Après Port-Gentil il y a un mois, la défection des rangs du Parti pour le développement social et la solidarité (PDS) de Séraphin Ndaot s’est étendue à Lambaréné, où une quinzaine de militants viennent d’annoncer leur départ.

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Suite à son adhésion au Pacte social proposé par Ali Bongo, rien ne va plus au Parti pour le développement social et la solidarité (PDS), en proie à un mouvement de désertion de certains de ses militants. Après les démissions massives enregistrées à Port-Gentil, fief politique du parti dirigé par Séraphin Ndaot Rembongo, une quinzaine de militants de Lambaréné ont décidé d’en faire autant et pour le même motif. Ne souhaitant pas dénaturer leur engagement politique visant à l’avènement d’une véritable démocratie au Gabon, ils ont donc décidé de démissionner de leur ancienne formation politique.

A travers une correspondance adressée au président provincial du PDS Lambaréné, relayé par le journal Echos du Nord, les démissionnaires se disent «convaincus que les conclusions ayant abouti à la signature de la charte sociale par le chef de l’exécutif gabonais, charte dont est signataire le président du PDS, relève tout simplement de la prédisposition». D’où leur démission, non sans déplorer «cette décision hautement paradoxale, débouchant sur une situation de faits dénaturant (leur) engagement à lutter pour une véritable démocratie dans notre pays». Se disant fidèles à leurs idéaux, les anciens militants du PDS annoncent leur ralliement au Front uni de l’opposition pour l’alternance.

Le 6 juin dernier, le président du PSD signait le Pacte social proposé par Ali Bongo. Une décision prise sans l’aval de la base selon plusieurs sources proches du parti, et perçue comme «un acte de haute trahison». L’avenir s’annonce donc sombre pour le PDS, qui n’est pas à l’abri de nouvelles défections. Après Port-Gentil et Lambaréné, à qui le tour ?

 

 
 

3 Commentaires

  1. mengoumamvieu dit :

    la situation vécue au pds rappelle celle observée un peu partout. Elle est entretenu par ceux qui se plaisent à voir les gabonais souffrir, car comment s’expliquer que le seul parti, qui plus ait, est de l’opposition, et qui pose des actes à l’endroit des populations les plus démunies subissent la cabale combinée et des néo-opposants qui ont pillés le pays pendant plus de 40 ans et des certains faucons du système qui rament à contre courant de leur chef. le fait par des flibustiers politiques (onanga fefe) aux ordres d’un néo-opposant tous originaires de l’Ogooué maritime, de corrompre deux tondus et trois pelés du pds, fera t-il gagner des élections à ping?

  2. Gabson dit :

    Ndaot et son PDS sont purement et simplement morts. A trop vouloir jouer avec le feu on s’y brûle les doigts.Le perdant dans tout ça c’est bien Ndaot. Non seulement il perd ses militants les plus engagés mais en plus il n’obtiendra rien, je dis bien RIEN, d’Ali Bongo, le pingre et claniste de président. J’ai envie de dire: tout ça pour ça, ah Ndaot?!

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