Dans une déclaration prononcée, le 6 juin à Libreville, Biendi Maganga Moussavou s’est exprimé sur l’affaire Kevazingo. S’il a dit regretter les propos portant atteinte à la respectabilité de son père mis en cause, le ministre de l’Agriculture a réaffirmé son attachement au président de la République.

Biendi Maganga Moussavou, le 6 juin 2019, à Libreville. © Gabonreview

 

Biendi Maganga Moussavou a rompu le silence sur l’affaire des 353 containers de Kevazingo disparus au port d’Owendo et ayant valu à Pierre-Claver Maganga Moussavou, son père, l’éviction de la vice-présidence de la République en mai dernier.

Dans une déclaration, le 6 juin, le ministre de l’Agriculture a déploré, en tant que fils, «les propos portant atteinte à la respectabilité de [son] père».

S’exprimant en sa qualité de citoyen gabonais, en dépit de sa filiation, Biendi Maganga Moussavou n’a pas manqué de déplorer «les mots trop forts tenus en direction d’Ali Bongo, sa famille et ceux qui animent  la présidence de la République».

«Dans cet environnement, le président de la République a pris certaines décisions qui relèvent de son pouvoir discrétionnaire. Par conséquent n’appellent aucun commentaire ni explication des responsables que nous sommes. Le chef de l’État sera amené à en prendre d’autres aussi longtemps qu’il estimera nécessaire», a-t-il déclaré avant de réaffirmer son attachement à Ali Bongo.

«En tant qu’homme libre, je suis attaché, tout le monde le sait, à la personne du président de la République et à sa vision politique. Il m’a fait l’honneur de me confier certaines responsabilités en affirmant à la face du monde que seuls la compétence ou encore la volonté et l’engagement doivent constituer désormais les critères de base de notre égalité des chances», a clamé le ministre de l’Agriculture.

Et de poursuivre, «personne,  aucun de nous, ne devant être discriminé pour sa religion son origine ou encore son patronyme et retenez que l’on ne sent jamais aussi bien quelque part que lorsqu’on est le bienvenu. Je me sens le bienvenu au gouvernement».

Estimant, être un homme de conviction, Biendi Maganga Moussavou a marqué sa disponibilité «à servir Ali Bongo avec fidélité loyauté et dévouement».

 
 

15 Commentaires

  1. Martine dit :

    A servir le diable, oui. Comment pouvez-vous dire du bien d’un assassin-usurpateur ? N’importe quoi. Ou va le Gabon ? Pitié.

  2. Gayo dit :

    Le larbinisme est la chose la mieux partagée chez les collaborateurs d’Ali Bongo. Tu es certainement plus loyal et dévoué à Ali Bongo qui te jette l’os du pouvoir qu’à ton père roublard et tu as hérité la cupudité.

  3. Adolf Mosséssé dit :

    Le cabri broute là où il est attaché.

  4. Mouss Biwangou dit :

    Quand ton père rejoindra les autres Pinguoins et quand ils prendront tous des armes pour chercher à déloger celui que tu “dis être fidèle aujourd’hui”, eh ben, tu renieras Ali Bongo dês la premiere heure comme l’autre avait renié Jesus Christ. ET nous ne serons nullement étonnés.
    Vous êtes tous comme ça !

  5. Ponce Pilate dit :

    C’est sa dernière phrase qui coince.
    Il sert Mr BONGO ou bien il sert la nation?

    Au tout début de l’Empire romain, une dictature était une situation exceptionnelle ou on donnait le pouvoir à une personne pendant une période courte, pas plus de 6 mois, pour résoudre une situation exceptionnelle.
    Une fois cette période écoulée ou la situation résolue, le pouvoir était remis au parlement.

  6. Grégoire Ndong dit :

    Question: comment faites-vous pour servir un cadavre ?

  7. Paul Ndong dit :

    Tel père, tel fils.

    • Plutonium 241 dit :

      C’est même pire le fils surpasse désormais en soutenant ça puisque le père insiste et vous dit qu’il est honnête et victime d’un acharnement (judiciaire?), comme mapangou, etc…des victimes innocentes des mêmes méchants que son fils soutient donc…Nzoungue Doliaaaaa….

  8. Lavue dit :

    Oh là là. Après “la grande” famille politique PSD, il ne manquait plus que le fiston.
    Parfois le silence est mieux, encore faut-il être capable de le comprendre. Quand on est fils ou fille à papa , qui a de surcroît longtemps participé au jeu politique dicté par le système BONGO-PDG, il faut savoir que les gens nourrissent de sérieux doutes sur vos supposées compétences à occuper des fonctions publiques. On veut bien croire comme pour BIENDI que les fils de MAMIAKA, de MBOUMBOU MIYAKOU, NTOUTOUME EMANE,les filles de NDAOT, Mme ROGOMBE (Mme BERRE), etc. et j’en passe sont tous compétents. Malheureusement ça sent trop le politique. On est dans un univers où certes les délinquants économiques doivent être mis hors d’état de nuire, mais aussi où s’opèrent des règlements de compte. Alors si quelqu’un se sent récriminé à tort, il existe plusieurs moyens de se défendre, à commencer par la saisie de la justice. Que doit-on comprendre par la fidélité du fils de l’ex-VPR à ALI BONGO dans le contexte de cette affaire? Ca ressemble à du MAPANGOU. Au lieu de conseiller à Papa d’organiser une riposte franche il semble s’atèle plutôt à éviter d’être entraîner dans sa chute. Que vient donc faire dans le KEVAZINGOgate le rappel de l’attachement du fils de l’Ex-VPR à ALI BONGO. Que pourrait -il craindre. En tous cas le pater n’ira pas en taule, le limogeage est une sanction suffisante, alors qu’est-ce qui motive cette réaffirmation pour son attachement à ALI? Allez- y comprendre.
    Se taire n’aurait-il pas été mieux.

  9. Elop dit :

    Après Simon NTOUTOUME EMANE, voici Biendi MAGANGA MOUSSAVOU en train de désavouer publiquement son père.

    Tout ça pour se maintenir en poste!!!

    On se souvient encore du “moi c’est moi, lui c’est lui” de Simon NTOUTOUME EMANE, après la démission de son père du PDG.

    Mon Dieu, pourquoi faire ça aux pauvres enfants ??? !!!

  10. leyouma stive blanchard dit :

    Franchement,M.Biendi maganga,montrer au gabonais qu’on peut s’en sortir loin de la politique. creer votre entreprise et manager là,faites travailler vos compatriotes.on est fatiguer de voir des enfants des barrons de ce pays s’accrocher à la fonction publique,n’est ^pas là la preuve d’un echec?????Vous êtes là à parler tout le temps entrepreneuriat mais on ne connais pas votre entreprise.c’est pareil pour les enfant d’ali bongo,d’omar bongo…..

  11. CITOYENGABOMA dit :

    @ Mr BIENDI,

    J’ai 46 ans, par conséquent votre aîné, à ce titre, je me demande comment allez-vous faire pour demeurer au gouvernement? Vous êtes un des responsables du PSD. Vôtre Président est malmené dans une affaire bizarroïde en plus d’être votre père, et vous venez nous dire que vous demeurez fidèle à Ali tout en sachant que le PSD, lors de la dernière élection présidentielle avait bien programme que vous avez sérieusement concoctez et défendu.
    Rapprochez-vous de la famille NTOUTOUME EMANE, elle vous dira ce qu’elle a subi. On sort le père, le fils vient faire le yoyo en disant qu’il reste fidèle au PDG et à son chef, au finish, il est débarqué du gouvernement. La suite nous la connaissons tous.
    Vous êtes jeune et intelligent, c’est le moment pour vous de démissionner et de poursuivre une bataille intelligente pour l’alternance positive avec votre PSD. Ne mettez-vous pas vos parents dans une situation inconfortable?
    Conseil d’un grand frère, PARTEZ DE CE COCON VAMPIRIQUE VOUS ETES L’AVENIR DU GABON !

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