C’est le prisme sous lequel Alexandre Barro Chambrier voit l’affaire liée à la disparition de plusieurs centaines de containers de Kevazingo au port d’Owendo. Le président du Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM) ne manque pas d’accuser, ce mardi, le gouvernement qu’il dit «discrédité et complètement inopérant».

Alexandre Barro Chambrier, le président du RPM. © D.R.

 

Les suspensions de fonctionnaires prononcées récemment par le gouvernement ; l’appel à la démission de celui-ci, adressé aux ministres soupçonnés d’être impliqués dans l’affaire ; la protection à peine voilée d’autres responsables de l’administration publique, à l’instar des autorités portuaires… tous ces faits laissent penser que les autorités gabonaises sont entrées dans une série de règlements de compte qui cache mal la fin d’un règne. C’est, en tout cas, le sentiment d’Alexandre Barro Chambrier qui a réagi, le 21 mai sur sa page Facebook, au «scandale» lié à la disparition de 353 containers au port d’Owendo.

Le président du RPM rend d’emblée responsable le gouvernement de ce qu’il se représente comme un «vaudeville». L’opposant dit, en effet, ne pas comprendre l’initiative gouvernementale visant à écarter de leurs fonctions des agents de l’administration des Eaux et Forêts et ceux de l’administration des Douanes. Il s’interroge : «Comment un gouvernement censé réagir au vu de tous les éléments du puzzle se laisse aller à des déclarations intempestives et des décisions précipitées sans que la justice n’ait pu boucler complètement l’enquête, foulant ainsi comme de coutume la séparation des pouvoirs ?»

Si des internautes s’étaient déjà étonnés de ce que des agents de l’Office des ports et rades du Gabon (Oprag) n’aient jamais été cités dans cette affaire, Alexandre Barro Chambrier ne cache pas également son étonnement du fait que la porte-parole du gouvernement n’ait fait «aucune référence à l’implication de l’autorité portuaire». Or, l’ancien ministre sous Omar Bongo en est convaincu, «ce scandale révèle au grand jour les dysfonctionnements du port d’Owendo en matière de sécurité».

Aussi regrette-t-il qu’à cause de l’empressement du gouvernement à communiquer sur cette affaire, «l’un des ministres [a été] contraint de se défendre face à cette atmosphère de règlement de compte et de fin de règne».

Pour le président du RPM, il existe désormais une «cacophonie» au sommet de l’État. L’opposant doute d’ailleurs qu’il y ait encore une figure d’autorité et une cohésion du groupe, d’autant que «le laisser-faire» semble être devenu la norme. «Ce gouvernement déjà fissuré, après quelques mois seulement d’existence est discrédité et complètement inopérant», juge-t-il.

 
 

4 Commentaires

  1. Paul Bismouthou dit :

    Pourquoi ne prennent-ils pas des kalachinikov chinois pour se canarguer les uns apres les autres, et ainsi le pays Gabon sera en paix !

  2. MOIMEME dit :

    Les Chambrier sont tres mal placé pour donner des leçons à Ali, ton pere a declare publiquement que c’est à cause de lui que Ali est president, en plus de ce la vous avez participle de pere en fils participle au pillage du pays.

  3. Kouto Okou dit :

    Tant que les Gabonais jusqu’au dernier des chefs provinciaux acceptent l’argent pourri qui provient des magouilles des elites, le pays sera pille et restera pauvre.

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