Excédées par l’insécurité grandissante au sein du campus de l’Université Omar Bongo (UOB), les autorités rectorales ont appelé le gouvernement à prendre ses responsabilités en sécurisant cet espace académique. Ces dernières semaines, plusieurs cas d’agression des étudiants et enseignants ont été relevés.

Le campus de l’UOB est devenu un véritable coupe-gorge, au point que les autorités rectorales en viennent à interpeller le gouvernement. © Gabonreview

 

L’insécurité grandissante au sein du campus de l’Université Omar Bongo (UOB) a poussé les autorités rectorales à tirer la sonnette d’alarme. Selon le secrétaire général de l’UOB, cet espace académique s’est érigé en «haut lieu d’activités interlopes, dont les plus prégnantes sont le trafic de stupéfiants, la prostitution, le vol avec effraction et les agressions physiques sur des personnes».

Condamnant vertement cette triste réalité, Dieudonné Robert Obanga a interpelé les pouvoirs publics, le 28 avril, afin qu’ils se penchent sur «la résolution de la question sécuritaire au sein du campus de l’UOB». Une question d’autant plus urgente que ces dernières semaines, de graves incidents ont été enregistrés au sein du campus, «renforçant ainsi le climat d’insécurité qui y sévit depuis plusieurs années», a regretté le secrétaire général de l’UOB.

Le 4 avril, Sidoine Moudouma Moudouma, enseignant permanent eu département d’études anglophone, a été agressé en début d’après-midi alors qu’il assumait ses obligations de service au sein de l’institution. Plus récemment, le 24 avril, deux étudiantes, Joëlle Géraldine Ndong Mba et Caulya Clyfore Obame, ont subi des attaques à l’arme blanche.

Selon Dieudonné Robert Obanga, l’insécurité est favorisée par «l’absence de barrière protectrice du campus, et par l’existence en son sein de bâtisses inachevées, devenues des refuges de malfrats, criminels en tout genre». Visitant Caulya Clyfore Obame sur son lit d’hôpital, le 26 avril au Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL), le ministre de l’Enseignement supérieur a promis que des «actions fortes» seront menées pour sécuriser (enfin) les universités. Étudiants, enseignants et autorités rectorales attendent impatiemment la concrétisation de cette promesse.

 
 

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