Présenté à l’opinion, à la faveur de son limogeage, comme l’un des principaux acteurs de la disparition des 353 containers de kévazingo au port d’Owendo, l’ex-ministre des Forêts et de l’Environnement entend se battre pour sa réhabilitation. Selon Jeune Afrique, il aurait déjà cherché à rencontrer le directeur de cabinet d’Ali Bongo.

Guy-Bertrand Mapangou, l’ex-ministre des Forêts et de l’Environnement, en avril 2019, à Libreville. © Gabonreview

 

Dès la révélation de l’affaire kévazingo, Guy-Bertrand Mapangou se savait sur la sellette. Pourtant, l’ex-ministre des Forêts et de l’Environnement a été surpris par la rapidité avec laquelle il a été sorti du gouvernement, le 21 mai dernier, alors que ne pesaient sur lui que des soupçons liés à la disparition des fameux containers de kévazingo au port d’Owendo. Dès le 16 mai, à la suite du communiqué du gouvernement appelant les ministres impliqués à démissionner, il s’était déjà mis sur la défensive, assurant n’avoir rien à se reprocher. Fort de cela l’ex-ministre d’État chercherait, ces derniers jours, à rencontrer Brice Laccruche Alhianga.

Selon Jeune Afrique, en effet, depuis son limogeage, Guy-Bertrand Mapangou «a demandé à voir» le directeur de cabinet du président de la République que d’aucuns présentent à tort ou à raison comme l’instigateur de son éjection du gouvernement. L’ex-ministre d’État cherche sans doute à rencontrer le dircab d’Ali Bongo dont il n’est pas réputé proche, pour tenter de le convaincre de son innocence. Il chercherait de ce fait, soit à éviter que la justice ne s’abatte sur lui, soit à se réhabiliter auprès de l’opinion, dont une bonne partie est loin d’être acquise à sa cause, soit à tenter un retour au gouvernement lors d’un prochain remaniement ministériel.

Seulement, l’on doute que l’ex-ministre des Forêts et de l’Environnement parvienne à ses fins. Il est d’ailleurs peu probable que Brice Laccruche Alhianga incrimine ouvertement son frère aîné Régis Landry Laccruche Alhianga, patron de l’Office des ports et rades du Gabon (Oprag), auquel certains, à l’instar de Guy-Bertrand Mapangou, souhaitent que la justice s’intéresse dans cette affaire de disparition de containers. Selon l’hebdomadaire panafricain, le collaborateur d’Ali Bongo n’a pas encore donné suite à la demande du ministre d’État limogé.

 
 

7 Commentaires

  1. nzala bola dit :

    voila au moins une chose qui est claire, c’est donc le Dircab du PR qui gère et décide de tout dans ce pays à la place du PR! et apparemment tous s’y accommodent…

  2. MOUSSAVOU MAKOUNDI dit :

    Quand c’était un béninois tout, le monde criait aujourd’hui c’est un français personne s’en offusque. Triste Gabon

  3. FINE BOUCHE dit :

    Pourquoi parler aux anges quant-on peut s’adresser au Bon Dieu. Il faut qu’il cherche à rencontrer Ali. Tant qu’ils n’ont pas d’épée de Damoclès au dessus de la tête ces politiques ne se préoccupent pas du bien être de la population ils viennent à la mageoire, mais soudain lorsqu’ils sont mis en lumière dans des histoires pas très nettes ils cherchent à rencontrer tel ou tel pour assurer leur arrière et leurs intérêts. C’est Ali que pourra le sauver si ce dernier le souhaite ou le peut…

  4. matho dit :

    Vous êtes vraiment sûr que personne s’en offusque?

  5. Lavue dit :

    Étrange le comportement de ce Monsieur. On vous dit que ces gens qui ont fait de la politique leur métier n’ont pas honte. Il ne s’imagine pas faire autre chose que la politique. C’est normal, ça rapporte gros surtout quand on parvient à s’asseoir dans le système en place. Il veut rencontre Laccruche pourquoi? S’il ne se reproche rien, il doit la vérité à la justice gabonaise dont les tenants du pouvoir ont très souvent instrumentalisé. S’il cherche à rencontrer Laccruche ça ne peut qu’être pour des arrangements d’arrière boutique, c’est pas une fois l’affaire éclatée au grand jour qu’il va chercher à se blanchir de la sorte. Il veut très certainement des arrangements, car,soit il espère toujours faire partie de la “mangeoire”, soit il veut éviter de finir à sans famille (il sait que d’autres grands barons du même régime y ont séjourné ces dernières années), il veut prendre les devants. Face à une telle humiliation, il doit simplement chercher à se faire entendre par le canal de la justice, porter plainte. Quant à ALI auquel il est resté fidèle, on comprend mal pourquoi c’est si compliqué pour lui de le rencontrer. M. MAPANGOU doit accepter le revers de la médaille et aller vers d’autres horizons. Qu’il aille reprendre son métier initial de formation, la politique n’en est pas un qui puisse être exercé de manière volontaire et permanente. “Faut savoir quitter les choses avant qu’elles ne vous quittent” disait un grand homme d’Etat français.A lui de méditer cette phrase au lieu de cher cher à s’accrocher à la mangeoire.

  6. MOUSSAVOU MAKOUNDI dit :

    En tout cas je ne vois pas beaucoup s’en offusquer.

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