Dans un post sur Facebook, Bruno Ben Moubamba a remis en question la nomination de Julien Nkoghe Bekale au poste de Premier ministre. Pour le président de l’Alliance pour le changement et le renouveau (ACR), cette nomination relève de l’«opération du Saint-Esprit» et non de la «signature d’Ali Bongo».

Bruno Ben Moubamba, président de l’ACR. © D.R.

 

Ben Moubamba a émis des doutes sur la nomination de Julien Nkoghe Bekale comme nouveau Premier ministre, dans la nuit 12 janvier. Dans un post sur Facebook le 13 janvier, le président de l’Alliance pour le changement et le renouveau (ACR) a été formel : la nomination de l’élu de Ntoum à la Primature n’est pas l’œuvre d’Ali Bongo.

«Il est quasiment certain qu’Ali Bongo n’a pas signé les nouvelles nominations de minuit (l’heure des sorciers politiques). Julien Nkoghe Bekale est Premier ministre par l’opération du Saint Esprit et non par la signature d’Ali Bongo», affirme l’ancien vice-Premier ministre en charge de l’Habitat.

A quel moment le prédécesseur de Julien Nkogue Bekale a-t-il remis sa démission à Ali Bongo, comme cela se fait d’ordinaire à la veille de la constitution d’une nouvelle équipe gouvernementale ? Une question ainsi remise à l’ordre du jour par Ben Moubamba. Dans le même ordre, si les doutes de Ben Moubamba pointent du doigt la légitimité et la légalité du nouveau gouvernement, elles soulèvent par ailleurs d’autres questions.

Dans quel pays Julien Nkoghe Bekale et les membres de son gouvernement prêteront-ils serment devant le président tel que l’exige la Constitution ? A Libreville ou à Rabat, où l’ossature du gouvernement a été dévoilée ? Une interrogation dont les réponses sont vivement attendues.

En attendant, Ben Moubamba a également remis en cause la composition du nouveau bureau de l’Assemblée nationale, avec l’élection au perchoir de Faustin Boukoubi. Pour le président de l’ACR, la nouvelle législature est issue d’une «pure construction politique contre la stabilité de l’Etat gabonais».

 
 

2 Commentaires

  1. Serge Makaya dit :

    Le Gabon est le seul pays au monde où un président MORT depuis octobre 2018 est toujours en exercice. C’est vrai que c’est une terre possédée par SATAN. Pauvre Gabon !

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