Les parties prenantes à la mise en œuvre du projet de développement des infrastructures locales phase 2 (PDIL2) se sont réunis, le 7 juin 2019 à Libreville, pour l’évaluation à mi-parcours du projet PDIL, trois ans après le démarrage de son exécution.

Présentation des premiers constats de la mission d’évaluation à mi-parcours du PDIL 2, par Bernard Nyaburerwa, le 7 juin 2019, à Libreville. © Gabonreview

 

L’ex-ministre délégué à l’Economie, de la Prospective, Hilaire Machima, a ouvert le 7 juin dernier, en présence de son collègue, également ex-ministre, du Commerce, David Mbadinga, et de la représentante de la Banque mondiale, Alice Ouédraogo, l’atelier de restitution des premiers constats de la mission d’évaluation à mi-parcours du projet de développement des infrastructures locales phase 2 (PDIL2).

Les officiels à l’atelier de restitution des premiers constats de la mission d’évaluation à mi-parcours du PDIL 2. © Gabonreview

Il s’est essentiellement agi, pour les participants à ces échanges, de partager les constats relevés sur l’état de la mise en place du projet et les performances atteintes au regard des résultats attendus en phase de mi-parcours ; examiner les contraintes et les risques liés à l’atteinte des objectifs à l’échéance du projet ; suggérer des ajustements utiles tant au niveau des mécanismes de mise en œuvre que de définition des contenus ; échanger sur les succès à amplifier dans la seconde phase du projet…

Selon l’expert chargé de l’évaluation à mi-parcours, Bernard Nyaburerwa, les premiers travaux démarrés en mai 2017 n’ont produit que 50% de réalisation de pavage et d’assainissement des voiries prioritaires de la capitale gabonaise, de Port-Gentil et d’Oyem, pour un taux de décaissement du compte du prêt évalué actuellement à 28%. Le faible rythme de travaux, le retard dans l’exécution des chantiers, le défaut d’application des règles d’Hygiène-Sécurité-Environnement, la suspension de contrats d’une entreprise et le non-renouvellement de 2 missions de contrôle sont, entre autres, les contraintes liées à l’exécution du projet à deux ans de sa clôture.

 «En deux ans de la clôture du projet, le PDIL fait face à plusieurs défis en matière de mise en œuvre technique et de respect du dispositif de surveillance gouvernementale, environnementale et sociale», a déploré la représentante résidente de la Banque mondiale, bien que satisfaite des dotations, aux villes bénéficiaires, de plan de développement permettant d’identifier et de planifier leurs priorités d’investissements.

Financé par un prêt de la banque mondiale pour une durée de cinq à hauteur de 59,6 milliards de francs CFA et exécuté par la commission nationale des Travaux d’intérêt public pour la promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi (TIPPEE), le PDIL2 est mis en œuvre sur la base des contrats de ville signés entre l’Etat et les municipalités bénéficiaires du projet et obéit à une approche participative initiée dans le PDIL1.

Cette deuxième phase du PDIL a pour objectifs principaux d’améliorer les infrastructures des quartiers précaires des villes cibles, essentiellement les neuf capitales provinciales : Libreville, Port-Gentil, Oyem, Franceville, Lambaréné, Mouila, Makokou, Tchibanga et Koula-Moutou ; d’améliorer l’environnement commercial et financier des PME par le renforcement de leurs capacités techniques et managériales, et de renforcer et de réformer les municipalités afin d’améliorer leur capacité opérationnelle, leur gouvernance dans le but de mieux les préparer à assumer la décentralisation.

 
 

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