Alors que l’affaire de disparition de 353 conteneurs de kevazingo continue d’alimenter la chronique, avec la «réapparition» d’environ 200 conteneurs, les jeunes du Parti social-démocrate (PSD), ont dénoncé, le 3 juin dernier, l’acharnement contre leur leader, Pierre- Claver Maganga Moussavou.

La Coordination nationale des jeunes du Parti social-démocrate (CNJPSD) revendiquant la respectabilité, l’honorabilité et la dignité de leur président, le 3 juin à Libreville. © D.R.

 

Fort des rebondissements qu’enregistre l’affaire de disparition de 353 conteneurs de bois précieux survenue au port d’Owendo, la Coordination nationale des jeunes du Parti social-démocrate (CNJPSD) a apporté son soutien au président de cette formation politique. L’ancien vice-président de la République, Pierre-Claver Maganga Moussavou, limogé après ce scandale, en même temps que le ministre en charge des Forêts et du Climat, Guy-Bertrand Mapangou, reçoit ainsi l’appui de ces jeunes après celui des parlementaires du parti.

Dans la déclaration lue par le président de la CNJPSD, Jean Claude Ndong, les jeunes du PSD condamnent l’éviction de Pierre-Claver Maganga Moussavou de la vice-présidence de la République. Pour eux, le limogeage de leur président, constitue «une rupture des Accords d’Agondje». En plus d’être une rupture, ils affirment qu’il s’agit d’une violation de ces accords dans la mesure où la décision de limogeage du vice- président de son poste a été prise de manière unilatérale.

«S’il n’est nullement plus question de démontrer l’implication du président du Parti social-démocrate dans l’édifice Gabon, pour y avoir été présent à tout instant, il est néanmoins nécessaire que son éviction ne soit pas mêlée à un faux scandale, une histoire inexistante dont les coupables semblent avoir été ciblés, alors que le vice-président n’est nullement impliqué», a déclaré Jean Claude Ndong, estimant que L’État de droit et la présomption d’innocence ont clairement été bafoués.

Pour les jeunes du PSD, leur chef de file ne serait ni plus ni moins que l’objet d’une «conspiration» devenu, selon eux, «persona non-grata» de façon «clairement établie». Qu’à cela ne tienne, la CNJPSD souhaite un État de droit où chaque Gabonais bénéficierait d’une protection par la loi, et où les secrets d’instructions ne seront pas divulgués impunément. De même, ils appellent la justice à sortir de «l’instrumentalisation» dans laquelle elle se trouve actuellement

Comme les parlementaires du PSD avant eux, pour que la dignité et l’honneur du président du PSD soient restaurés, ils ont invité le président Ali Bongo Ondimba à se prononcer distinctivement sur le «dossier kevazingo» pour rétablir de l’ordre dans ce dossier, ainsi que la sérénité pour que les responsabilités des uns et des autres soient établies.

 
 

1 Commentaire

  1. Bantou Minko dit :

    Aaaahhh ça !!! Maganga Moussavou remue terre et ciel pour faire parler mêmes les morts-vivants afin de recuperer “sa place” de VPR.
    Diramba Norbert et Fargeon ne l’entendent pas de cette façon voulue par l’EX-VPR.
    Gabonreview, apprêtez vos plumes et écrivains pour plus de pages et de récits à venir…

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