Les festivités du 59e anniversaire de l’accession du Gabon à la souveraineté nationale ont enregistré un pic ce 16 août. Au mausolée Léon M’ba de Libreville, le président Ali Bongo qui apparaissait pour la première fois en public depuis mars 2018, a posé une gerbe de fleurs sur la tombe du premier chef de l’Etat gabonais, tandis que sur l’esplanade du Sénat, le Premier ministre, Julien Nkoghe Bekale, a présidé la cérémonie des décorations.

Le président de la République au mausolée Léon Mba, le 16 août 2019. © Communication présidentielle

 

La tradition a été bien respectée ce 16 août, à la veille de la célébration de la fête de l’indépendance. Si la manifestation la plus marquante s’est déroulée au mausolée Léon M’ba qui a fait sa toilette des grands jours, sur l’esplanade du Senat, un autre rendez-vous avait lieu entre le Premier ministre, Julien Nkoghe Bekale, le Chancelier des Ordres nationaux, l’Amiral Hervé Nambou Douani et les récipiendaires des médailles du 17 août.

Scènes du mausolée Léon Mba et de l’esplanade du Sénat, le 17 août 2019. © Communication présidentielle et presse de la Primature

Alors que des doutes subsistaient encore jusqu’à ce vendredi, 16 août, sur sa présence effective à ces manifestations, c’est bien le chef de l’État, Ali Bongo, qui s’est prêté au cérémonial. Bien que visiblement affaibli, le président de la République a sacrifié au geste symbolique honorant la mémoire du premier président gabonais. Sur la tombe de Léon M’ba, il a déposé la gerbe de fleurs avant de saluer l’ensemble des membres de la famille de l’illustre disparu.

Depuis la survenue de ses ennuis de santé en octobre dernier, c’est sa première apparition en public, hormis le moment de son retour à Libreville le 23 mars dernier et ses apparitions dans les médias exclusivement filmées ou photographiées par le service communication de la présidence de la République. Durant cette cérémonie d’une demi-heure, très courte par rapport aux précédentes du genre, Ali Bongo marchait avec un bâton tandis que son aide camp l’aidait à gravir les marches. Tout cela en attendant son traditionnel discours à la nation, dans la soirée du même jour ainsi que la parade militaire du 17 août qu’il va présider.

Du côté de l’esplanade du Sénat, le Premier ministre a supervisé la remise des décorations. Pour cette cérémonie organisée par la Chancellerie des Ordres nationaux, des personnalités de la République, issues de tous les domaines – politique, économique, culture et social – ont été récompensées de médailles diverses. Des distinctions visant à féliciter, à honorer et à encourager leurs efforts dans ce qu’ils font et ont su bien le faire, au service et au profit de la Nation et de leurs concitoyens.

La longue liste des récipiendaires comptait des personnalités telles que Lucie Milebou-Aubusson Mboussou, présidente du Sénat, le Premier ministre, Julien Nkoghe Bekale, le directeur de cabinet du président de la République, Brice Laccruche Alihanga, le Secrétaire général de la présidence, Jean Yves Teale, ainsi que de nombreux membres du gouvernement et des anciens hauts commis de l’Etat. Ces personnalités ont été élevées, entre autres, au grade de Commandeur, d’Officier et de Chevalier dans l’un ou l’autre des deux ordres nationaux : l’ordre national de l’Etoile équatoriale et du Mérite nationale.

Les festivités se poursuivent le 17 août avec le défilé militaire, le feu d’artifice, notamment.

 
 

3 Commentaires

  1. Pascal Blois dit :

    J’ai du mal à comprendre pourquoi le Quai d’Orsay joue ce jeu de prolongation au sujet de la mort de Mr Ali Bongo. Et puis, la France devrait aider le Gabon à tourner définitivement cette page sombre de la famille Bongo. Ça été un désastre pour le Gabon, pour ne pas dire une catastrophe.

  2. Didier dit :

    Avoir de la compassion pour un assassin, c’est être soi même un assassin. Ali Bongo, tout comme son père adoptif, sont dès assassins. Ils ne méritent aucun honneur.

  3. JACK dit :

    C’est vissible et toute la terre entiere est temoins de voir que ce type est complement a l’ouest et impossible de dissernement pour des raisons de sa maladie..
    Je pense sincerement et honnetement qu’il faudrait tout de suite proclammer une vacance au pouvoir pour libérer le pays et trouver un concensus pour conduire le pays et qui a le remettre aux militaires qui soutiennent cette situation de façon officiel mais au vue des images il est inadmissible de continuer ainsi a bafouer la constitution de ce pays.

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