Si la rumeur l’annonce en exil, en France, Jean Rémy Yama affirme qu’il n’en est rien. Le leader syndicat est bel et bien au Gabon, où il est simplement «discret pour l’instant pour des raisons de sécurité».

Discret pour des «raisons de sécurité», Jean Rémy Yama affirme être toujours au Gabon. © D.R.

 

Annoncé en exil, en France, après sa dernière déclaration tonitruante du 2 juillet, affirmant qu’Ali Bongo est décédé, le président de Dynamique unitaire dément cette information largement relayée sur les réseaux sociaux. Jean Remy Yama soutient qu’il en lieu sûr au Gabon.

«Les rumeurs les plus folles disent n’importe quoi sur moi. Sachez que je vais très bien. Le pouvoir a mis des gens à mes trousses pour m’éliminer physiquement. Je suis discret pour l’instant pour des raisons de sécurité. Les informations qu’ils balancent sur les forums et réseaux sociaux ont pour objectif de prêcher le faux pour avoir le vrai. Ils ne savent pas en réalité où je suis», a déclaré Jean Rémy Yama, le 8 juillet, dans un message officiel de Dynamique unitaire.

Une publication sur Facebook, annonçant l’exil du leader de Dynamique unitaire. © Capture d’écran / Facebook

L’«affaire Yama» a démarré avec la déclaration du leader syndical, le 2 juillet, selon laquelle «Ali Bongo est mort. Il n’existe plus». 24 heures plus tard, il a été menacé de poursuites pénales par le ministre de la Justice. Craignant pour sa vie, après une supposée descente d’hommes armés chez lui, dans la nuit du 3 juillet, Jean Rémy Yama s’est mis à l’abri.

Depuis, il demeure introuvable. Ce «retrait sécuritaire» a fait fleurir la thèse d’un exil sur Facebook. «Je n’ai demandé l’asile politique à aucun pays. Qui vous dit que j’ai réellement quitté le pays. Dans tous les cas, je n’ai pas fui et je vous reviendrais le plus vite possible. Je n’ai ni peur des poursuites judiciaires et encore moins de la prison», a affirmé Jean Rémy Yama.

Propos fondés ou simple manœuvre visant à semer la confusion et brouiller les pistes ? Dans tous les cas, le président de Dynamique unitaire a promis répondre à «toutes les convocations judiciaires» qui lui seront adressées, exhortant ses frères d’armes à poursuivre le combat. «Continuer la lutte syndicale nous sommes au bout de nos peines tenez bon», a conclu Jean Rémy Yama.

 
 

3 Commentaires

  1. Entre Brice Fargeon et Jean Rémy YAMA, qui des deux doit fuir le Gabon ?

    • Paul Mba dit :

      On ne demande pas à Fargeon Laccruche Alihanga de “fuir” le Gabon, mais de rentrer chez lui à Marseille. Qu’il laisse le Gabon tranquille. Nous aimons notre Jean Rémy Yama qui se bat pour libérer le Gabon. Fargeon Laccruche Alihanga se bat pour usurpé le pouvoir comme son mentor décédé BOA.

  2. Ulys dit :

    Que fait Jean Yves Le Drian (ministre des affaires étrangères) au Gabon ? Qu’il ne vienne pas nous imposer leur nouveau valet. Nous n’en voulons plus.

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