Pierre-Claver Maganga Moussavou a payé la provision de 20 millions de francs CFA exigée pour l’ouverture du procès dans l’affaire qui l’oppose à Stive Makanga du journal en ligne Kongossanews. L’ancien vice-président de la République dit attendre «sereinement» la date du procès et compte bien aller jusqu’au bout.

Pierre-Claver Maganga Moussavou, le 22 mai 2019, à Libreville. © Gabonreview

 

Albertine Maganga Moussavou et Me Jean-Paul Moumbembé. © Gabonactu.com

L’on s’achemine résolument vers l’ouverture du procès dans l’affaire qui oppose Pierre-Claver Maganga Moussavou à Stive Makanga. Comme l’avait exigé le tribunal, le plaignant a versé le 27 juin la somme de 20 millions de francs CFA à titre de garantie.

Selon Albertine Maganga Moussavou, épouse du plaignant, cette somme a été collectée grâce au soutien des amis, de la famille et des militants du Parti social-démocrate (PSD). «C’est vous dire que Maganga Moussavou Pierre-Claver attend sereinement la date du procès», a-t-elle déclaré. Dénonçant de nombreuses pressions directes et indirectes, des intimidations exercées contre l’ancien Vice-président de la République, elle assure que ce dernier est déterminé à aller jusqu’au bout pour que la lumière soit faite. «Sa détermination reste intacte, car il a foi en la justice de notre pays. Le président du PSD ira jusqu’au bout de la procédure judiciaire ainsi entamée, afin que sa dignité et son honneur soient lavés et restaurés», a-t-elle réaffirmé.

Sa dignité et son honneur ont, semble-t-il, été souillés par le contenu d’un article sur le Kévagate, publié par le journal Kongossanews. Cet article avait qualifié Pierre-Claver Maganga Moussavou de «chef de gang» alors qu’il était encore Vice-président de la République. Outré par un tel qualificatif, il a décidé de traduire en justice l’auteur du texte, le directeur de publication de ce journal en ligne, Stive Makanga. Soupçonnant ce dernier d’être le «sicaire» de ses détracteurs tapis dans l’ombre, il a réclamé la somme de 950 millions de francs CFA pour dommages et intérêts au journaliste, de qui il attend les preuves pour que l’opinion soit fixée sur cette affaire.

Toujours pas de décret de destitution un mois après

Si la somme «astronomique» exigée pour que l’affaire soit enrôlée afin que le procès s’ouvre a été payée, Me Jean-Paul Moumbembé, a tout de même indiqué qu’un peu plus d’un mois après la destitution de Pierre-Claver Maganga Moussavou de la Vice-présidence de la République, le décret n’est toujours pas prêt. Dénotant une procédure viciée, il a rappelé que l’administration est écrite. «Jusqu’à ce jour, Monsieur Pierre Claver Maganga Moussavou est toujours Vice-président de la République en exercice, car mon client n’a jamais reçu une notification concernant la cessation de ses fonctions», a-t-il déclaré. «Nous avons envoyé un huissier de justice auprès du secrétaire général de la présidence de la République qui nous a répondu que c’était encore dans le circuit. C’est écrit noir sur blanc. Les choses sont donc claires» a ajouté l’avocat, faisant allusion au décret censé avoir démis Pierre-Claver Maganga Moussavou de ses fonctions.

 
 

8 Commentaires

  1. octavus dit :

    Pourquoi un tel acharnement sur ce pauvre journaliste?

    Il y a certainement des pauvres dans toute la province de Manganga, voir meme dans son village natal qui auraient besoin de ces millions pour se nourrir, se soigner bref subvenir a leur besoins elementaires. Quand on sait qu’au Gabon en ce moment les gens fouillent des poubelles pour manger? quel exemple de sagesse montre -t-il? Lui et son fils menbres d’un meme gouvernement “UN PEU DE DECENCE” quand meme!!!!

    Lui et ses anciens collegues n’ont finalement pas tirer les lecons des causes du chaos actuel du Gabon.

    Le pauvre journaliste n’y est pour rien MAGANGA Moussavou doit s’attaquer a ceux qui l’ont virer, qui sont loin d’etre Gabonais et qui se frottent bien les mains en rigolant quand ils voient un tel spectacle odieux.

    Maganga doit s’attaquer a ces etrangers qui l’ont foutu a la porte et mettre tous les moyens qu’il a pour defender son pays le Gabon. Il se trompe d’ennemis.

    D’ailleurs je ne vois pas quel Juge pourrais en toute objectivite acceder a sa demande c’est tout simplement irrealiste a moins de demontrer en quoi cet article du journaliste aurait cause une blessure ou dommage corporel et/ou psychologique d’une valeur de plus de 900 millions. Ce serait la premiere dans la jurisprudence de France , de Navarre at d’ailleurs (Etats-unis compris….).

    Wait and see.

  2. Serge Makaya dit :

    C’est lui qui porte plainte contre un journaliste. Mais pourquoi l’Etat ne porte pas plainte contre lui et les autres présumés accusés dans le KEVAZINGOGATE ? Pourquoi on ne dit plus rien de cette grave affaire du KEVAZINGO ? Réponse: on est VRAIMENT dans un pays dirigé par des corrompus à 100%.

    ALIHANGA FARGEON LACCRUCHE QUI SE VOIT DÉJÀ PRÉSIDENT DU GABON EST UN HYPER CORROMPU. RAPPELEZ VOUS L’AFFAIRE EXTRÊMEMENT GRAVE DE LA BGFI. UN CORROMPU RESTE UN CORROMPU. VOUS CONNAISSEZ L’ADAGE: FUYEZ LE NATUREL, IL REVIENT AU GALOP.

    Liberons le Gabon de ce cancer qui le détruit TOTALEMENT. Tout en sachant que se cache aussi la France et le Maroc qui joue leurs notes dans cette destruction totale du Gabon. Et quand je fais allusion à la France, je fais aussi allusion à TOTAL (cette pourriture de multinationale qui ruine le continent africain)…

    VIVE LE GABON LIBRE. VIVE L’AFRIQUE LIBRE.

  3. Ulys dit :

    Ce procès, c’est de la poudre aux yeux. C’est pour nous détourner dès vrais coupables de l’affaire du KEVAZINGO. Ces corrompus se protègent ainsi. Au plus haut sommet de l’Etat, il y a des coupables dans cette affaire qu’ils veulent (cherchent) maintenant à étouffer.

    Laccruche Fargeon en sait des choses, lui qui fait partie des corrompus de ce pays (de ce système machiavélique – bongoiste). Vous connaissez tous sa triste histoire de la BGFI ? Je n’ecrirai pas plus. Le pays est en train d’agonir à cause de tous ces corrompus.

    Réveille toi peuple gabonais.

  4. Sunday René ERUKUBAMI dit :

    Vous parlé d’acharnement, c’est bien beau, un journaliste doit toute information avant de l’a divulguée. Je suppose qu’il a reçu une formation journalistique, sinon c’est une grosse faute de sa part d’humilier un compatriote pour le dénigré, aucun être ne voudrait voit son honneur et sa dignité bafouées à outrance. Il doit donc réponde de son acte devant la loi.

  5. yaali dit :

    Maganga s’ennuie. Il n’a qu’à justifier pourquoi la mairie dont il etait le maire paye toujours ses employes de maison alosr qu’il n est plus le titulaire de ce poste.
    Il n’a qu’a faire sa depression et digerer son humiliation en paix, au lieu d’emmerder la presse. C’est un voyou comme les autres.

    • CITOYENGABOMA dit :

      @yaali,

      je suis persuadé que vous avez appris quelque chose à l’école gabonaise des deux dernières décennies. Car à cette époque l’intelligence était de prime. Comme cet article, vous devez faire l’objet d’une poursuite judiciaire car vous affirmer quelque chose dont vous ne disposez pas de preuves.
      Vous faites injure non seulement à PCMM, mais surtout au nouvel idylle de la commune de Mouila. Comment pouvez-vous penser que les employés de PCMM soient toujours payer par la mairie? Comment cela est possible?

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