Organisé par le ministère en charge de la Jeunesse en partenariat avec l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), le Forum national jeune et emplois verts a été ouvert ce 6 juin. Son objectif est de promouvoir les emplois verts au profit des jeunes, il s’achèvera le 8 juin.

Nanette Longa-Makinda, ouvrant la première édition du FNJEV. © Gabonreview

 

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Principales victimes du chômage et des emplois précaires, les jeunes sont au centre des préoccupations du gouvernement et de ses partenaires. Travailler pour leur intégration professionnelle, apparaît pour l’organisation internationale de la francophonie (OIF), comme une «condition nécessaire» pour la paix et la sécurité des pays de la Francophonie. Partenaire de la première édition du Forum national jeunesse emplois verts (FNJEV), elle y voit un moyen de contribuer à ce «problème crucial de sous-emploi». Ouvert ce 6 juin à Libreville par le ministre en charge de l’Emploi et la jeunesse, Nanette Longa-Makinda, le FNJEV, version nationale du Forum international jeunesse emplois verts (Fijev) s’achèvera le 8 juin.  Sous le thème «Jeunesse et emplois verts, leviers de croissance économique durable», son objectif est de stimuler les conditions nécessaires à la création d’emplois verts et bleus par et pour les jeunes.

Selon Boubacar Noumansana, représentant régional de l’OIF pour l’Afrique centrale, ce forum constitue pour les jeunes une opportunité de faire étalage de leurs talents pour qu’ils passent de chercheurs à créateurs d’emplois. Ils sont nombreux à participer au FNJEV et pour Boubacar Noumansana, ils doivent puiser dans leurs intelligences afin de «permettre des croissances durables». Le forum leur permettra de valoriser leur créativité tout en leur donnant l’occasion de présenter aux partenaires techniques et financiers des projets susceptibles de générer des emplois dans l’économie verte. Ceci d’autant plus que, a souligné Nanette Longa-Makinda, «l’entrepreneuriat constitue une alternative concrète et efficace à l’emploi salarié» et que, l’atteinte des objectifs des agendas 2030 des Nations unies et 2063 de l’Union africaine (UA), nécessite de concilier promotion de l’entrepreneuriat et protection de l’environnement.

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Si des participants prennent part à différents ateliers pour le partage d’expérience, un concours destiné à ceux âgés de 18 à 34 ans permettra de récompenser les meilleurs projets dans les secteurs à forts potentiels : énergies et habitats durables, agriculture durable, biodiversité et tourisme durable, assainissement, gestion des déchets et recyclage, etc. Nanette Longa-Makinda y voit «la matérialisation de l’engagement historique pris par le Gabon en ratifiant en 2007, la Charte africaine de la jeunesse». «L’occasion vous est donnée de saisir les opportunités qui vous sont offertes afin de tirer le maximum d’informations utiles et nécessaires au développement de vos projets d’entreprise durable», a-t-elle dit aux participants.

«Nous avons le devoir de contribuer à votre épanouissement personnel et professionnel et à vous aider à émerger. Bousculez-nous s’il le faut !», a pour sa part, dit Boubacar Noumansana aux jeunes. Dans cette optique, il a lancé un appel aux acteurs nationaux, internationaux ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers pour une mutualisation des ressources afin d’apporter des solutions «novatrices aux défis des jeunes».

 
 

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