C’est, en tout cas, le sentiment que certains ont depuis la suspension temporaire de Fabrice Afane Allogo pour «insubordination hiérarchique» entre autres.

Fabrice Afane Allogo, procureur de la République près le tribunal de première instance d’Oyem. © D.R.

 

Bien qu’aucun d’eux n’ait ouvertement pris la parole pour le défendre, beaucoup pensent que l’interdiction d’exercer pendant trois mois infligée à Fabrice Afane Allogo ne se justifie pas. Et parmi eux, certains soutiennent que le jeune procureur du tribunal de première instance d’Oyem est victime «d’une cabale», ainsi que l’a rapporté le site de Radio France internationale, jeudi 23 mars. Selon RFI, qui a cité «un bon connaisseur du dossier», les déboires du magistrat seraient, en réalité, liés à une enquête sur un trafic présumé de Kévazingo qu’il a ouverte il y a quelques mois. «Le magistrat aurait découvert des liens entre des exploitants locaux et des fonctionnaires du ministère des Eaux et Forêts pour obtenir des permis d’exploitation en échange d’argent». Le seul crime de Fabrice Afane Allogo aurait donc été de tenter de faire respecter la loi face au présumé trafic de cette essence prisée par les Asiatiques, mais dont la coupe est strictement réglementée au Gabon.

Pour le site Lanouvelletribune.info, qui semble être tombé sur la même source que RFI, le jeune procureur serait «victime de son professionnalisme et de sa rigueur». Le site pressent «une cabale aux allures de représailles», dont les «exploitants locaux et leurs accointances avec les milieux politiques» pourraient être les auteurs. Dans son numéro du vendredi 24 mars, l’hebdomadaire Faits Divers rapporte, lui aussi, que des «voix susurrent dans le chef-lieu du septentrion que le jeune procureur est victime d’un acharnement injustifié de sa hiérarchie». En plus de l’enquête supposée être lancée par lui, Fabrice Afane Allogo, rapporte  l’hebdomadaire, a contribué à assainir la ville d’Oyem depuis son arrivée, grâce à ses «opérations coup-de-poing dans les bistrots, boîtes de nuit et les marchés d’Oyem». Serait-ce cette «rigueur» qui est la cause de sa suspension temporaire ? Comme pour répondre à cette question, sur sa page Facebook, relayant l’article «Gabon : zones d’ombres autour de la suspension du procureur de la région d’Oyem» de RFI, le magistrat a écrit : «Laisse le temps au temps».

Le 16 mars, Fabrice Afane Allogo a été informé par le procureur général de la Cour d’appel judiciaire d’Oyem de sa suspension pour trois mois, assortie d’une privation de rémunération. Les faits qui lui sont reprochés : l’«insubordination hiérarchique caractérisée», les «absences injustifiées», les «procédures irrégulières et les saisies illégales de deux grumes».

 
GR
 

3 Commentaires

  1. Guiseppe Tonini dit :

    Mon frère,Fab, Mozart,
    « Le temps est l’autre nom de Dieu » aime dire mon maitre en politique Laurent Koudou Gbagbo.
    La vérité surgira drue comme la lumière, tranchante comme une épée. Pendant ce temps entre au fond de toi-même à la rencontre de ton Dieu, notre Dieu et Maitre Jésus Christ de Nazareth.
    Giuseppe

  2. henrydo dit :

    Ohoh le jolie macbook

  3. serge nsita dit :

    le gabonais naiment pas les gens qui travail…..mr le procureur courage et laissons le temps au temps comme vous le dites si bien…Dieu avec vous

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