Trois jours après l’intervention du président de la République, Ali Bongo Ondimba, devant le Congrès du Parlement, les partis de la Majorité républicaine pour l’émergence vont tenir un meeting ce samedi 15 septembre 2012, au Jardin botanique de Libreville. Une rencontre qui vise, selon eux, à éclaircir les points défendus par le chef de l’État devant les députés et sénateurs.
Gabonreview.com - Faustin Boukoubi, secrétaire général du Parti démocratique gabonais, (PDG) - © Site officiel Faustin Boukoubi
Le vendredi 14 septembre déjà, un communiqué du secrétaire général du Parti démocratique gabonais, (PDG), Faustin Boukoubi, annonçait les réunions respectives du Comité permanent du bureau politique et du Bureau politique de ce parti. Des séances de travail de cette formation politique, chef de file des partis de la Majorité, qui se dérouleront sous la houlette du président de République Ali Bongo Ondimba.
Ce meeting au Jardin botanique, avec la présence du chef de l’État si on en croit Gabon Télévision, médiatisé deux jours avant sa tenue, est annoncé comme un «grand rassemblement» dont l’objectif premier est d’accentuer le soutien à l’action du numéro un gabonais et, en second lieu, d’édifier et d’expliquer à la population le discours tenu par Ali Bongo Ondimba devant les parlementaires. Un propos qualifié d’allocution de rupture: «Rupture avec ce qui n’a pas bien fonctionné, rupture avec ces vingt dernières années de marche à reculons (…) Nous devons nous défaire des pesanteurs du passé et nous orienter résolument vers notre destin commun qui nous impose de réussir», a en effet clamé Ali Bongo Ondimba devant le Parlement.
Dans ce discours de plus d’une heure, il a rejeté l’idée de l’organisation d’une Conférence nationale souveraine, tout en défendant les idées de dialogue sélectif, de tolérance, de patriotisme et de paix. Il a également mis l’accent sur la dénonciation du tribalisme qui gagne du terrain dans le pays et abouti désormais sur la stigmatisation de certaines ethnies au profit des autres.
Le meeting de ce samedi intervient une semaine jour pour jour après que les partis de l’opposition se soient retrouvés à Mouila dans la province de la Ngounié où ils ont décidé de la création de l’Union des forces du changement (UFC), qui entend constituer un bloc solide face au pouvoir.
Pour de nombreux observateurs, il s’agit simplement d’une contre-attaque du camp au pouvoir, au regard des multiples sorties effectuées par l’opposition gabonaise ces derniers temps. Ironisant, certains se demandent sous cape si le PDG et ses alliés ont demandé une autorisation au ministère de l’Intérieur avant d’organiser ce meeting sur la place public. Une manière de faire référence au meeting de l’ex-Union nationale qui a tourné à l’émeute le 15 août 2012.

 
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0 Commentaires

  1. Le Trés Respectable Frère dit :

    Un vrai mélange de genre! Ali BONGO est il le Président des Gabonais ou de certains gabonais? Il va assiter à un meeting des partis de la Majorité. Mais a t-il pris la mesure de sa fonction? Il n’est pas le président du PDG mais du Gabon, à moins qu’il veut nous faire clairement comprendre que le PDG et ses alliés c’est le Gabon. Dan ce cas, nous ne sommes pas encore sortis de l’auberge du monopartisme. Dans les pays démocratiques, c’est le SG du parti et le Premier ministre qui animent les activités politiques du parti. Le président ne doit en rien se meler de tous ca! Il doit etre au dessus de la melée. Cet article me confirme qu’il est partisan et que notre pays est véritablement confisqué.

  2. Homme Intègre dit :

    Ô stupidité quand tu nous tiens. C’est grave quand les intestins tiennent en laisse la cervelle que pouvons nous quand la dignité, et l’honneur deviennent des vils mots.Pitié de voir des intellectuels soutenir des inepties de leur chef. Oui à l’immigration choisie et non à l’invasion des brigands, si l’oncle Sam l’adopte ce n’est pas un orteil (Gabon) de ce dernier qui dérogera à cette règle. Franchement.Seul des ignares ne peuvent assister à ce genre de messe de débiles. Un proverbe fang dit quand une dent(Ali) est cariée c’est toute la bouche (PDG) qui l’est et produit une mauvaise haleine(militants tapageurs) c’est dommage.

  3. Augustine mazoka dit :

    Sans pour autant defendre le PDG-d’ailleurs je n’en fais pas parti. Mais faudrait que les Gabonais comprennent qu’aucun pays au monde ne peut tolerer une manifestation politique-fut elle une marche hautement pacifique-a deux jours de la celebration de sa fete nationale. Mais les opposants etaient a Mouila,qui les a interdit? Personne. Ils seront aujourd’ui a la chambre de commerce a la meme heure que la majorite. Qui les a interdit? Personne. C’est en definitive vous dire qu’evitons certains comportements parfois etranges.

    • steevens dit :

      Très chère augustine !
      Es tu sure de ce que tu dis? Car selon Maganga Moussavou DANS LE JOURNAL ECHO DU NORD s’il n’y avait pas eu menace de ce dernier envers le ministre de l’intérieur et bien il n’y aurai pas eu cette convention car le MAIRE DE LA COMMUNE DE MOUILA avait catégoriquement refusé de cèder la salle des fêtes de cette commune…Pourquoi y a t il eu aussi ce même jour une contre convention? Pour y a t il eu toujours à Mouila une arrivée massive des jeunes venant de Libreville pour une marche de soutien ? Comme quoi même si tu ne défends pas le PDG , essaie de te procurer les faits réels . Par ailleurs nul n’interdit le jour de la fête de l’indépendance d’organiser des meetings , à plus forte raison faire une marche hautement pacifique deux jours avant cette fête de l’indépendance. Sincères salutations

    • Le Vrai Makaya dit :

      à Augustine mazoka, un meeting est différent d’une conférence de presse, d’un atelier. A Mouila, ce n’était pas un meeting; à la Chambre de commerce, ce ne sera pas un meeting. Cocotier et jardin botanique, voilà les meetings. Reconnaissez tout de même que ceux qui représentent l’autorité en ce moment en font un peu trop. C’est pas normal du tout. laissez les gens s’exprimer!

    • Le citoyen libre dit :

      @ Augustine mazoka,
      lorsqu’on mene un combat ce n’est pas l’adversaire qui impose le type d’arme ou de strategie. Si l’opposition a choisie cette date c’est pour denoncer le manque de democratie. Et tu remarqueras que toutes actions posees par l’opposition commence a apporter les fruits. Exemple La biometrie est une exigence de l’opposition

  4. Mackossocabrimort dit :

    Mais de quel tribalisme parle Ali vraiment? S’il s’agit d’indexer une ethnie en l’occurrence les Fangs. Faites un recesencement dans chaque village woleu-ntemois si vous ne trouverez pas un neveu dont le père est d’une autre ethnie. La preuve, le SG du PDG qui est fervent défenseur de cette doctrine TSF (TOUT SAUF LES FANGS)sa défunte épouse décédée en 1998, paix à son âme, n’était elle pas native de Bitam cadette du Fondateur du Collège Saint Georges, franchement, il n’y a des gens qui oublient vite le passé, Louembé votre femme est elle nzébi ou fang native de Minvoul et plus précisément d’EBOMANE. Arrêtez vos conneries d’accuser une ethnie des maux dont elle n’est pas responsable, tous ces ministres sans exception ont des maitresses fangs. Toutes les ethnies ont pillé le Gabon à certains niveaux mais le comble ce sont certains individus de chaque ethnie qui l’ont fait. Ali je te préviens déjà que le Gabon ne sera jamais le Rwanda ou le Burundi si c’est ton idée. Le peuple vivra toujours en harmonie sa diversité culturelle et non celle que tu veux imposer aux gabonais par la force. Niet

  5. Le Citoyen libre dit :

    « certains se demandent sous cape si le PDG et ses alliés ont demandé une autorisation au ministère de l’Intérieur avant d’organiser ce meeting sur la place public. »
    On ne demande pas d’autorisation pour lorsque le ministre est fait partie des organisteur du meeting

  6. CLG dit :

    Obligé de payer 25,000 à 50,000 CFA pour avoir des gens au meeting; sans oublier les éternels distribution de t-shirts, casquettes, ailes de dindon, etc. La politique de l’achat de conscience et de la corruption que veut nous montrer en exemple le PDG, nous n’en voulons plus! Ils ont vendu la honte aux chiens depuis kalakala!!

  7. Maixent Boukoubi dit :

    Le PDG dénonce la montée du tribalisme ? mais qui firige ce pays depuis 1967 ? Qui a fait écrire dans nos actes de naissance la mention « coutume » pour indiquer à quel groupe ethnique appartiennent le père et la mère de l’enfant ? Aujourd’hui encore, qui a la « majorité » à l’assemblée nationale ? Qui dirige le gouvernement ? Qui peut modifier la structure des pièces d’état-civil ? N’est-ce pas le PDG ? C’est à croire que ces gens ne connaissent pas leur responsabilité… Si le tribalisme gagne du terrain, cela signifie que la politique du PDG sert de terreau à ces idées-là…
    Par ailleurs Ali Bongo a évoqué la toélance devant les parlementaires, allant jusqu’à faire comme eis le peuplement du Gabon est comparable à celui des USA. On va rappeler à Ali Bongo que c’est le PDG qui initie et vote mécaniquement toutes les révisions constitutionnelles. Or, que dit la constitution ? En son article 10, la constitution voulue et votée par le PDG dit :  » Toute personne ayant acquis la nationalité gabonaise ne peut se comporter comme candidat à la Présidence de la République. Seule sa descendance ayant demeuré sans discontinuité au Gabon le peut, à partir de la quatrième génération ». N’y a -t-il pas là consécration de la logique de race pure ? Soiuvenons-nous que si à la première génération on est 100% étranger, à la deuxième on l’est à 50%, à la troisième à 75 et à la quatrième à 87,5, presque 100%. On est bien là en face de la logique de race pure, fondement de la théorie nazie. Chacun peut apprécier ici les risques que le PDG fait courir au Gabon en maniant de telles notions dans le dos du peuple. Donc quand Billié By Nzé vient raconter n’importe quoi à la télévision en affirmant que certains compatriotes ont introduit la notion de « pureté ethnique » dans le débat national, qu’il se souvienne que c’est plutôt le PDG qui l’a fait…. On voit bien là que, comme tous les émergent, Billié By Nzeé et Ali Bongo son maître parlent de choses qu’ils ne maîtrisent pas….

  8. Nlaqui dit :

    Ali Bongo doit faire voter une loi stipulant que le president de la republique ne peux pas faire plus de deux mandats de 5 ans; en clair, le president de la republique ne peux se representer qu’une seule fois, apres un mandat de 5 ans. C’est ce qu’attendent les Gabonais. Si Ali ne fait cela’, il va devenir a mes yoeux (et aux yoeux de Gabonais), tres suspect, et je ne serai plus d’accord avec ses « gesticulations ».

    • Le citoyen libre dit :

      @ Nlaqui
      Vue le niveau dans lequel se trouve le Gabon je crois que qu’il faut au plus deux mandats de 5 ans non renouvelable et peut quand le gabon aura atteind un bon seuil de developpement que l’on poura limiter a un mandat de 5 non renouvellable parce les defits ne seront insurmontables en 5 ans pour un chef d’etat serieux.

  9. Nlaqui dit :

    @ Le citoyen libre; je suis d’accord avec toi. Il ne faut pas qu’ali essaye de se maintenir au pouvoir indefinitivement, car s’il agit ainsi, je vais commencer a’ croire que tout ce qu’on raconte sur lui est vrai.

    • Guy Massard dit :

      @Nlaqui et Citoyen libre. Mais, lors de la révision constitutionnelle il a prouvé qu’il veut mettre au moins 30 ans au pouvoir. Si tel n’était pas le cas, il aurait demandé aux godillots de l’assemblée de modifier les dispositions sur la durée du mandat et le mode d’élection

  10. Nlaqui dit :

    Il ne peut pas mettre 30 ans au pouvoir; c’est inaceptable. Il a ete’ « elu » en 2009 et on en a pris acte. Au plus tard en 2019, il faut qu’il s’en aille, et c’est clair. Mais il ne faut surtout pas qu’en 2019, quant ali aura termine’ pour de bon son mandat, qu’il soit remplace’ par mba obame’; non a’ mba obame’, non a’ lui. Il faut trouver une autre personne pour remplacer ali en 2019.

    • Le fils de la Veuve dit :

      @Nlaqui. Mais si le peuple rechoisit Mba Obame comme en 2009 et que cette fois-là dame Mboranstuo comprend que la souveraineté appartient aux gabonais et pas à elle ? Que ferez-vous dans ce cas ? Ne soyez pas comme les Bongo qui croient faire le bonheur d’un peuple contre lui…. Si le peuple vote Ali Bongo je m’inclinerai mais tant que ce sera la copine de son papa qui le désignera et pas les Gabonais, je le combattrai

  11. CLG dit :

    Qui a la preuve hors de tout doute que Ali a été élu? Il n’y a jamais eu des élections normales au Gabon. Nous devons remettre les institutions à plat et faire voter une nouvelle Constitution par référendum. Si Ali se sent capable, il viendra affronter les autres sur les bases claires et transparentes; pas de coup d’état électoral qui prend en otage la CENAP, sous la complicité de la Cour constitutionnelle de la mère adoptive d’Ali Bongo. Il faut arrêter ce désordre. Tant qu’on est dirigé par des gens sans scrupules et prêts à tripatouiller le vote pour se maintenir au pouvoir, il n’y aura aucune émergence et aucun développement au Gabon! Le développement ce n’est pas construire des petits bouts de route et des ponts inachevés; des stades de foot ou des groupes d’animation kounabélistes… Sans liberté, justice, éducation, santé, respect des droits humains, démocratie pluraliste et transparence, institutions fortes dépourvues d’allégeances flagrantes pour un dictateur (même déguisé), nous n’irons nulle part!

  12. Jean dit :

    Pendant que vous occupez des événements. Passes , nous courrons vers l’émergence , prière de nous suivre. Place n’est plus aux discours. Mais à l’avancement du gabon comme le fait Ali bongo.

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