Selon un rapport de la Banque mondiale intitulé « Les Femmes, l’Entreprise et le Droit 2019 : une décennie de réformes », un nouvel indice qui révèle les avancées de l’inclusion économique des femmes en dix ans de réforme et éclaire le chemin restant à parcourir, le Gabon enregistre un score de 58,13 points sur 100, derrière la Guinée équatoriale avec ses 66, 25 points.

En dix ans, le Gabon n’a reconnu que deux quarts des droits de l’Homme à sa gent féminine. © D.R

 

Avec un score de 58,13 points en termes d’égalité des droits entre hommes et femmes en deçà de la moyenne mondiale de 74,71, le Gabon a encore du chemin à parcourir pour atteindre la parité totale. En effet, selon le dernier rapport de la Banque mondiale sur l’inclusion économique des femmes intitulé « Les femmes, l’entreprise et le droit 2019 : une décennie de réformes », le pays n’a reconnu et concédé que deux quarts des droits de l’Hommes à la gent féminine du Gabon, en fonction de huit indicateurs, sur une période de dix ans.

Possibilité de se mouvoir ou de créer une entreprise sans l’accord d’un tuteur ; se marier ou avoir des enfants sans contraintes légales ; exercer des fonctions égales aux hommes ; être protégée contre le harcèlement sexuel au travail ; pouvoir hériter comme un homme ; gérer des actifs, toucher une pension de retraite… De nombreux paramètres ont été pris en compte pour calculer l’indice global d’équité entre hommes et femmes.

Si le Gabon obtient de bons scores (100/100) pour l’accès à une pension retraite (75/100) et pour l’accès à l’emploi, le pays est cependant un peu à la traîne concernant les conditions liées à maternité (60/100), et à la gestion d’actifs (60/100), encore plus en terme de protections juridiques associées au déplacement, à la rémunération et à la gestion d’entreprise où il enregistre pour chacun des indicateurs (50/100) et (20/100) pour le mariage.

« La parité hommes-femmes est un processus de longue haleine qui exige une volonté politique affirmée et des efforts concertés des gouvernements, de la société civile et des organisations internationales notamment. Dans ce processus, les réformes juridiques et réglementaires constituent une première étape fondamentale », assure la Banque mondiale.

Selon le rapport de la Banque mondiale, la région de l’Afrique subsaharienne détient le record du nombre de réformes en dix ans, avec plus de 71 textes. Plus de la moitié des réformes adoptées concernent l’accès à l’emploi et le mariage. Dans ces deux indicateurs, les améliorations les plus notoires ont trait aux lois relatives à la violence à l’encontre des femmes.

Au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), la Centrafrique arrive en tête avec (71,25) suivie de la Guinée Equatoriale et du Tchad avec des scores de (66,25 points), puis le Gabon (58,13), le Cameroun (56,88) et le Congo (46,25).

Sur les 187 économies examinées, six (la Belgique, le Danemark, la France, la Lettonie, le Luxembourg et la Suède) obtiennent la note maximale de 100, signe qu’ils reconnaissent les mêmes droits aux femmes et aux hommes dans les domaines analysés. « Il y a dix ans, aucune économie ne pouvait revendiquer de telles performances » indique la Banque mondiale.

 
 

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