Se réclamant de l’opposition, la Plateforme des groupements et partis politiques de l’opposition (PG41) estime qu’il est temps que le pouvoir organise un autre dialogue inclusif et déclare la vacance de pouvoir du président de la République.

Ndong Asseko (à droite) lisant le rapport des travaux. © Gabonreview

 

Réunion des leaders de la PG41. Et, son bureau exécutif provisoire. © Gabonreview

Faisant lecture du rapport final de l’assemblée générale de la Plateforme de groupements et partis politiques de l’opposition (PG41), tenue le 9 mars dernier à Libreville au siège du Rassemblement pour l’alternance pacifique et l’indépendance démocratique (Rapid), Jean Pierre Ndong Abessole a d’emblée évoqué l’absence prolongée du territoire national du président de la République, pour des raisons de santé. Le premier porte-parole et président de Cause commune pour le développement du Gabon (CCDG) a déploré l’attitude, jugée irresponsable, du gouvernement qui se prêterait à des mises en scène grossières n’apportant aucune preuve convaincante sur les capacités réelles du président de la République à assumer les charges de sa fonction.

Répondant au Porte-parole de la présidence qui, lors de sa dernière conférence de presse, soulignait que toutes les institutions fonctionnent correctement, Ndong Asseko a indiqué y opposer «le réalisme et la responsabilité». Estimant que «la situation est bien plus grave», il s’est étalé sur la mauvaise passe économique, sociale et politique que traverse le Gabon et laisser entendre que «cette situation, qui interpelle de nombreux Gabonais, a suscité des prises de parole de certains leaders politiques qui ont montré l’urgence d’un dialogue politique inclusif».

Et Ndong Asseko d’interpeller le Premier ministre qui, lors de son discours de politique générale à l’Assemblée nationale, a évoqué le besoin d’un dialogue. Le leader du Rapid a apostrophé d’autres détenteurs du pouvoir qui, selon lui, ne doivent pas se contenter de dire «qu’il faut qu’on se parle. Car, ils ont la responsabilité d’être concrets et pratiques pour ne pas s’en tenir qu’aux paroles».

Dans le rapport final de ses travaux, la PG41 tient les tenants du pouvoir pour responsables de l’aggravation de la situation générale du Gabon. Elle pense donc qu’il est temps que le pouvoir prenne ses responsabilités pour initier le dialogue souhaité et déclarer la vacance du pouvoir dans la mesure où le président de la République ne peut plus respecter le serment disposé par l’article 12 de la Constitution.

 
 

1 Commentaire

  1. piouf dit :

    soyons uni autour de cette question “de vacance du pouvoir”

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