lucie Bongo Ondimba, décédée le 14 mars 2009 à Rabat (Maroc) et inhumée le 22 mars de la même année à Edu au Congo, avait encore tant à donner. Pour mémoire, elle a laissé un héritage notable qui n’a pas de sitôt disparu du paysage social gabonais.

L’une de ses œuvres les plus remarquables est sans doute la Fondation Horizons Nouveaux créée pour apporter une assistance médicale et éducative spécialisée aux enfants ayant des déficiences psychomotrices. Dotée d’infrastructures futuristes qui s’étendent sur 5800 m2, la Fondation a été conçue pour matérialiser une devise chère à Mme Bongo Ondimba: «Un enfant, un être, un avenir qui a besoin de vous».

La défunte Première Dame était également la fondatrice du complexe scolaire ultramoderne Michel Dirat dont la vocation est de contribuer à la formation de l’élite de demain. Ce groupe scolaire a fait partie un bon moment des établissements primaires et secondaires de référence du pays. Ses résultats, son entretien et sa fréquentation ont baissé depuis la disparition de son promoteur. Ce qui est fort regrettable quand on sait que l’établissement bénéficiait également d’une subvention de l’État qui n’a jamais cessé.

Edith Lucie Bongo au chevet d'une jeune maman à la polyclinique El-RaphaEdith-Lucie Bongo était également la promotrice de la Polyclinique El-Rapha, structure sanitaire qui propose une large gamme d’offres de soin de santé. Dotée de services complets de haut niveau, El-Rapha est également une des structures sanitaires de référence du pays. Vraisemblablement, le standing de l’établissement et ses performances n’ont pas décru avec la disparition de son principal promoteur et de son président d’époux.

L’engagement de la défunte Première Dame dans la lutte contre le VIH/Sida a été exemplaire. Elle a créé avec ses homologues en 2002, à Genève, l’Organisation des premières dames d’Afrique pour la lutte contre le Sida (OPDAS), et dont elle avait assuré avec efficacité la première présidence, tournante.

Ses plaidoyers pour la prise en charge des personnes atteintes du VIH/Sida avaient notamment permis de mettre sur pied au Gabon les Centres de traitement ambulatoires (CTA) qui ont contribué largement à la baisse des coûts des antirétroviraux et aidé bien de malades démunis.

Tel est donc le legs, non exhaustif, d’Edith-Lucie Bongo Ondimba à ses compatriotes, pour le bien-être des enfants handicapés et pour plus d’humanité envers les personnes démunies et celles touchées par le VIH/Sida. Tous ceux qui l’ont aimé et tous ceux qui ont travaillé à ses côtés ont le devoir d’une bataille de chaque instant et de tous les jours pour perpétuer et développer ces différentes réalisations.

Edith-Lucie Sassou Nguesso avait épousé, en 1990, Omar Bongo Ondimba, devenant ainsi Mme Edith-Lucie Bongo Ondimba. Elle a eu deux enfants avec le président Gabonais. Omar Bongo est décédé quelques mois après son épouse, en juin, à l’âge de 73 ans.

Cathedrale de Libreville Messe Edith Lucie Bongo

 
 

13 Commentaires

  1. le Fils de la veuve dit :

    Les Gabonais font pitié …. Une dame qui a pillé votre pays et dont la famille a refusé qu’elle soit enterrée chez vous vous conduit à la célébrer ? Vraiment bizzarre….. Une dame qui vous a nargué toute la vie suscite votre compassion ? Curieux…. Une dame dont la gestion du décès a humilié votre créateur au point qu’il se soit laissé allé jusqu’à l’issue fatale provique tant de regrets ? Triste…. Nous les pauvres gens, on voit dans ce qui vient de se passer à Brazzaville un messsage de Dieu à l’endroit de cette dame, de son fameux papa et de sa famille pour tout le mal qu’ils ont fait au Gabon, au Congo et à toute l’Afrique…. Pitié pour ceux qui font semblant de pleurer… Jusqu’où vous menera le goût de l’argent mal gagné puidsque volé à vos peuples ?

    • Luc Lemaire dit :

      Je te trouve bien cruel Le fils de la Veuve… J’ai cru voir des personnalités qui ont tes faveurs, qui semblent du moins, qui disposent d’une fortune tombée du ciel, et qui ne semblent pas prêt à faire le sacrifice d’une petite partie de leurs biens pour donner aux plus faibles et aux plus démunis une chance de vivre une vie meilleure… Peut-être parce qu’ils ne sont pas des électeurs potentiels. Je crois que tu as été un peu loin dans tes propos, et je dis ça sans arrières pensées. Personne n’est tout lumineux ou tout sombre, mais ce qu’on retient de ceux qui sont morts doit être ce qu’ils ont fait de mieux il me semble. Il y a bien assez de batailles à mener contre les vivants !

      • Yves dit :

        Luc Lemaire,

        Le problème avec votre argument est que la générosité de cette femme reste à prouver. A mon humble avis, ponctionner 10 milliards au trésor gabonais pour ensuite en utiliser un petit milliard pour quelques œuvres caritatives et empocher les 9 restant pour ses châteaux et véhicules en France, n’est pas à mon sens de la générosité. N’oublions quand même pas que cette dame fut la monnaie d’échange pour le pacte entre Sassou et Bongo qui lança la guerre civile au Congo dont Libreville et Franceville furent les plaques tournantes des livraisons d’armes aux mercenaires de Sassou. Faire de cette femme une mère Theresa est quand même trop gros, vous en conviendrez.

  2. L'HOMME dit :

    Je pense moi que cette femmes mérite vraiment beaucoup lus que ça, nous savons tous le grand coeur qu’elle avait, tout ce qu’elle avait fait pour nous, nous ses fils gabonais que nous sommes, les gens doivent etre un peu reconnaissant, c’est le minimum lorsque l’on voit tout ce que cette dame a fait pour le Gabon. Moi je dis merci maman, que Dieu te pardonne pour tes manquements.

  3. de Passage sur terre dit :

    Le fils de la veuve… En te lisant je vois que tu réfléchis mais à mon sens pas assez rendre hommage à une première Dame c’est quelque chose de tout à fait normal ça arrive dans tous les pays. Maintenant,elle est morte donc laisse la reposer en paix.

  4. Citoyen libre dit :

    Certains gabonais souffrent du syndrome de Stockholm, telement ils souffrent qu’ils sont obligés d’aimer leur bourreau

    • de Passage sur terre dit :

      ben c’est l’objectif du syndrome en même temps mais être humain je pense que ça n’en est pas un c’est ce que je pense. Chacun a droit au respect peut importe les circonstances, pour le compte on fait tous des erreurs vous surement pas? mais faut savoir qu’ouvrir un hopital pour enfant handicapé c’est pas une petite affaire quand nos enfants aurons des trisomies au moins il y aura ce centre vas toi créer tes choses au Gabon qui souffre tant et après on pourra en faire des critiques.Toute façon l’homme est ainsi il critique toujours,tu as beau faire des choses on ne voit, quand nous mourrons on en ferra surement les frais d’ailleurs si vous êtes gabonais vous voyez bien ce qui se passe dans les veillées donc arrêtons là laissez les autres dans leur tombe parlez d’eux après leur mort sert à rien. ON OUBLIE PAS MAIS ON CHERCHE A EVOLUER C est SUR QU AU BOUT DE 40 ANS ON N’en DEVIENT PAS MOINS UN ENFANT DE COEUR VAS GERER LE GABON ON VERRA COMMENT TU VAS DORMIR LES NUIT!

  5. Bikondom dit :

    juste une question: je pensais que la famille presidentielle etait musulmane, pourquoi un office religieux catholique?

    et une remarque: les frais de scolarite a Michel Dirat sont tels que ne peuvent se le permettre qu’ une classe aisee de gabonais que nous connaissons tous et des etrangers commercants ou expats… il aurait interessant de restaurer et ameliorer les ecoles publiques abordables a tous… c juste mon avis

    2eme remarque: meme probleme a El Rapha, tres bonne initiative mais assez couteuse pour le commun des gabonais. Quand est il de l’hopital generale, de Jeanne Ebori qui aurait pu beneficier d’un “face lifting” au lieu de creer une autre structure?

    Merci pour la vie de cette 1ere dame!

    Que Dieu veille sur nous tous! a chacun son tour…

    • le Fils de la veuve dit :

      La famille présidentielle n’existe pas. C’est une notion monarchique. En République on parle de famille du président. Mais, tout cela a le mérite de montrer sous quel régime on vit et comment la confusion et le mélange des genres sont banalisés

  6. NIL dit :

    Bjr les amis je lis tous les matins les news du pays déjà coup de chapeau au responsable sauf que nous recevons les messages avec un jour de retard.Je suis d’accord avec le dernier intervenant oui la guerre doit se faire avec ceux qui restent et non avec ceux qui nous ont laissés la pensée pieuse c’est tout simplement les bienfaits de la personne

  7. le Fils de la veuve dit :

    Première dame, c’est une fonction ? Elle est inscrite où ? Combien de personnes sont mortes pour permettre à cette dame d’assouvir ses rêves de gloire, puissance et fortune ? Combien de destins sont époux a -t-il brié pour se maintenir au pouvoir et lui offrir le droit d’exprimer ses caprices ? Combien de vie son papa a t- il volé pour lui permettre d’exister ? La mort n’absout pas les gens de leurs travers… la mort ne fabrique pas des saints. Bien au contraire, elle nous permet de faire des bilans…. Mourrir n’a rien de méritoire…. Femme de dictateur, fille de dictateur, c’est ce que cette dame était… Elmle a même réussi l’exploit unique d’être à la fois femme et fille de dictateur, femme et fille de dirigeants prédateurs. La guerre civile du Congo, combien de morts ? Vote dame au grand coeur avait elle dénoncé ces morts gratuites ? Les hold up électoraux de 93, 98, 2005 avaient-il été dénoncés par votre dame au grand coeur ? Qui a créé Entraco, El Rapha, Michel Dirat ? Quelle chance cela laissait aux PME gabonaises, aux petites cliniques et autres de se développer ? Un peu de lucidité et moins d’émotion ne fait pas de mal….

    • Yves dit :

      Le fils de la veuve,

      Aie aie, ceux qui adorent leurs bourreaux ne vont pas apprécier que vous les rameniez si brutalement à la réalité, eux qui sont dans le recueillement mémorial de “Mama” Edith qu’a d’ailleurs remplacé dans leur cœur “Mama” Sylvia. Oh le larbinisme!

  8. gaella dit :

    c’est vrai elle n’etait pas si sainte que ca.Mais respectons quand meme sa memoire.

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