Face à l’insécurité grandissante dans les communes de Libreville et d’Owendo, le Commandant en chef des Forces de police nationale (FPN), le général Léon Mistoul, a discuté ce jeudi 24 mai 2012 avec les chefs des quartiers de ces localités en vue d’aboutir à une relation de confiance, mais aussi à les pousser à mener efficacement leur propre combat contre l’insécurité dans la ville.

Les Chefs de quartiers de Librevilles et Owendo

Après sa prise de fonction en janvier dernier, le général Mistoul avait déjà fait le tour des casernes où il avait tenu un discours ferme en vue de ramener de l’ordre dans les rangs des hommes en tenue, et de s’imprégner de leurs conditions de travail. A chacun d’entre eux, il avait exigé un comportement responsable visant à redorer le blason de la police nationale en tout temps et en tout lieu.

Le tour est donc revenu, le jeudi 24 mai, aux auxiliaires de commandement avec lesquels le commandant en chef de la police nationale a échangé. Il était principalement question de trouver des stratégies pour mieux combattre  l’insécurité à Libreville et sa périphérie au moment où l’on dénonce de plus en plus de crimes dits rituels, de viols, de braquages et autres actes de banditisme.

Le Comchef a, de ce fait, reconnu l’importance et le rôle joué par les chefs des quartiers dans la société, tout en les invitant à renforcer et à compléter leur collaboration avec les commissaires de police de chaque commissariat d’arrondissement.

«Vous êtes les relais de l’administration et connaissez mieux que quiconque les auteurs de trouble à l’ordre public qui sèment la terreur, le désordre et l’insécurité dans nos quartiers», a rappelé le Comchef qui a lui-même été interpellé par ces représentants de l’autorité dans les quartiers en vue d’un renforcement du dispositif de sécurité dans les coins les plus reculés de la capitale gabonaise.

Une interpellation d’autant plus pertinente que les quartiers populaires sont réputés dangereux et dépourvus le plus souvent de commissariats ou tout simplement de patrouilles de police qui devraient, au moins, dissuader les potentiels délinquants.

Au tere de la rencontre, des numéros de téléphone ont été échangés pour faciliter l’action des uns et des autres et l’intervention de la Police lorsqu’il y a des troubles dans un quartier.

 
 

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