Dans l’objectif de rendre Libreville “un peu plus propre”, Jean François Ntoutoume Emane annonce une opération coup de poing sera lancée dès ce week-end en vue de la destruction de ces marchés anarchiques qui entravent les voiries et les trottoirs de la cité. 

Marchés informels Libreville

Cette énième opération de la mairie de Libreville vise, à la fois, à redonner une certaine image à la ville, mais aussi à sécuriser la circulation des usagers. Il faut reconnaître que l’occupation illégale des espaces publics par les commerçants est permanente et constitue parfois une véritable nuisance pour les usagers. En outre, cette situation est également à l’origine de nombreux embouteillages constatés dans la ville.

Les artères de la ville, principalement au niveau des grands carrefours et échangeurs constituent,  pour les commerçants, des espaces stratégiques pour écouler leurs produits. Comme on peut l’observer aux abords des échangeurs de Nzeng-Ayong, Charbonnage, IAI, des petits marchés se sont créés, au grand dam de toutes les mesures déjà prises par la municipalité et le ministère de l’Intérieur.

Si les uns ont réussi à s’installer dans de véritables marchés comme Nkembo, Mont-bouet ou Nzeng-Ayong, l’espace y est si petit que  par moment,  les commerçants occupent les trottoirs et repoussent les piétons sur la chaussée.

La mairie de Libreville semble donc avoir décidé de lancer une opération «coup de poing», la énième du genre, pour essayer de réguler cette situation. La dernière opération de cette envergure ayant été la destruction, il y a quelques semaines, du marché de la Peyrie.

Dans l’expectative de ce ‘’coup de poing’’, les commerçants des abords du marché de Nkembo ne savent plus à quel saint se vouer. Du coup,  ils sollicitent la clémence des autorités et proposent la mise en place d’un délai suffisant pour pouvoir se retourner.

Cela ne semble pas émouvoir le Directeur général des Marchés, Julien Florian Assoumou Akoué qui leur a répondu : «ce n’est pas une situation noble dans la mesure où ces anarchistes qui s’installent çà et là ne participent pas à l’image que le Maire de la ville de Libreville veut donner à notre capitale. Plus loin les autorités gouvernementales, qui, depuis un temps ont pris l’initiative heureuse de pouvoir déguerpir les occupations anarchiques du domaine publique».

Profitant de l’occasion, il a tenu à informer les concernés de cette opération à venir : «Je voudrais informer les uns et les autres que d’ici la fin de la semaine, nous allons reprendre l’opération de destruction des occupations anarchiques dans la capitale gabonaise. La plupart du temps, les gabonais semblent mettre un accent sur la situation économique et sociale qui favoriserait ce phénomène selon certaines analyses. Mais il n’est pas question pour l’édile et son équipe de laisser un seul commerçant sur le trottoir», a-t-il renchéri. Ce qui apparaît comme un fin de non recevoir.

La mairie centrale déclare n’avoir pas encore statué sur les sites sur lesquels les opérations seront lancées. A terme, la mairie envisage de racheter les marchés privés de la ville  afin de mieux organiser ce secteur, avec la perspective de construire et de rénover ceux déjà existant.

Et pour les poubelles qui encombrent les rues, attirant rats et maladie, une opération coup de poing est-elle prévue ?

 
 

2 Commentaires

  1. Citoyen libre dit :

    Avant de procéder aux déguerpissements il faut que l’on aménage dabord des zones claires pour installer les commerçants.

  2. Un jeune dont la voix devrait compter dit :

    J’ai 18 ans je suis un jeune étudiant, et je pense qu’ils ont d’autres problèmes à régler que De chasser de pauvres commerçants dans la précipitation, les populations ne s’en plaignent guère, les embouteillages peu important que ces commerçants soient là ou non il Y’en aura toujours….

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