Les parlementaires du Parti social-démocrate (PSD) de l’ancien vice-président de la République, Pierre-Claver Maganga Moussavou, se sont exprimés, le 27 mai, par la voix d’Albertine Maganga Moussavou, vice-président de ce parti et épouse de Pierre-Claver du même nom. Objectif de la manœuvre : attirer l’attention du président de la République sur la «cabale» orchestrée contre elle, notamment dans l’affaire du trafic de kévazingo.

La vice-présidente du PSD, Albertine Maganga Moussavou, épouse de Pierre-Claver Maganga Moussavou, interpellant le président de la République quant à une cabale orchestrée contre le leader de son parti. © Gabonreview

 

Face à ce qui s’apparente pour sa famille politique à «une cabale» contre l’ancien vice-président de la République, Pierre-Claver Maganga Moussavou, son épouse et vice-présidente du PSD, Albertine Maganga Moussavou, représentant les parlementaires (deux députés et deux sénateurs) de sa formation politique, a interpellé, ce 27 mai, la présidence de la République, notamment le président Ali Bongo Ondimba. La sortie médiatique de Pierre-Claver Maganga Moussavou moins de 24 heures après son éviction des affaires semble n’avoir pas atténué les rumeurs quant à son implication dans l’affaire kévazingo.  «Nous sollicitions une réaction de la présidence de la République afin que soit mis fin à ce complot», ont martelé les parlementaires du PSD, faisant appel au sens de la justice du chef de l’État.

Avec l’amertume bien perceptible dans la famille politique de l’ancien vice-président de la République, Albertine Maganga Moussavou a expliqué : «Les parlementaires du PSD ne pouvaient pas rester silencieux, indifférents face à l’actualité brulante du moment. C’est pour cela que nous avons décidé de donner notre point de vue face à ce que nous vivons ces derniers temps».

Rappelant que le leader de leur formation politique a loyalement servi au prestigieux poste dont il a été remercié, Mme Maganga Moussavou a indiqué que la «réaction d’aujourd’hui vient de l’amalgame, du parallèle qui a été tiré entre cette éviction et le scandale du trafic de kévazingo dans notre pays». «Cet amalgame fait que Monsieur Pierre-Claver Maganga Moussavou est présenté comme le chef de gang du trafic de kévazingo. Il est présenté comme un voleur, comme un malfaiteur; et à partir de là, il est vilipendé, il est trainé dans la boue, humilié aussi bien au niveau national qu’international», ont dénoncé les parlementaires du PSD, s’en prenant par la même occasion aux médias colportant ces informations.

 «Monsieur le président de la République, nous ne pouvons pas tolérer une telle cabale qui est savamment orchestrée et savamment entretenue par certains médias à la solde de certains Gabonais. Victimes, ces médias de concussion, agités par l’amour de l’argent facile», a-t-elle martelé avant d’interroger : «est-il normal que Maganga Moussavou, dont vous avez fait l’un de vos premiers collaborateurs, soit traité de la sorte alors qu’il n’a même pas été entendu, alors qu’il n’y a aucune décision de justice faisant de lui un coupable ?».

Soulignant que cet homme qui est son époux, le père de ses enfants, son compagnon de toujours et son compagnon de lutte politique, l’élue du 3e siège de la Douya-Onoye pense que «parce qu’à ses côtés et avec d’autres nous n’avons jamais hésité à œuvrer pour l’enracinement de la démocratie et la mise en place d’un véritable état de droit». Et Albertine Maganga Moussavou d’interpeller la présidence de la République pour que soit «mis fin cette compagne de dénigrement, de destruction massive». Pour clore son speech, Albertine Maganga Moussavou a de nouveau jeté le pavé dans la marre. Pour elle, si une partie du kévazingo se retrouve déjà en Chine, c’est que ce bois a bien été coupé dans une forêt. Il a ensuite été transporté, stocké quelque part avant d’être embarqué. «Dieu seul sait où se trouvent les responsabilités dans cette affaire de kévazingo», a-t-elle clamé.

 
 

9 Commentaires

  1. Lavue dit :

    C’est ça là qu’on appelle famille politique au Gabon? Ca donne envie de bien rire. Ca ressemble plutôt à une famille biologique. Enfin ça peut s’accepter, après tout qu’est-ce qu’on peut imaginer avec 1.500.000 Habitants. Quand on fait la politique pour le ventre faut pas se plaindre. En acceptant le poste bidon de vice-président personne au Gabon ne pouvait croire que c’est pour aider le Gabonais. MAGANGA suivait ses propres petits intérêts, lui qui connait si bien le système BONGO. Que représentait-il en termes de pourcentage à l’élection présidentielle de 2016, moins de 0,1%. Mais il a voulu apparaître comme un leader de l’opposition avec de pareils chiffres. Il est allé chercher fortune au Dialogue National de dupes et en finissant par montrer sa vraie nature. Ce qui lui arrive est bien mérité, il devrait le savoir. En tous cas il peut être rassuré 99,99% des Gabonais sont d’accord avec son éviction. Coupable dans l’affaire KEVAZINGO ou pas les Gabonais s’en moquent. Des potiches de sa trempe le pays n’en veut plus. Quant à la justice, de quelle justice rêve Madame. A-telle déjà existé au Gabon dans les affaires à caractère politique? Continuez à amuser la galerie. Au Maroc HASSAN II disait la démocratie c’est moi, au Gabon que le PSD sache que la justice c’est ALI et partant ses délégataires. Bonne chance à la “grande” famille politique PSD.

  2. Mouss Biwangou dit :

    Le CINEMA peut continuer !!!!
    Comme le dit Lavue dans le 1er commentaire ci-haut, Maganga Moussavou represente quelle quantité de gabonais ? En 2016, il a eu 0.1% des suffrages. Donc meme beuacoupo de ces freres et soeurs punu, pourtant nombreux, n’ont pas voté pour lui.
    Maganga Moussavou, comme la plupart des intellectuels en Afrique noire, est l’un de ceux qui ont profité (et continue d’en profiter) du systeme installé par Omar Bongo.
    Maganga est parmi les multimilliardaires dans ce pays de pauvres.
    Madame Maganga est deputée depuis les années 2000.
    Aujourdhui, le fils Maganga est ministre de Bongo.

    Bientot, c’est ce fiston qui viendra parler pour parler du bien de son père, pour defendre l’honneur de son père, s’il ne craint pas perdre son poste de ministre.
    La mère ou femme, vient, avec les écharpes et signes de la Republique, avec les autres parents, pour naturellement defendre son cher mari et montrer qu’il est victime de la fougue des etrangers (Fargeon) et des autres bongoistes.

    Questions simples:
    1) 24h apres son humiliante destitution comme VPR, le sieur Maganga Moussavou a donné une conference de presse … QUels elements a-t-il apporté pour prouver sa non culpabilité ?
    2) l’EX VPR a reconnu (sans pression) avoir été en contact avec le cerveau de la mafia, le chinois Wu francois. Pourquoi Maganga n’avait-il pas prévénu le president Bongo ?
    3) Madame Maganga conclu son propos en disant que le bois a ete (bel et bien) coupé dans une forêt, bien sur que oui madame !, donc il fallait le “vendre”. Et pour le vendre, il fallait des “agents.” Maganga son mari n’a pas dit le contraire. Les deux ne nous apportent aucun element nouveau sur leur presumée innocence.
    Alors ou est l’innoncence de Maganga Moussavou?
    4) Certains journalistes, meme ici sur Gabonews ont parlé du amnque de preuve dans cette affaire KEVAZINGO. Madame Moussavou vient de nous dire qu’une partie du Kevazingo a ete retrouvé en Chine. Puisqu’il n’ya pas de preuves, comment madame a su que le bois a ete retrouvé en Chine?

    Pour conclure, et “plagier les propos de Lavue”, 99.9% des gabonais sont d’accord avec son eviction de la Vice Presidence de la Republique. Meme 95% des habitants de Mouila ou j’habite approuvent la decision. Pour comprendre ces habitants, vous journalistes, venez a Mouila et interrogez les gens de Mouila: vous entendrez des choses (pas des inventions de Fargeon!!) Et on espere que vous aures le courage de publier ces propos.

  3. Mintsa M'Engone dit :

    TRISTE !
    Pour la décence et la forme, la dame aurait dû quand même laisser la parole à un sénateur (sagesse, bon enfin !) ou à l’autre deputé du parti familial PSD pour tenter (vainement) de défendre l’EX VPR.
    Mais on a encore préféré faire les choses comme en general dans ce parti: c’est-a-dire c’est une affaire de famille; comme si les autres élus du PSD ne savent pas s’exprimer en français facile.
    Encore une occasion BIEN RATÉE mes chers membres familiaux du PSD.

  4. nzala bola dit :

    Qu’est-ce qui vous étonne? comme toujours ce parti familiale ne réagit que pour défendre ses intérêts personnels! Malheureusement pour PCMM, si à un poste proche du PR il affirme avoir fait un an sans le rencontrer c’est pas si éloigné en ce moment qu’il pourra le voir et se faire entendre! Vous pensiez vous foutre du peuple, vos actes vous rattrape, Dieu ne dort pas! tic tac tic tac

  5. Barbe dit :

    Une bonne leçon pour MAGANGA MOUSSAVOU, trop c’est trop, contentez-vous de ces milliards, vous avez pris votre part et dégagez vous faites le bruit aux gens avec ta famille, vous voulez encore quoi. Étonnant que c’est un français qui vient chasser chez toi avec la grande gueule que tu as Maganga. Lacruche que tu as vu arriver au Gabon te chasse comme un Bébé, très regrettable. Dégager

  6. Le maréchalat du Roi Dieu dit :

    Nos politiciens manquent de conviction,on est toujours d’accord avec le candidat naturelle. Beaucoup n’arrivent pas a se demarquer meme dans la betise on suit comme des moutons.

  7. Bikou Eva Obame dit :

    De source très fiable et très proche de la famille de l’ex-vice-président, on apprend que l’enfant, Maganga Moussavou Biendi, le fiston devenu ministron de Bongo grace à la magie et à “l’efficacité légendaire de ses deux parents dans ce gabon de nuls”, que ce fiston va, dans quelques jours, intervenir pendant une conférence de presse pour dire tout le bien que 99.5% des gabonais pensent de son papa et du president Bongo.
    Son cher papa (éternel va-et-revient ministre des Bongo) et sa mama (éternelle député du psd, le parti familial!) ont tout fait pour garder le Gabon nul des Bongo en bonne place dans la communauté des bonnes nations ou il fait bon vivre comme dans le quartier Biendi à Mouila.
    De la même source, on apprend que si le fiston ne l’a pas encore fait (ou s’il renonce a le faire), c’est par crainte des retombées d’après; il a demandé à ses équipes de jauger les consequences de cette intervention… y compris la possibilité de “sauter de son fauteuil ministroniel”.

  8. Okoss dit :

    PCmm,
    Tu viens de brûler ta dernière carte.
    Et fini ton double jeu 1 pied dans l opposition, 1 pied avec le pouvoir.
    Bcp avant toi ont payé de leur vie.
    On attend seulement le tout prochain remaniement ministériel ou ton fils va sauter.
    Le malheur c est qu il y aura des gens qui t accepteront comme opposant .
    Et pourtant vous pouvez déjà former un nouveau parti avec Iwangou ,Menga,Ben Moubamba, René, Mayila.
    Gabon, quel pays????même pas honte@!!@@@

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